Fabre Claude ; Balent André ; Payré Didier ; Guiss
LOUBATIERES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782862667829
Après les Histoires de pierres, les Histoires de plumes et de poils et les Histoires de racines et de rameaux, le groupe de collecteurs de ta mémoire orale, en partenariat avec le Parc naturel régional des Pyrénées catalanes a souhaité publier, dans ce quatrième tome de la collection des Légendes d'ici, la parole des anciens autour de la thématique de l'eau. Un sujet inépuisable qui fait appel aux souvenirs des aiguats, des terribles avalanches mais aussi des croyances religieuses, de la pêche dans les rivières de montagne ou encore de ta vie s'organisant autour des fontaines. L'eau, c'est aussi l'imaginaire, véhiculé par les gorgs et les étangs, habités par des monstres inquiétants et des fées mystérieuses. Les auteurs vous livrent ici en français et en catalan des anecdotes inédites, ils vous relatent les faits marquants ayant eu pour cadre les montagnes catalanes, ils ont le souhait de vous transmettre les légendes les plus incroyables, celles que t'on n'entend qu'autour du feu, et ils vous content avec tout l'amour qu'ils ont pour leur territoire les légendes les plus belles et les plus magiques.
Résumé : Cet ouvrage est conçu comme une première approche des deux grands "piliers" de la physique actuelle, dite "physique moderne", que sont la relativité et la physique quantique. Il présente, au niveau le plus élémentaire possible, les concepts de base de ces deux théories et est illustré par de nombreux exemples concrets de phénomènes physiques pour lesquels les aspects quantiques et/ou relativistes sont importants voire essentiels. Les concepts introduits sont illustrés par des exercices et des problèmes regroupés en fin d'ouvrage et dont les corrigés sont disponibles sur le site dunod.com.
Que reste-t-il du sens que chacun cherche à donner (ou à retrouver) dans son activité professionnelle quand celle-ci se heurte aux réalités du terrain, semées de paradoxes ? Cet ouvrage collectif de recherche, porté par les membres de l'équipe RH du laboratoire de recherche MRM (Université de Montpellier), explore les multiples paradoxes qui viennent aujourd'hui bousculer l'expérience du sens au travail, à la croisée des aspirations subjectives, des injonctions organisationnelles et des mutations structurelles du monde professionnel. Fruit d'un travail collaboratif au long cours, ce livre réunit des chercheurs engagés dans une réflexion partagée sur le sens au travail, favorisant une cohérence d'ensemble tout en valorisant la richesse des regards croisés. Les contributions interrogent la manière dont les paradoxes, vécus tant au niveau individuel qu'organisationnel, façonnent, entravent ou transforment le sens au travail. Elles proposent une analyse approfondie de situations concrètes, à partir d'enquêtes qualitatives rigoureuses menées dans des contextes aussi variés que la grande distribution, l'hôpital, la banque, les déchetteries, les reconversions professionnelles ou encore les groupements d'employeurs. Ce travail collectif s'adresse à un large public intéressé par la question du sens au travail, au croisement des enjeux académiques, professionnels et sociétaux. Il ne se limite pas à une critique des impasses actuelles, il offre des pistes concrètes pour les praticiens. Il propose des leviers managériaux et organisationnels pour aider les acteurs (dirigeants, DRH, managers, salariés, experts, représentants du personnel, etc.) à instaurer, préserver et développer le (et leur) sens au travail.
Résumé : Marseille, 1929. Lincoln Agrippa Daily, alias Banjo (comme l'instrument dont il joue dans les bars), docker occasionnel, est un Noir américain en quête de plaisirs et d'aventures. Dans cette ville légendaire pour tous les marins du monde, il déambule, en compagnie d'amis et de connaissances de passage. C'est dans les bas-fonds, les lieux clandestins, les rades plus ou moins louches qu'ils rencontrent prostitué(e)s et maquereaux, voyous en tout genre, marins en bordée... et surtout, des musiciens. Porté par le blues survolté de Papa Charlie Jackson et son Shake that thing ! , Banjo est une plongée dans le fantastique social cher à Mac Orlan, une fresque aux couleurs criardes, une série de tableaux où la misère côtoie le dandysme de la pègre... Un roman-opéra où les cadences du jazz se mêleraient aux airs de Carmen et de Mistinguett.
La plupart des ouvrages qui paraissent sur les lasers se divisent en deux catégories : d'une part, ceux qui traitent en détail de la description quantique des interactions matière-rayonnement ; d'autre part, ceux qui insistent sur telle ou telle caractéristique des sources laser et sur les problèmes nouveaux qu'elles permettent d'aborder, comme l'optique non-linéaire, la fusion inertielle ou le transfert d'information. Gilbert Grynberg, Alain Aspect et Claude Fabre ont fait le pari qu'il était possible de combiner ces deux points de vue dans un même ouvrage et de présenter à leurs lecteurs, à la fois les concepts quantiques de base qui permettent de comprendre l'absorption et l'émission de lumière par les atomes, et les principes de fonctionnement des lasers, leurs caractéristiques essentielles et quelques exemples importants d'applications concrètes. Ils ont, je crois, magnifiquement tenu leur pari. "
Plus qu'un traité de philosophie ou de théologie, L'Europe et la Profondeur doit être lu comme un "roman philosophique" - une enquête quasi-policière à travers la peinture, la littérature, l'histoire et la géographie, pour revenir à la source du destin de l'Occident. Celui-ci est pensé à partir de l'événement cardinal du départ du Christ et dé la détresse en laquelle il plonge l'homme européen, cette détresse induisant notamment les catégories nouvelles d'espace et de temps qui régissent aujourd'hui le monde. Dans sa première partie (Espace et lieu), s'aidant d'une réflexion sur la perspective considérée comme une méditation en actes autour de l'Incarnation, il est montré comment l'espace moderne - c'est-à-dire celui où l'étendue prend le pas sur le lieu - se met en place, espace libéré par le retrait du Christ, ce "dieu qui se dérobe", et, en ce dérobement, déracine et désenchante. Dans la deuxième partie (Temps et vérité) est étudié plus spécialement le phénomène dit de "la fuite des essences" pointé par Hölderlin dans l'hymne Patmos qui évoque justement le moment précédant le départ du Christ ; et comment ce phénomène signe le temps moderne, torrentueux et brisé, à la tonalité élégiaque. Enfin, dans la troisième partie (Histoire et Profondeur) apparaît véritablement le concept de Profondeur, car si espace et temps eux-mêmes changent, il faut bien qu'ils le fassent dans l'élément d'une dimension plus originelle qu'eux ; et cette dimension - appelée ici Profondeur et qui se déploie dans l'histoire - est ouverte par le seul christianisme. La "pensée la plus profonde" de l'ouvrage est que le christianisme agit dans l'histoire à la manière d'un nihilisme, ce qu'avait en son temps bien vu Nietzsche, mais sans aller tout au bout de cette pensée, c'est-à-dire sans aller jusqu'au retournement de l'Apocalypse. Ce nihilisme est un destin et c'est pourquoi toutes les tentatives politico-historiques du XXe siècle pour l'enrayer ont conduit ou conduiront à des catastrophes. La nostalgie d'une permanence qu'elles illustrent est à chaque fois, quoique sous des guises différentes, une apostasie du message christique. En ce sens, le commandement le plus absolu, et peut-être le seul, du christianisme est le Noli me tangere signifié à Marie-Madeleine par le Christ ressuscité, et qui exhorte l'individu à ne pas retenir le divin quittant le monde, mais au contraire à s'engager sans crainte dans la "profondeur sans étoiles" qu'ouvre ce départ. P. L. C.
Le "Traité du Même" constitue le deuxième tome de "L'Europe et la Profondeur" publié en 2007 aux Nouvelles Editions Loubatières. Ici, en bien des points, la philosophie cède le pas à la théologie; la métaphysique à l'histoire, à la politique et à la critique sociale. Il s'agit maintenant de tirer les conséquences pratiques de ce qui, dans "L'Europe et la Profondeur", n'était encore qu'une "généalogie" de l'Occident. Des thèmes nouveaux ou seulement ébauchés dans le premier livre sont abordés de front, pour certains débouchant sur des analyses de l'actualité la plus brûlante sinon la plus vulgaire de notre monde. C'est ainsi qu'à côté de relectures des grands textes de la tradition littéraire (Dante, Kafka, Chrétien de Troyes, Shakespeare, Dostoïevski, Saint-Simon, Proust, etc.), on trouvera dans ce "Traité du Même" des examens approfondis de phénomènes très modernes tels que le système néo-libéral, la laïcité, le sionisme, le mouvement caritatif, le persistant malaise de l'école, le "Spectacle" et les émissions de télé-réalité - examens qui, menés dans une lumière historico-théologique, risquent d'en surprendre plus d'un. Si notre temps est celui d'une détresse maximale, il offre aussi, en contrepartie, la possibilité d'assister au dégagement de la signification profonde des choses. En particulier, ce deuxième livre répond à une question qui, jusqu'ici, n'avait trouvé aucune réponse satisfaisante: pourquoi le capitalisme et l'industrie moderne sont-ils nés en Europe? Dans la dernière partie, enfin, une longue analyse de l'oeuvre du romancier de science-fiction Philip K. Dick ("les Variations ubikiennes") introduit à la méditation autour de la kénose christique, vrai noyau de l'ouvrage: au "dieu qui se retire" de "L'Europe et la Profondeur" répond le "dieu qui se vide" de ce "Traité", et, en ce "videment", permet l'envoi d'une guise nouvelle de l'être dont la guise technique, aujourd'hui planétairement dominante, n'est que l'ombre portée. C'est leur confrontation de plus en plus visible à mesure que l'époque va vers sa fin - confrontation qui prend l'aspect d'une rivalité entre les deux figures de "l'Empire et du Royaume" - qui confère aux temps modernes leur tonalité nettement apocalyptique, expression à entendre ici au sens d'une "mise à découvert" de ce qui est en route depuis le commencement de la piste temporelle ouverte par l'Evénement de la Révélation.
Silvio Trentin était de ces êtres rares qui savent relier la pensée et l'action. La montée du fascisme en Italie, puis la guerre, vont servir de cadre à son engagement politique. Universitaire, juriste, homme politique, combattant, Européen, il fut tout cela à la fois. Son opposition à l'oppression le conduit à quitter l'Italie pour la Gascogne en 1926, puis Toulouse ou il ouvre une librairie. Celle-ci, 46 rue du Languedoc, devient vite un foyer ouvert aux idées progressistes. Son soutien aux républicains espagnols l'amène à se rendre à plusieurs occasions à Barcelone. La deuxième guerre mondiale survient et son engagement devient résistance. Il soutient, organise, théorise la Résistance; son organisation - Libérer et Fédérer - sera un mouvement original de reconquête de la liberté dans le Sud de la France. Mais la lutte a lieu aussi en Italie et Silvio Trentin ne peut pas ne pas y participer. Il retourne dans son pays, il combat, il est fait prisonnier. Il meurt en détention en 1944. Dans cette dense biographie - écrite à partir de sa thèse soutenue en 2005-, Paul Arrighi rend hommage à ce grand Européen dont l'action et la pensée continuent aujourd'hui encore à servir d'exemple.
Dans ce treizième tome de L'Europe et la Profondeur, à partir d'analyses, tant picturales (Cézanne, Van Gogh, Lascaux, Vermeer, Picasso) que poétiques (Rimbaud, Hôlderlin, Rilke), Pierre Le Coz ne tente rien de moins que de raconter l'histoire des rapports que, depuis son origine, l'espèce humaine entretient avec l'image. Et cela comme si la capacité de cette espèce à "fabriquer des images" constituait, avant même peut-être le langage, sa véritable essence : de signature donc, non tant d'abord "poétique" que picturale. L'homme, avant que d'être l'homo sapiens de notre moderne anthropologie, serait-il cet homopictor : la créature qui, pour avoir loisir de configurer le chaos phénoménal d'un "univers sans images" (Rimbaud) en un monde de/du sens, doit faire passer cet univers au filtre de l'élaboration - par traitement préalable de celui-ci en "motifs" - de telles images ? Il faut donc lire ce Paradis des orages comme une sorte de plongée généalogico-pensive dans l'abîme du temps en direction de l'origine de notre propre espèce : comment l'homme est devenu "humain" par cette faculté qu'il a développée de tirer-"figure"-de/isoler-en-"motifs" les choses qui l'environnent. Faculté toutefois, qui, tout en ayant fait de lui ce "configurateur-de-monde" (Heidegger), trouve aujourd'hui sa sanction comme "hubristique" - en le mouvement de l'oubli de cette même essence picturale - dans cette inflation du procédé de l'image qui semble être comme la signature de notre époque. Ce pour quoi ce Paradis - de tonalité le plus souvent, dans le cours de sa rédaction, analytico-picturale - s'achève par un long examen du concept debordien de "Spectacle", avatar moderne- marchand de l'ancienne idolâtrie. Par quoi l'ouvrage, après cette exploration de l'origine ontologico-iconique de l'humanité, revient à des questions, elles, très actuelles et, pour cette humanité-là : la nôtre, tout ce qu'il y a de plus crucial : celles qu'avaient déjà abordées - quoique par des biais, selon, plus "philosophiques" ou plus "théologiques", voire très "politiques" - les tomes précédents du "grand récit" de Pierre Le Coz.