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La Comédie-Italienne de Paris et Carlo Goldoni. De la commedia dell'arte à l'opéra comique, une dram
Fabiano Andrea
SUP
19,00 €
Épuisé
EAN :9791023105971
En 1762, Carlo Goldoni quitte à jamais Venise pour Paris où la Comédie-Italienne met à sa disposition ses acteurs, son théâtre et son public. Sur cette "scène bâtarde", déconsidérée par les uns, investie par les ambitions créatives des autres, Goldoni réalise une hybridation nouvelle du savoir-faire dramaturgique français et de la tradition théâtrale italienne, sur fond constant de bilinguisme et d'équilibre - sans cesse remis en cause - entre voix et musique, entre parole et corps. Comment légitimer l'art italien dans la capitale européenne du théâtre ? Comment réunir les masques séculaires et l'esprit des Lumières ? Comment renouveler la commedia dell'arte, intégrer dans le même espace et le même temps "réalisme" et féérie ? Quelle relation artistique s'établit entre la dramaturgie comique italienne et celle, française, de l'opéra-comique moderne ? Quelle réception réserveront les spectateurs parisiens au plus grand dramaturge italien du siècle ? Andrea Fabiano, à partir de l'analyse de canevas manuscrits, de sommaires de comédies, de documents d'archives et de comptes rendus parus dans les périodiques parisiens, donne une première lecture globale de la diversité théâtrale présentée par la Comédie-Italienne de Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Une telle étude permet d'appréhender dans sa complexité le long parcours d'auteur ainsi que le processus d'expérimentation et de métissage que mène Carlo Goldoni, qui propose in fine une théâtralisation de son propre théâtre, une histoire de son cheminement unique et transfrontalier de dramaturge, d'explorateur des âmes et des fantasmes.
Au milieu du XVIIIe siècle, le modèle français de théâtre musical entre en crise: asphyxie du répertoire, malgré le génie novateur de Rameau; crise poétique du modèle classique; crise institutionnelle de l'Académie royale de musique, détentrice d'un privilège exclusif sur toute la France; crise de la réception car les exigences du public changent. Dans ce contexte de fragilisation et de transformation, le débat, toujours larvé et jamais éteint, entre les partisans de l'opéra français et lespartisans de l'opéra italien, prend une ampleur inattendue et inimaginable, qui révèle, derrière la motivation musicale, l'exigence profonde de mettre à nu le modèle politico-culturel de l'absolutisme de l'Ancien Régime. La "Querelle des Bouffons" déborde largement le cadre d'une controverse au sujet de l'opéra italien provoquée en 1752 par lamise en scène de La Serva padrona de Pergolèse à l'Académie royale de musique. Bien au contraire, elle se révèle comme une surprenante jonction conflictuelle dont les retombées marqueront une transformation fondamentale dans la culture française de la deuxième moitié du XVIIIe siècle.Cet ouvrage a l'ambition d'analyser de manière interdisciplinaire l'objet culturel qu'a été la "Querelle des Bouffons" afin d'en mettre en valeur toute la complexité et le réseau d'interférences et deretombées politiques, esthétiques, littéraires, linguistiques et musicales. Biographie de l'auteur Andrea Fabiano est professeur de Littérature et Civilisation italiennes modernes à l'UniversitéParis-Sorbonne et chercheur à l'Institut de recherche sur le patrimoine musical en France(IRPMF). Spécialiste des transferts dramaturgiques entre la France et l'Italie, il a publié de nombreuxarticles et livres sur l'opéra et le théâtre au XVIIIe siècle.
Les études qui constituent cet ouvrage mettent en scène des trajectoires interprétatives de l'opéra afin de faire ressortir la plasticité de cet objet culturel qui est, dés sa naissance au XVIIe siècle, le symbole de l'altérité et de la modernité théâtrale, mais aussi le relais entre la culture et la consommation culturelle, entre les savoirs poétiques nationaux et un format standardisé universel souvent banalisé. La constitution omnivore de ce genre dramatique parait, en effet, incarner le souhait de Schiller de confrontation et contamination interculturelles ainsi que de globalisation du savoir, instrument pour construire une nouvelle et véritable culture cosmopolite. La perspective de cette approche interdisciplinaire de musicologues, théatrologues et linguistes est donc celle de l'opéra en tant qu'objet et sujet de traductions culturelles, comme instrument opératoire privilégié dune confrontation (hybridante ou opposante) de cultures, langues et genres littéraires et musicaux.
Munich, 1931. Angela Raubal, 23 ans, est retrouvée morte dans la chambre d'un appartement de Prinzregentenplatz. A côté de son corps inerte, un pistolet Walther. Tout indique un suicide et pousse à classer l'affaire. Sauf qu'Angela n'est pas n'importe qui. Son oncle et tuteur légal, avec lequel elle vivait, est le leader du parti national socialiste des travailleurs, Adolf Hitler. Les liens troubles entre lui et sa nièce font d'ailleurs l'objet de rumeurs dans les rangs des opposants comme des partisans de cet homme politique en pleine ascension. Détail troublant : l'arme qui a tué Angela appartient à Hitler. Entre pressions politiques, peur du scandale et secrets sulfureux, cet événement, s'il éclatait au grand jour, pourrait mettre un terme à la carrière d'Hitler. Et faire du commissaire Sauer, chargé de l'enquête, un témoin très gênant. Dans une République de Weimar moribonde, secouée par les présages de la tragédie nazie, Fabiano Massimi déploie un roman fascinant, basé sur une histoire vraie et méconnue.
Fiorin Fabiano ; Taplin Sam ; Hawcock Dave ; Finch
Résumé : Les enfants seront captivés par les créatures étranges qui peuplent ce manoir hanté et qui animent le récit fantastique au fil des illustrations en 3D. En tournant chaque page, ils verront surgir des fantômes, des momies, des vampires, des squelettes, des loups-garous et bien d'autres monstres sympathiques.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...