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L'indicible de la nuit
Fabrizi Jacques
CENT MILLE MILL
22,10 €
Épuisé
EAN :9782850713026
Selon ses dernières volontés, Antonio fut inhumé dans le caveau de famille au cimetière de Herserange, implanté au coeur d'un bois de feuillus, sur un terrain déclive balayé par les vents et la pluie. Cette description ressemblait à s'y méprendre à celle du camp de concentration de Buchenwald dont le séjour bouleversa l'existence tout entière de son père et, par un étrange effet domino, affecta également la sienne. Federico éprouva le sentiment que le temps s'enroulait de nouveau. Ce jour-là, dans un état second, il accepta les murmures de condoléances. Enfin seul, les yeux humides et rougis par l'émotion, il s'attarda longuement devant la tombe de ses parents. Puis, encore plongé dans ses pensées, d'un pas lent, il gravit le raidillon qui menait à l'entrée du cimetière. Lorsqu'il le referma, le lourd portail en fer forgé crissa". Jacques Fabrizi est fils de déporté, survivant du camp de concentration de Buchenwald. Il exerce la médecine générale depuis plus de 40 ans. Titulaire d'un DIU de soins palliatifs et accompagnement, d'un DU de psycho-oncologie clinique, il est leader accrédité de la société médicale Balint et maître de conférences associé à l'université du Luxembourg. Il est l'auteur de trois essais sur l'accompagnement médical et d'un roman. L'indicible de la nuit est son deuxième roman.
Elle m'avait enjoint de ne pas l'abandonner tout en me remerciant de mon assiduité à la soigner et à l'accompagner depuis tant d'années. Elle souffrait d'une grande solitude et les conditions matérielles au domicile se révélaient plus que précaires. Recroquevillée dans son lit, le cheveu rare, le visage émacié, le teint livide, elle triturait ses draps qui masquaient à grand-peine son corps décharné. Elle ne souhaitait pas, cependant, finir ses jours à l'hôpital. Lorsqu'elle me vit, ses yeux s'illuminèrent. Je lui adressai en retour un regard d'humanité. Puis, nous débutâmes une conversation des regards. "Elle [me] tendit une main tremblante et [me] fit asseoir à ses côtés. Elle parlait difficilement, on avait peine à la comprendre, mais ce qu'elle disait..." "
Depuis près de trente ans, j'exerce la médecine générale. Après un cursus universitaire commun, mon intérêt s'est porté sur la pratique des soins palliatifs et l'accompagnement des patients en fin de vie. Pourquoi ce choix? Ce livre tente d'y répondre par une invitation à un singulier voyage, une pérégrination dans les arcanes de mon roman familial, au coeur de l'intime. J'ai souhaité m'intéresser au regard, précisément au regard des soignants dans une relation de soins. J'ai cheminé entre regard, silence et parole, me hasardant à leur trouver un trait d'union possible. J'ai cherché à considérer cet espace aux limites floues entre soi et soi, entre soi et les autres, entre soi et le monde, pour mieux en cerner les frontières.
Raven pourrait être une jeune femme comme les autres si les souvenirs de son passé étaient restés intacts. Malheureusement, tout est si flou dans son esprit qu'elle en a même oublié le nom de ses parents. Et comme si cela n'était pas assez étrange, voici qu'un parfait inconnu, à l'article de la mort, lui réclame son aide. Qui aurait cru que sauver quelqu'un lui apporterait autant d'ennuis ? La voilà enlevée par des êtres un peu blafards qui s'entêtent à vivre la nuit et qui proclament qu'une maladie inconnue touche les vampires. Raven va très vite découvrir le rôle qu'elle doit jouer et l'intérêt qu'elle a de s'y tenir si elle ne veut pas finir au fond d'une tombe. Cette soudaine plongée dans le monde surnaturel lui permettra-t-elle d'éclaircir les zones d'ombre qui planent autour d'elle ?
L'ancêtre est un mort qui a réussi, au terme d'une sévère élection. Vie exemplaire, "bon" trépas, funérailles conformes ne garantissent nullement l'accès au panthéon et le droit au culte. S'ils manifestent une présence particulièrement frappante dans les sociétés non occidentales, les ancêtres ne hantent pas que les espaces exotiques et peuvent prendre des formes insoupçonnées. Dans un domaine qui offre encore tant de champs de recherches, où les nations attendent d'être réellement définies, place est ainsi ouverte à l'expression la plus large et à des auteurs de divers horizons, non seulement ethnologues et sociologues, mais aussi critiques littéraires, écrivains ou philosophes : Chacun révèle sa propre approche de l'ancêtre, mais tous nous rappellent que si nous voyons peut-être un peu plus loin ce n'est pas parce que notre vue s'est améliorée mais parce que nous avons pris appui sur nos prédécesseurs.
Résumé : " Déjà inconscient, L. ne se sent pas aller au sol, pantin désarticulé plié sur ses jambes, bras en croix, tête en arrière, avec le fusil pour étai. Le visage tendu vers le haut où s'envole son esprit, tandis que se fige l'expression ébahie par laquelle il se remémore, pour l'éternité, qu'il était mortel ". Après deux romans explorant des chemins de vie, Benoît Lugan observe en dix nouvelles, serrées et denses comme les actions de combat qu'elles racontent, la manière dont la guerre, fascinante et révoltante, transforme, exalte et broie les hommes et les femmes
Résumé : Transformer les espaces de vie pour susciter des nouvelles manières de nous lier les uns aux autres est un vieux rêve de la pensée politique occidentale. Souvent taxés d'utopiques, ces projets n'ont pas cessé d'être conçus et parfois réalisés. C'est à partir de l'un d'entre eux, Les Grands Voisins, la plus importante des utopies urbaines contemporaines réalisées, que nous avons réuni les textes de ce volume. Situé en plein Paris et conçu à l'origine comme logement d'urgence pour les sans-abri, le succès des Grands Voisins nous a incités à faire une autre histoire de ces projets utopiques, en particulier des phalanstères de Charles Fourier et des cités radieuses de Le Corbusier. Ces analyses et ces expériences nous ont permis de jeter un nouveau regard sur les façons de nous loger dans les sociétés post familiales d'aujourd'hui. Notamment sur l'essor spectaculaire de la vie en solo, la transformation la plus décisive de notre modernité.
Lorenzi Jean-Hervé ; Albouy François-Xavier ; Vill
Résumé : Ce livre introduit un concept totalement nouveau, celui de la Société du Vieillissement. C'est un concept de rupture : un quart à un tiers de la population va passer près du tiers de sa vie en retraite ; ce qui va changer brutalement les trajectoires économiques, les horizons d'investissement, les équilibres sociaux et politiques. Cette population nombreuse, éduquée, qui possède l'essentiel des patrimoines ne va pas rester à ne rien faire et va peser de tout son poids sur la gouvernance de nos sociétés. Elle va entrer en conflit, un conflit social violent entre les possédants et les autres. Cette Société du Vieillissement peut tourner au cauchemar et peut même tuer la société en fermant la porte aux plus jeunes et en s'arcboutant pour éviter toute évolution. Si rien n'est fait, les seniors vont prendre le pouvoir et renforcer la stagnation séculaire. En posant ce concept, le livre propose aussi des solutions radicales pour organiser des contre-pouvoirs et parvenir à une Société du Vieillissement harmonieuse.
Quels choix pour gouverner, sur des chemins non encore balisés, pour les jeunes Etats de l'Afrique postcoloniale confrontés à des priorités multiples et concurrentes ? Pragmatisme et accusations immédiates de néocolonialisme ou fuites en avant, aussitôt qualifiées de progressistes ? Plus de cinquante ans après les indépendances, certains posent encore ces questions. Le livre retrace le parcours d'un Maure pétri des meilleures traditions et valeurs de sa société. Un long voyage qui le mène, à travers une vie professionnelle intense, aux antipodes des "plans de carrière" prévus par sa famille.