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L'histoire de la justice française de la Révolution à nos jours. Trois décennies de recherches
Farcy Jean-Claude
PUF
22,90 €
Épuisé
EAN :9782130519812
Cet ouvrage fait le point sur les travaux réalisés en matière d'histoire de la justice française contemporaine (1789-2000) pendant les trois dernières décennies. Il souligne l'essor récent et important de la recherche en ce domaine, en liaison avec la montée en puissance du pouvoir judiciaire da la société actuelle et les nouvelles préoccupations des historiens, plus sensibles aux marginalités, aux rapports sociaux et aux conflits. L'analyse de plusieurs milliers d'articles, communications et ouvrages parus sur la question, permet de souligner les acquis : histoire de la criminalité, histoire des prisons et des pénalités, histoire des répressions politiques, histoire du personnel et des institutions judiciaires ont été très largement explorées. Elle montre également que cette histoire de la justice s'est développée dans un contexte intellectuel et social qui a déterminé ses orientations et rend également compte de ses lacunes. Si les travaux sont très riches pour le XIXe siècle, particulièrement avant les années 1880, le premier XXe siècle reste largement à découvrir. L'exceptionnel et le spectaculaire ont souvent été privilégiés : on a plus étudié le pénal que le civil, le crime que le délit la violence que le vol, la prison que l'amende, les juges notables que les juges de paix, les juridictions d'exception que les tribunaux de droit commun faisant le quotidien du travail de la justice. La jeunesse de cette histoire de la justice explique l'aspect de conquête d'un " territoire " nouveau au détriment d'une réflexion sur les concepts et les problématiques permettant de mieux relier cette histoire à celle de la société française dans son ensemble : le livre plaide en faveur d'une approche plus globale de l'histoire de la justice.
La profession d'avocat qui a connu depuis quinze ans de profondes évolutions peut nourrir la réflexion sur ses mutations d'une meilleure connaissance de son histoire récente. Si des travaux historiques de qualité ont été conduits dans les deux dernières décennies, de nombreux questionnements restaient dans l'ombre. Ce livre, grâce à une recherche rnenée sur le barreau de Nantes au XXe siècle, verse de nouvelles pièces au dossier. En ouvrant au chercheur la totalité de ses archives, le barreau devient alors un véritable laboratoire pour observer et analyser les nutations de la profession d'avocat au cours du siècle dernier. La quête des hommes et des femmes concrets et réels est à l'origine de cette étude. La reconstitution minutieuse d'un demi-millier de biographies individuelles met à jour le lien social qui fait exister les avocats en tant que groupe. Ainsi, peut-on distinguer les phases de rayonnement, de repli et de sursaut qu'ils traversent entre la fin du x(x'' siècle et les années 1970. La détermination des origines socioprofessionnelles des avocats éclaire également l'évolution de la composition sociale du barreau et met l'accent sur le poids de l'héritage grâce à une réflexion sur la démocratisation et sur la méritocratie. La seconde ambition de ce travail fut de mener une réflexion approfondie sur l'adaptation des avocats aux transformations du droit et de la société. La recherche sur les carrières, le noviciat, la déontologie, la considération portée aux contentieux, la lutte contre la concurrence ou encore la défense collective des intérêts, permet de mieux comprendre comment les avocats envisagent la réforme de leurs pratiques et de leurs structures professionnelles, et dans quelle mesure ils participent à l'évolution du droit.
Le lieutenant-colonel Louis Larrieu affirmait en 1922 que "l'unification de la police n'est pas une question urgente; si elle était résolue, elle marquerait la désagrégation et, probablement, la fin du corps de la gendarmerie". En extrapolant les propos de cet officier, on pouvait interpréter le rattachement de l'arme au ministère de l'Intérieur, en 2009, comme le début du compte à rebours de la dissolution d'une institution apparue en 1791, peu avant la recréation d'un corps de commissaires de police. Cette réforme cardinale invoquait d'ailleurs la nécessité de mutualiser les moyens et d'apaiser des relations entre gendarmes et policiers marquées, depuis la période révolutionnaire, par un antagonisme irréductible. L'étude des rapports entre ces deux corps sous la Troisième République contredit pourtant l'image d'une guerre des polices. Sans doute les incidents ont-ils fait couler plus d'encre dans les archives que le cours apaisé des collaborations aux facettes multiples en matière de maintien de l'ordre ou de police judiciaire. Mais, dans les faits, les gendarmes et les policiers sont plus étroitement et structurellement complémentaires qu'on ne l'imagine. Leurs accords officiels ou leurs arrangements officieux organisent même un véritable partage de la sécurité publique. Leurs relations complexes sont ici retracées à plusieurs échelles : municipale, cantonale, départementale, nationale et même européenne. Et pour mieux comprendre comment travaillent ensemble les représentants d'une force publique duale, on a porté la même attention aux épisodes routiniers de coopération et aux événements criminels exceptionnels, comme l'affaire Vacher ou la lutte contre la bande à Bonnot.
Résumé : Comment établir l'identité criminelle de Paris sur le long terme ? La ville fait-elle vraiment corps avec les larrons de la cours des miracles, avec les escarpes de la monarchie de Juillet, avec les apaches de la Belle Epoque ou les caïds des années 1930 ? L'enquête débute au milieu du Moyen-Age et s'achève aujourd'hui. Au crime s'ajoutent les agressions, les atteintes aux biens, les délits en général. Ville ouvrière, Paris a longtemps été une fourmilière où le vol, l'altercation et la rixe étaient monnaie courante. Le départ des classes populaires vers les banlieues a fait surgir une autre géographie mais, tandis que la courbe des homicides est en constante décrue, voyous et criminels parisiens à l'ancienne sont devenus, par un étonnant retour des choses, des figues familières de l'imaginaire urbain.
Résumé : Vacances, sport, repos, congés payés... Quand et comment se sont créés les usages modernes du temps libre ? Comment le désir de voyage, la soif d'aventures et de sensations nouvelles, les divertissements de la foule, le besoin de quiétude et de découverte de soi se sont-ils combinés à l'accélération des rythmes de vie ? Telles sont les questions auxquelles entend répondre cet ouvrage conçu et coordonné par Main Corbin, avec des contributions de Julia Csergo, Jean-Claude Farcy, Roy Porter, André Rauch, Jean-Claude Richez, Léon Strauss, Anne-Marie Thiesse, Gabriella Turnaturi et Georges Vigarello.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein