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Internet et le droit d'auteur. La culture Napster
Farchy Joëlle
CNRS EDITIONS
22,30 €
Épuisé
EAN :9782271061294
2001 : les majors du disque ont eu raison du site gratuit d'échange de fichiers musicaux Napster. Pour n'avoir pas respecté les règles du copyright, celui-ci doit s'incliner devant la justice américaine, laissant des millions d'internautes orphelins. Mais les successeurs de Napster, plus astucieux, plus performants encore, symbolisent toujours le rêve, grâce à Internet, d'une autre forme d'accès au savoir et à la culture. Face à la gratuité et à la liberté d'utilisation revendiquées, la propriété intellectuelle fait figure d'obstacle emblématique. Comment en effet favoriser l'accès universel au savoir et à la culture, dans un monde où les informations circulent de plus en plus vite, tout en garantissant la pérennité et la diversité des créations et productions futures ? La question n'est pas purement juridique ou commerciale, mais aussi éthique et politique ; il s'agit de savoir qui doit profiter de la société de l'information et pour quoi faire Dans le contexte actuel, la propriété intellectuelle ne mérite ni surplus d'honneur ni indignité et ceux qui pensent qu'il suffirait de la renforcer pour limiter le copiage ou de l'abolir pour favoriser le libre accès se trompent lourdement de combat. Le véritable combat est d'apprendre à gérer la gratuité en trouvant des formes de financement diversifiées et de préserver la liberté d'accès en limitant les excès de la concentration économique. Car il ne semble pas que l'abandon pur et simple de la culture à la logique marchande puisse aboutir à un nouvel équilibre. Dans une configuration radicalement nouvelle, les formes de régulation se doivent d'évoluer mais seules des instances politiques fortes pourront faire coexister pluralisme et culture pour tous.
Dans un marché de l'art en plein essor, la mondialisation des échanges s'accompagne d'une forte concurrence entre les différentes places de marché. Introduit pour la première fois en France en 1920, le droit de suite est une forme particulière de droit d'auteur réservée à la revente sur le second marché d'oeuvres d'arts graphiques et plastiques. Progressivement étendu à de nombreux pays, il n'a cessé cependant d'alimenter fantasmes et polémiques en raison de ses effets négatifs supposés notamment en terme de délocalisation des transactions. Les places européennes les plus actives comme Londres ou Paris ne subissent-elles pas, en appliquant le droit de suite, une perte d'attractivité au profit de New-York ou Shanghai leurs principales rivales ? L'ouvrage propose de répondre à cette question tout en soulignant l'importance des difficultés méthodologiques rencontrées. Des analyses empiriques originales complètent une revue des arguments économiques couramment avancés. Au terme de ce travail, le choix du lieu de vente d'une oeuvre d'art apparaît largement déconnecté de l'existence du droit de suite. De multiples facteurs jouent sur la localisation des transactions, l'émergence de nouvelles places de marché ou le déclin de celles historiquement dominantes. Toutes, à leur manière, conservent de fortes spécificités locales.
En 1937, André Malraux conclut son Esquisse d'une psychologie du cinéma par cette formule: "Par ailleurs, le cinéma est une industrie". Contrairement à la plupart des autres arts, le cinéma est fondé sur ce lien inextricable entre création et argent. S'il produit parfois des chefs-d'oeuvre, il s'est développé dès l'origine dans une logique de compétition acharnée entre quelques groupes industriels et en faisant appel à des techniques onéreuses. Aujourd'hui, cette industrie culturelle, soumise à la pression de l'internationalisation et de la concentration économique, doit préserver la diversité inhérente à toute création artistique. En analysant les tensions entre les phases de création d'un prototype, les processus industriels de fabrication et de diffusion, cet ouvrage met en relief les nombreux paradoxes de l'industrie du "septième art". Biographie de l'auteur Joëlle Farchy est maître de conférences à l'Université Paris II et membre du centre de recherche Matisse (CNRS-Paris II).
Les livres, les films, les œuvres musicales ne sont pas des marchandises comme les autres qui peuvent être livrées aux lois du marché. Tel est du moins le présupposé qui fait l'objet d'un large consensus en France depuis l'invention du terme " exception culturelle ". A partir du milieu des années 80, et surtout lors des renégociations du GATT en 1993, la France a tenté d'exporter à l'ensemble des pays de l'Union européenne sa conception, devenue symbole de résistance. Constamment remise en cause depuis, l'exception culturelle est-elle finalement un leurre, un combat d'arrière-garde dans lequel la France est condamnée à rester isolée ? A travers un regard d'économiste, cet ouvrage tente d'éclairer plus précisément les transformations et les enjeux de ces secteurs artistiques. L'irruption du numérique, notamment, bouleverse les étapes traditionnelles de la production et crée une nouvelle filière, celle du multimédia. L'interdépendance accrue entre les phases purement industrielles et celles de la création artistique impose une logique qui va à l'encontre de l'idée d'exception culturelle. Mais de manière éminemment plus politique, cette volonté hexagonale laisse entendre que la culture française - et plus largement européenne - a une dimension symbolique dépassant largement son poids dans le PIB et qu'elle doit être préservée de la culture américaine dominante. C'est le défi qui est lancé dans le cadre de la construction d'une Europe culturelle et politique.
« Choc des civilisations », « Djihad versus McWorld », « exception culturelle »: c?est ainsi qu?est abordé à partir du milieu des années 90 le rôle de la culture dans les affaires mondiales. Depuis lors, les questions identitaires, donc culturelles, se sont imposées partout avec une acuité nouvelle, comme en témoignent les craintes suscitées par l?élargissement de l?Union européenne, l?affaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois ou le débat sur l?identité nationale en France. La mondialisation culturelle modifie les conditions dans lesquelles se déroulent les interactions entre les sociétés et leurs cultures. Dans la sphère médiatique globalisée, de plus en plus soumise à la logique économique, c?est aussi la maîtrise des symboles qui se joue, c?est à dire la structuration des imaginaires. Du coup, la différence entre les valeurs, les visions du monde et les modes de vie acquièrent une importance décisive. La question la plus importante que pose la mondialisation n?est pas celle de savoir comment commercer davantage, mais plutôt de décider comment vivre ensemble à l?échelle planétaire avec des différences culturelles qui ne cessent de se renouveler. Cet ouvrage situe les enjeux géoculturels dans une perspective stratégique. Il propose de les inclure, sur le même pied que les enjeux géopolitiques et géoéconomiques, dans la gouvernance mondiale que le système international actuel ne suffit plus à assurer. Les politiques nationales, indispensables pour gérer les conséquences de la mondialisation, ne pourront être efficaces que si des entités géoculturelles s?instituent comme ères d?interactions culturelles privilégies. L?Europe des cultures, la Francophonie et l?IbéroAmérique, notamment, pourraient constituer des laboratoires du pluralisme culturel mondial et des alternatives crédibles à la perspective des chocs de civilisation.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.