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Rome, du libéralisme au socialisme. Leçon antique pour notre temps
Fabry Philippe
GODEFROY
15,00 €
Épuisé
EAN :9782865532490
Extrait Gibbon's problem et question de Polybe Au IIe siècle avant Jésus-Christ, le grec Polybe essayait de répondre à la grande énigme historique de l'époque : comment Rome s'était-elle si vite rendue maîtresse de l'univers ? Deux mille ans plus tard, l'anglais Edward Gibbon s'interrogeait, à l'inverse, sur les causes de son déclin et de sa chute. De nombreuses théories ont été produites pour tenter d'expliquer cette catastrophe géopolitique. Chaque auteur s'attachant au sujet ou presque a proposé sa vision de la grande cause de la chute de l'Empire romain. La réponse de Gibbon est bien connue : la perte de la vertu civique des Romains, n'ayant plus envie de défendre leur empire, et notamment amollis par le christianisme et son détachement des espoirs terrestres. Bien d'autres réponses ont été proposées. Certaines avancent un élément précis censé bouleverser un équilibre, comme une supériorité technologique des barbares brisant la supériorité séculaire du système militaire romain. D'autres dessinent un schéma qui est finalement plus descriptif qu'explicatif : l'instabilité politique affaiblissant l'Empire et favorisant les invasions des barbares, dont le pillage faisait baisser les revenus et les taxes, rendant plus difficile la défense et facilitant d'autres raids barbares, etc. ; le tout formant un cercle vicieux, mais sans que la cause du cercle vicieux lui-même ne soit élucidée. D'autres encore pensent que l'Empire ne s'est pas effondré mais s'est seulement transformé. Pour certains la chute n'était pas inéluctable, pour d'autres elle l'était. Pour un historien aussi informé sur cette époque que Paul Veyne, il n'y a tout simplement pas de grande cause de la chute de Rome, ce fut un accident, provoqué par une conjonction de facteurs multiples et non nécessaires. Dans ses - pas assez ? - fameuses Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence, Montesquieu posait une thèse originale et unifiée pour expliquer l'ascension et la chute de la puissance romaine : la liberté perdue. Curieusement, cette thèse n'est guère mentionnée de nos jours quand il s'agit de s'interroger sur les causes de la chute de l'Empire romain. Le grand public, tout au moins, ne la connaît pas. Si l'on recherche sur sa référence en ligne, l'encyclopédie Wikipedia, version anglaise ou française, l'article Déclin de l'Empire romain d'Occident (ou Decline of the Roman Empire), on constatera qu'il ne mentionne pas la thèse du Français. Thèse oubliée qui avait le mérite, avec une seule grande idée, d'expliquer toute l'histoire romaine. Thèse à laquelle il a probablement manqué une réactualisation après trois siècles de travaux d'érudition historique et archéologique, mais aussi de pensée économique, sociale et politique. Thèse sans laquelle, il faut bien le dire, l'histoire de Rome paraît un mystère insondable. Comment s'expliquer que devenue maîtresse du monde, Rome ait été laminée par des épreuves qui, subies de la même façon dans les premiers siècles de son existence, n'interrompirent que très temporairement sa marche vers la domination mondiale ? En 390 av. J.-C. Rome, cité parmi tant d'autres, fut mise à sac par les Gaulois de Brennos, et cinquante ans plus tard triomphait une première fois des Samnites, première étape de sa route vers la conquête de l'Italie. Mais en 410 de notre ère, Rome, maîtresse du monde, à nouveau mise à sac par Alaric, fut incapable de réagir et cinquante ans plus tard tout son empire lui avait échappé. En 216 avant Jésus-Christ Rome, maîtresse de la seule Italie, est écrasée à Cannes par Hannibal, perdant au total environ soixante-cinq mille hommes, tués ou prisonniers. Quinze ans plus tard, les forces romaines reconstituées triomphent à Zama, sur le territoire même de Carthage, et remportent la guerre la plus décisive de l'histoire de Rome. Mais en 378 Rome, maîtresse du monde, écrasée à Andrinople par les Goths, perdant quarante mille hommes, se trouve incapable de renouveler ses effectifs et laisse les barbares Wisigoths pratiquement libres de se promener dans l'Empire et de le piller, jusqu'à ce qu'ils arrivassent, précisément, à Rome une trentaine d'années plus tard. Comment expliquer cela ?
Résumé : Dans Histoire du Siècle à venir, Philippe Fabry mettait au jour une méthode de comparaison historique basée non pas sur des similarités ponctuelles, comme les commentateurs de l'actualité en usent souvent, mais sur des trajectoires longues offrant plusieurs points de contrôle et permettant une prévision plus fiable. Aujourd'hui, dans l'Atlas des guerres à venir, il applique cette méthode à la situation géopolitique mondiale afin de rechercher les lignes de force des grands conflits à venir, et utilise les schémas historiques pour déterminer quelles seront les zones affectées, dans quelle ampleur et selon quelles modalités. A travers une cinquantaine de cartes amplement commentées sont ici illustrés les parallèles historiques et projetés leurs résultats appliqués au monde d'aujourd'hui pour les trois grandes régions qui seront touchées par les guerres à venir : l'Europe, l'Asie et le Moyen Orient. Une dernière partie est consacrée au rôle central des Etats-Unis dans l'ensemble de ces conflits à venir et à la position américaine dans l'ordre mondial qui en résultera. Dans un monde dont l'avenir paraît de plus en plus incertain à mesure que l'ordre mondial américain post-URSS s'estompe et laisse émerger de fortes tensions régionales, l'Atlas des guerres à venir vient éclaircir notre vision en présentant le champ restreint des possibles.
Résumé : Dans un langage clair et accessible, ce livre offre une initiation très complète et accompagnante au Nouveau Testament. Le plan s'articule autour de grandes questions qu'un lecteur débutant peut se poser en abordant le texte biblique : Que sait-on de l'existence de Jésus ? Quel était le cadre géographique et politique de sa vie ? Quel était son lien avec la religion d'Israël ? Quelles furent les étapes de sa vie publique ? Comment sont nées les premières communautés chrétiennes ? Que furent les voyages missionnaires de saint Paul ? Comment sont nés les quatre évangiles et quelles sont leurs spécificités ? Quel rôle joue l'Ancien Testament pour le Nouveau ? Agrémenté de nombreux encadrés thématiques et de cartes, complété par un lexique de soixante entrées, ce guide peut se dévorer d'une seule traite ou se lire par petites touches.
En France, un enfant peut être placé "provisoirement" pendant 18 ans. Par principe, un retour en famille doit rester possible. C'est ainsi que l'on fabrique des "enfants de l'ASE". Cette culture du placement durablement provisoire a pour corollaire un délaissement parental massif, révélé par la première grande enquête française sur le devenir des enfants placés (ELAP) : un jeune majeur sur deux dit ne pas pouvoir être aidé par ses parents, presqu'un sur quatre ne les voit plus. Comment comprendre l'invisibilisation de ce fait social ? Nous verrons que cela tient à ce que le délaissement est mal défini, confondu légalement avec l'abandon. Or un enfant peut être délaissé tout en vivant avec ses parents. Délaissement et abandon ont des degrés, auxquels peuvent répondre des degrés de "confiage" ou d'adoption. Cela suppose d'accepter une pluriparentalité et de reconnaître légalement -comme dans le reste de l'Europe- la parentalité d'accueil. Un autre but de ce livre est de montrer qu'il est possible de prévenir le délaissement en évaluant et en soutenant mieux la relation parent-enfant pendant un placement.
Au fil de plus de mille pages, l?historien Louis Dussieux nous restitue pas à pas la construction du château avec ses artisans prestigieux, ses architectes, ses paysagistes, puis l?apogée du château, et sa vie jusqu?à la Révolution. Un château sans cesse remanié afin de refléter ce qu?il y avait de plus beau dans l?art français. Louis Dussieux s?appuie sur des documents inédits conservés aux Archives nationales, en particulier sur les Registres des Comptes des Bâtiments du Roi (1664-1774), sur le Mercure Galant, et sur les mémorialistes de l?époque, Dangeau, Saint-Simon, Luynes. Il nous présente dans une suite de tableaux écrits par les contemporains eux-mêmes la vie réelle des hôtes,illustres ou obscurs, du château et de la ville de Versailles. Il fait revivre les usages, les richescostumes, l?étiquette du lever, du coucher et des repas, les fêtes, les cérémonies, ce qui se passait aux naissances, aux mariages, aux morts. Il raconte le théâtre, les premières pièces de Molière, la vie amoureuse et les maîtresses du Roi. En un mot, il rend la vie aux salles aujourd?hui muettes. Le château de Versailles, c?était, à l?époque de Louis XIV, 5000 habitants. Mais c?était aussi 5000 autres habitants qui peuplaient le Grand-Commun et le Potager, la Grande et la Petite Ecurie, le Chenil, enfin une ville qui s?était créée, indispensable à la Cour, et dont la population tout entière était au service du Roi. C?est cette vie foisonnante, étroitement mêlée à l?histoire de France, que nous proposons aujourd?hui. Un ouvrage complet, superbement écrit, sur le symbole de la monarchie française. À recommander à tous les amateurs d?histoire et de littérature. La présentation de Michel Déon garantit, s?il en était besoin, la haute tenue littéraire d?un livre qui devra être présent dans toutes les bibliothèques.
Les plus sérieuses études ethnologiques mettent en évidence la pratique de cérémonies initiatiques dans toutes les civilisations, depuis la plus lointaine Antiquité; entre autres, en Égypte ou en Grèce avec les Mystères d'Eleusis, mais aussi au sein de toutes les civilisations des cinq continents. Sans vouloir approfondir de manière exhaustive tous les aspects des pratiques initiatiques recensées, Irène Mainguy propose ici aux lecteurs une importante synthèse du sujet. Elle y développe l'ensemble des éléments communs récurrents, qui soulignent, dès les origines de l'humanité, les préoccupations humaines essentielles. En effet, de tout temps, l'homme a voulu dépasser les étroites limites de la condition humaine en recherchant une voie pour accroître son pouvoir et son savoir sur l'univers et sur lui-même. Dans une société en mal de repères, où le matérialisme domine largement, la question se pose de la place que peut trouver l'idéal initiatique. En quoi l'initiation donne-t-elle des clefs pour une meilleure connaissance de soi? Permet-elle, de nos jours encore, de progresser dans la Voie de la Sagesse et de la Connaissance? En fonction de ses particularités, comment situer l'initiation maçonnique par rapport aux autres formes d'initiation? Irène Mainguy apporte un éclairage à l'ensemble de ces questions. Elle insiste sur les constantes de l'initiation en tant que rite de passage, avec ses valeurs, ses spécificités, ses buts et sa finalité. Cet ouvrage donne des réponses aux lecteurs qui se demandent ce que peut apporter l'initiation maçonnique à l'homme ou à la femme en ce début du XXl siècle. Biographie de l'auteur Irène Mainguy est bibliothécaire-documentaliste, diplômée d'État responsable de la bibliothèque maçonnique du Grand Orient de France à Paris. Elle est vice-président de la Société d'Études et de Recherches sur l'Ecossisme (SFERE). Elle est l'auteur de plusieurs livres qui font autorité, dont "Symbolique des outils et glorification du Métier".
L'air du temps est à l'écologie et on peut s'en féliciter. Mais si tout le monde parle de communion avec la nature, de changements majeurs dans nos modes de production et de consommation, personne ne donne une définition précise de ces termes et le flou s'empare du débat public. La transition écologique devient le prétexte à une écologie verbeuse, quand elle n'est pas punitive pour les plus faibles qui se retrouvent taxés indûment et qui finissent par se révolter comme nous l'ont montré les gilets jaunes. Philippe Murer nous présente une méthode simple dans un programme détaillé pour faire une transition respectueuse de notre environnement, restauratrice de nos territoires, valorisante pour nos emplois et protectrice de l'avenir de nos enfants. De l'agriculture bio à la crise de l'éolien, l'ouvrage propose des objectifs (comme le 100 % bio) à travers une lecture thématique et accessible des grands problèmes écologiques (obsolescence programmée, artificialisation des sols, fin des énergies fossiles). Loin du capitalisme vert comme du catastrophisme incapacitant, cet ouvrage nous montre le visage d'une écologie réconciliée avec le peuple et ambitieuse pour l'avenir.