Le recours à l'externalisation cristallise la rencontre de deux cultures managériales distinctes. Dans le secteur de la sécurité et de la défense, l'externalisation prend la forme d'une coproduction public-privé caractérisée par des résistances qui lui sont propres. Par le passé, l'attachement à l'intérêt général de la personne publique a nourri une méfiance de principe envers les opérateurs privés qui a longtemps bloqué le développement de toute relation d'affaires public-privé. Aujourd'hui, les termes du débat relatif à l'externalisation se sont apaisés. Les agents de sécurité privée, les policiers municipaux, les policiers nationaux, les gendarmes et les militaires des trois armées, sans oublier les industries de défense ni les acteurs de la cybersécurité, sont vus comme les maillons d'une même chaîne de sécurité. Mais la volonté de coopérer n'est jamais qu'un premier obstacle de franchi. Pour un ministère régalien, le recours au secteur privé ne s'improvise pas. C'est une décision lourde qui doit procéder d'une stratégie d'ensemble, résultant elle-même d'un projet politique pour la sécurité du pays. Dans un contexte où le recours à l'externalisation est appelé à se généraliser, cet ouvrage éclaire les modalités de la coopération public-privé au temps du continuum de sécurité nationale.
L'amour est un rêve communément désiré, une énergie aussi. Dans un temps de troublante fragilité du lien social, quand le monde vit entre l'individualisation et l'inquiétude, l'amour se trouve bouleversé, voire malmené. Hommes et femmes s'interrogent et se construisent sans repères, ayant déserté les utopies et rejoint sans plaisir un monde fragmentaire en déliaison. Pourtant, l'amour se loge parmi tous les interstices du social ; il invente et détient le pouvoir de faire vivre entre soi et ensemble. S'il s'accomplit, il ajoute au monde, s'il s'absente, il organise d'infinies séparations. Pour Sept images d'amour, six personnalités aux écritures et aux approches spécifiques ont choisi une image emblématique de ce qui leur semblait être demande d'amour. Unies par des engagements intellectuels ou artistiques dans la cité, elles entrent dans les multiples formes de bonheurs et d'espoirs tentées en amour, ainsi que dans les chemins du manque ou de la perte. Entre l'amour et la vie du monde, le lien est fort et essentiel. C'est ce que ce livre tente d'exprimer.
Ce livre aborde 4 thèmes : les 3 rouages / le financement / la régulation de l'activité économique et les principaux déséquilibres économiques, illustrés de schémas et de dessins. Chacun est suivi d'une réflexion qui suscite le débat. En permettant une meilleure compréhension des mécanismes économiques fondamentaux, cet ouvrage facilite l'analyse des relations entre les agents économiques et offre une grille de lecture simple mais jamais simpliste des phénomènes économiques.
Pour s'enrichir, les Etats tissent entre eux des relations économiques de plus en plus étroites et s'échangent marchandises et capitaux. C'est par les échanges qu'ils construisent ce qui est communément appelé l'économie internationale. L'économie mondiale est le reflet des stratégies économiques de chacun des Etats du monde, même si certains sont peu ouverts au commerce extérieur. De ce fait, nous autres citoyens sommes les principaux acteurs de la mondialisation. Par nos actes économiques, nous bâtissons l'économie internationale au quotidien, souvent sans en avoir vraiment conscience ni comprendre les enjeux d'un phénomène que nous jugeons souvent complexe et lointain. Combien de fois entendons-nous dire : "on n'y peut rien, c'est à cause de la mondialisation" ? L'économie mondiale semble nous échapper, alors même que nous en restons les principaux protagonistes. Fidèle à sa démarche pédagogique, l'auteur entend mettre l'économie internationale à la portée de tous. L'ouvrage se découpe en quatre thèmes illustrés de schémas et de dessins, chacun d'eux étant suivi d'une réflexion économique interrogeant le lecteur. En permettant une étude des mécanismes économiques internationaux, cet ouvrage facilite la compréhension des relations économiques qui se nouent entre les Etats et propose une analyse accessible à tous !
Résumé : On dit d'eux qu'ils sentent la poudre, qu'ils partent tôt et qu'ils rentrent tard. On dit d'elles qu'elles ont de la poigne, qu'elles sont déterminées et qu'elles ne lâchent jamais. En un mot : ils et elles sont flics. Les flics ne laissent personne indifférent. Parfois controversés, renfermés, ou même détestés, ils sont aussi avenants et attachants, voire même captivants. Ils s'appellent Jean-Louis Fiamenghi, passé parla BRB, la BRI et le RAID ; Martine Monteil, première femme à diriger le 36, la mythique PJ parisienne ; Charles Pellegrini, qui met derrière les barreaux le gang des Lyonnais ou encore Patrick Henry ; sans oublier Denis Favier, patron du GIGN à Marignane en 1994... Ils ont géré des prises d'otages, arrêté Mesrine ou Guy Georges, neutralisé les frères Kouachi, été en charge de la protection de nos présidents de la République, mené les assauts de l'Hyper Cacher et du Bataclan, entre autres. Dans ce récit, adapté d'un podcast BFMTV à succès, Guillaume Farde interviewe des femmes et des hommes de passion pour qui être flic, c'est avant tout un état d'esprit. Leur vie n'a rien d'ordinaire et ils nous la racontent au fil des pages.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.