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Francis de Pressensé et la défense des Droits de l'Homme. Un intellectuel au combat
Fabre Rémi
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782868478832
FRANCIS DE PRESSENSE (1853-1914) a fortement marqué l'histoire de la Ligue des Droits de l'Homme qu'il a présidée de 1903 à 1914. Cet intellectuel, érudit et tourmenté, était en 1898 l'éditorialiste principal du grand quotidien conservateur Le Temps. Au lendemain du procès Zola, il s'engage avec passion dans la défense du capitaine Dreyfus. Tournant le dos à son passé, il rejoint alors les rangs du socialisme révolutionnaire. Proche de Jaurès, il sera un des initiateurs de la séparation des Eglises et de l'Etat, puis, dans les années qui précèdent la guerre de 1914, un ardent défenseur de la paix européenne. Accusé par Charles Péguy d'avoir dégradé la mystique (dreyfusarde) en politique (politicienne), il a pourtant mené avec intransigeance le combat pour les droits de l'homme, entendant faire de la grande ligue qu'il présidait la conscience de la République. L'itinéraire de cette personnalité complexe, fortement marquée par ses origines familiales protestantes, est l'occasion de revisiter l'histoire de la France de la Belle Epoque dans ses diverses dimensions politiques, culturelles, sociales et religieuses. A un siècle de distance, on est frappé par la modernité de cet engagement en faveur des droits de l'homme et de la paix européenne.
Présentation de l'éditeur Rescapé d'une histoire tragique, le protestantisme a obtenu la liberté en 1789. Et depuis la Révolution, la minorité protestante a réussi à se réintégrer dans la société française et à y exercer une influence très supérieure à ses effectifs (2 % de la population). Ses communautés s'enracinent dans de vieux bastions ruraux. Pour autant, religion individualiste des bourgeois conquérants, le protestantisme est en même temps en phase avec la modernité industrielle. Les protestants connaissent l'apogée de leur influence au début de la IIIe République : religion de la conscience morale, le protestantisme saura faire entendre la voix dans les grandes crises nationales comme l'Affaire Dreyfus ou la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie du XXe siècle est marquée par le mouvement œcuménique et le rapprochement historique avec le catholicisme conciliaire. À la veille de l'an 2000, le groupe s'efforce toutefois d'affirmer sa différence, pour ne pas se dissoudre dans la religion majoritaire ou la modernité sécularisée. Ce livre retrace une histoire relativement peu connue, en la mettant en rapport avec les grands courants religieux, politiques, sociaux et culturels qui animent la société française.
Utopie viraleDes idées pour mieux vivre demain La pandémie que nous venons de traverser a révélé de nombreux dysfonctionnements de notre système collectif, mais aussi d'autres manières de vivre, de travailler, de créer des liens qui peuvent faire leur chemin. Nous aurons besoin d'utopie pour nous redresser, pour résister à d'autres catastrophes et inventer de nouvelles manières d'habiter ce monde. Aussi, nous avons demandé à trente-six de nos auteurs d'exprimer leur voeu de changement en de courts textes qui tracent les grands axes de la revue dans les mois à venir. Parmi ces auteurs, quelques-uns des piliers de la revue : Jean-Marc Ferry, Etienne Klein, Paul Valadier, Hervé Le Bras, David Le Breton, Laurence Devillairs, Mazarine Pingeot... mais aussi de jeunes plumes. C'est une occasion de découvrir la revue, sa réactivité à l'actualité, sa hauteur de vue, à travers la grande diversité de ses auteurs. Ce Hors-série est illustré par les portraits d'Emmanuel Prost.
Résumé : Jean a 18 ans quand il reçoit sa convocation pour le STO. Après un long voyage, il arrive, avec quelques camarades de son village, en Tchécoslovaquie. Là, il connaîtra la vie dans l'usine, la promiscuité de la baraque, le système débrouille et l'amour de Lada. Il vivra cette situation comme une profonde injustice, de par son âge et le manque de considération et de reconnaissance de la nation à son retour. A travers ses écrits, Jean-Charles Bondu souhaitait laisser une trace pour les générations à venir.
Résumé : " Au reste, qu'est-ce que l'histoire si elle ne pose pas à toute la trajectoire temporelle les questions du présent ", écrit Madeleine Rebérioux en 1996 dans la Revue des revues (IMEC), reconnaissant ainsi les multiples liens qui rapprochent le passé, de l'avenir. Ces questions, l'historienne du socialisme, l'historienne de la citoyenneté, l'historienne de Jaurès, n'a cessé, de les poser à ce passé proche et lointain que constituent les XIXe et XXe siècles français. Pour mieux les révéler, elle a choisi de privilégier l'étude des personnes, des groupes, des idées ou des pratiques qui exprimaient toute la tension de l'humanité pour construire un monde meilleur, plus juste, plus égalitaire, plus riche de pensées, de sentiments, de cultures, d'images et d'imaginaires. Formée d'articles, de préfaces et d'interventions, l'?uvre de Madeleine Rebérioux ne cesse ainsi de susciter des vocations, des prolongements, des débats. Dans cet esprit d'ouverture de champs nouveaux de l'histoire et d'attention particulière pour celles et ceux qui ont voulu frayer des chemins nouveaux à l'humanité, des élèves et des collègues de Madeleine Rebérioux ont choisi décrire ce livre en son hommage, qui est aussi et d'abord un hommage à l'histoire contemporaine. Ce choix de l'histoire est du reste la meilleure façon d'honorer une historienne du contemporain, engagée dans la politique parce que la politique est une autre manière de faire de l'histoire. Autour des pensées d'avenirs et des choix d'avant-garde, la diversité, des contributions de cet ouvrage reflète les multiples influences d'une histoire sociale, intellectuelle et culturelle en constant renouvellement, retrouvant une dimension politique qu'elle n'a jamais quittée.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.