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Amadou Koné. L'écriture ivoirienne entre narration et traditions
Fandio Pierre
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782296091047
Comme engagement, l'écriture est indéniablement un moyen de refaçonner le monde. En tant que travail sur les mots et sur la syntaxe, par le parti pris du beau qui lui est consubstantiel, elle devient un véritable atelier verbal, une façon de repenser la langue et de la réinventer. C'est dans cette optique qu'il faut lire ce remarquable essai de Pierre Fandio, une analyse congruente des techniques d'écriture de l'oeuvre, procédés qui, selon le mot très juste de Roland Barthes, sont les seuls à faire d'un texte un discours littéraire. Par l'emploi récurrent de la scène dialoguée, plus fréquente que la scène narrativisée, par exemple, le romancier, caché derrière le narrateur, exalte les vertus du dialogue cher à la palabre africaine. Ce message, distillé au narrataire, instance chargée de capter l'histoire, est en réalité, destiné au lecteur, qui est un être de chair et de sang, susceptible d'agir sur la communauté des vivants. De la sorte, l'artiste, qui est aussi un citoyen du monde, suggère aux hommes qui dirigent ces univers fictifs autant que notre monde réel que le dialogue peut et même doit aider à résoudre les problèmes, même les plus inextricables. Ce livre, qui est l'un des tout premiers textes jamais consacrés à l'ensemble de l'oeuvre d'Amadou Koné, est un travail d'analyste doublé d'exégète qui montre de façon méthodique et rigoureuse la double parenté qui relie cet auteur au récit de tradition orale autant qu'au modèle romanesque occidental. L'essai pose alors l'écrivain ivoirien en passeur entre les écrivains de la première génération pré-indépendance et ceux de la postcolonie.
Le livre, introduit en Afrique par la colonisation européenne, est perçu encore aujourd’hui comme une réalité étrangère par la majorité de la population. L’auteur étudie dans un premier temps le marché du livre, ses éditeurs, ses écrivains anglophones et francophones, ses modes de diffusion à travers l’ensemble de l’Afrique. Il examine la situation de l’édition africaine dans le contexte de la globalisation et ses conséquences sur la diversité de l’offre éditoriale africaine démontrant ainsi que l’édition africaine existe bien. Dans la deuxième partie de son livre l’auteur a choisi d’étudier le Cameroun. Ce pays — aux confins de l’Afrique anglophone et de l’Afrique francophone dont les langues officielles sont l’anglais et le français et avec quelque 300 langues — est représentatif de la diversité du marché du livre africain. Cette partie présente le paysage éditorial et littéraire camerounais contemporain dans son unité et sa variété, ses ruptures et ses continuités, en même temps qu’elle éclaire l’évolution du livre et de l’édition des origines à nos jours.
Notre langue nous réserve bien des surprises: hors de France, elle est souvent plus riche et plus poétique! Ce livre nous invite à un voyage allégorique à travers une langue française vivante et drôle, celle de millions de francophones, par ces expressions que nous croyons connaître, ces phrases venues d'Afrique, des Caraïbes, du Québec, de Louisiane, de Suisse, de Belgique... On découvre ici les "dalasseurs" et les "longs crayons" qui vous envoient des "pourriels" et sont parfois "sous ajustement" car ils viennent d'être "déflatés", à moins qu'ils n'empruntent à leur "crapaude" Par ces petits textes à l'humour tendre, regroupés par thèmes, voici le portrait linguistique, ethnologique et... psychanalytique de notre pays vu d'ailleurs. Une gourmandise, faite d'histoires à savourer en s'instruisant, et qui en dit plus long que beaucoup de discours politiques.
Résumé : La couleur peut vraiment devenir une partie importante de votre vie. Toute personne qui l'utilise consciemment développe une puissante influence sur elle-même et sur les forces vitales de son entourage. La couleur peut être utilisée à la maison, au bureau, en vacances... en un mot, partout. Avec, elle, nous pouvons créer une ambiance particulière ou favoriser une humeur, éveiller l'intérêt, stimuler l'action, faciliter les contacts sociaux, influencer nos émotions, enrichir nos réactions, obtenir un état de bien-être, améliorer notre santé, et tellement plus encore. Nous vivons dans un monde de couleurs, alors sachons ce que la couleur peut nous apporter... et vivons nos couleurs !
Depuis un quart de siècle, de nouveaux espaces littéraires ont vu le jour au Cameroun et se sont développés dans un environnement culturel, économique et idéologique tout à fait particulier. Tenant esthétiquement tantôt de la comedia dell'arte, tantôt du vaudeville, tantôt de la culture africaine séculaire, ils n'expriment pas moins en français, en anglais, en pidgin-english ou en camfranglais, une thématique des plus actuelles, diffusée en cassette audio, CD, DVD, via internet, etc. Récusant l'idée que les différents axes du champ littéraire seraient déterminés une fois pour toutes, Les Lieux incertains du champ littéraire camerounais contemporain analyse les mutations qui se sont opérées dans une section marginale du champ culturel dont les agents éprouvent, avec un succès certain, la construction d'une orthodoxie nouvelle, capable d'édicter ses propres moyens de consécration. L'auteur nous a donné ce nouveau livre qui, grâce à une méthode inductive partant des textes et des différentes catégories génériques, a le grand mérite de substituer à une étude de la "littérature camerounaise" une étude de la littérature au Cameroun.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.