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L'anomalie créatrice
Fallen Camille ; Nancy Jean-Luc
KIME
17,00 €
Épuisé
EAN :9782841745982
De la vie sociale à la vie politique, de la psychiatrie à l'agriculture, la normalisation décide de la forme de la pomme, de la psyché et du monde à travers l'imposition de ses modèles et de ses normes. Ce faisant, elle dessine les contours de la marge et de l'anormalité, monde sublunaire et dégradé. Car si les normes, explicites ou tacites, forment et conforment les êtres, les choses et les mots, c'est toujours accompagnée de son contraire que la norme constitue ses objets. La plupart du temps en effet, les normes s'ordonnent à la logique des oppositions binaires qui déclinent leurs valeurs antagonistes, à commencer par celles du normal et de l'anormal. Nous sommes ainsi constitués par des normes qui, infiltrant tout, commandent notre être au monde, c'est-à-dire comment vivre, travailler, penser ou aimer pour participer à la normalisation générale, être normé, normatif et normal. Vagabondant à la marge, l'anomalie a ainsi très mauvaise réputation. Or, si l'anomalie n'est synonyme d'anormalité, voire de monstruosité que du fait d'une erreur étymologique, ce détournement du sens est le symptôme d'une provenance métaphysique plus profonde, selon laquelle hors des normes, théologiques, ontologiques ou logiques, il n'y a rien qui vaille. Il n'empêche que pour Georges Canguilhem, les anomalies biologiques peuvent correspondre à des mutations réussies, lesquelles instaurent alors une nouvelle normativité, tandis que pour Thomas S. Kuhn, les anomalies scientifiques (apparentées aux changements d'aspects étudiés par Ludwig Wittgenstein) sont à l'origine de réformes ou de révolutions. Avec Michel Foucault enfin, ce sont les anomalies littéraires, actes transgressifs, solitaires et précurseurs, qui anticipent le passage d'une épistèmê à une autre. Pluridisciplinaire, indisciplinée, à l'écart des normes mais aussi entre le normal et l'anormal, la puissance de transformation qui caractérise l'anomalie est donc telle qu'il devenait nécessaire et urgent de forger le concept d'anomalie créatrice. S'il est évident qu'il existe des anomalies esthétiques créatrices, cet ouvrage a ici pris un autre point de départ, cherchant à mettre au jour mais aussi à libérer et activer un concept dont on puisse, tôt ou tard, faire également un usage éthique et politique.
Fallon Jules ; Wilkins Phil ; Chen Kuo Kang ; Choi
La particularité de cet ouvrage ? Vous donner l'ambition et les moyens de hisser vos réalisations à une qualité haut de gamme, afin que vous soyez fier de les porter. Pour ce faire, l'auteure commence par une description du matériel dont vous avez vraiment besoin, y compris votre première machine à coudre. Puis elle explique comment choisir et préparer vos tissus, utiliser un patron, prendre avec précision vos mesures pour un ajustement parfait, faire une toile, personnaliser un modèle, utiliser les entoilages. Au coeur du livre, Jules Fallon a placé les chapitres sur les techniques de couture. Rares sont les ouvrages proposant sur ce thème un tel niveau d'approfondissement. Des explications détaillées pas à pas pour la réalisation des pinces, plis, fronces, fermetures, poches, ceintures, manches, cols et poignets, biais et passepoils, etc., selon les méthodes les plus expérimentées de l'auteure, sont accompagnées de ses astuces pour résoudre les incidents de parcours. Suit un chapitre entier consacré au travail des tissus extensibles, avec le même degré de détail. Enfin, l'ouvrage se termine par des instructions pour la réalisation des parementures et des doublures, et de manière générale sur les finitions qui donneront une touche véritablement professionnelle à vos vêtements. Toutes les techniques sont présentées comme des séquences individuelles, que vous pouvez donc lire et tester à votre propre rythme.
Résumé : Blaise Poulossière sortit de sa poche l'immensité d'un mouchoir à carreaux. - C'est moi qu'à présent je fais cuire la soupe, le lard et le ragoût, confia-t-il à sa femme qui reposait là, devant lui, à l'intérieur du caveau de famille. - Le monde sont fou, ma pauvre vieille, le monde sont fou... Il se moucha fortement, ce qui fit s'égailler des mésanges perchées sur une croix.
Un guide tout en couleurs, concis et ultra pratique pour découvrir Budapest. Tous les sites majeurs décryptés : la Galerie nationale hongroise, le Parlement, l'hôtel et les bains Gellért, les bains Széchenyi, le parc des Statues, le musée des Beaux-Arts... Un découpage de la ville par quartiers avec, pour chacun, un focus sur les sites incontournables, une proposition d'itinéraire et les meilleures adresses pour se restaurer, prendre un verre, sortir, visiter ou faire du shopping. Des suggestions de balades et des itinéraires thématiques : nuit blanche dans les romkerts d'Erzsébetváros, promenade sur les collines de Buda, shopping branché le long de la Váci utca... Des bains turcs aux thermes en passant par les strands, un focus sur les bains, dans cette ville où aller aux thermes fait partie du quotidien. Des itinéraires sur 4 jours et des sections ciblées pour découvrir Budapest selon ses envies : avec des enfants, vie nocturne, gastronomie, architecture, héritage communiste, festivals... De nombreuses cartes et un plan détachable avec les principaux sites, un index des rues et un plan des transports pour faciliter les déplacements.
Résumé : "Grass Grows" est issu du travail de Camille Fallet à Glasgow et de ses recherches sur l'histoire de la ville. Glasgow est une des métropoles où est né et s'est développé le capitalisme depuis la fin du XVIIIe siècle. Son architecture ancienne célèbre la puissance économique et la volonté de conquête de la Grande-Bretagne industrielle. Au cours des années 1970-1980, la ville a connu un véritable effondrement dont l'espace urbain porte les traces. Pour Camille Fallet, elle fut le décor d'un imaginaire artistique habité par le travail de Walker Evans sur l'architecture victorienne aux Etats-Unis dans les années 1930. Le livre s'ouvre par des cartes postales de Glasgow et des portraits de ses habitants au début du XXe siècle, collectionnées par Camille Fallet. Sa partie centrale est constituée de séquences de photographies, accompagnées de légendes développées, qui forment des parcours à travers la ville. Il se conclut par un texte de Mark Sadler, artiste et écrivain né à Glasgow.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?