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La Lumière du matin. Les Bonheurs courts - tome 1
Exbrayat Charles
ALBIN MICHEL
28,05 €
Épuisé
EAN :9782226321084
Les poings sur les hanches, les pieds solidement accrochés au sol, dans une puérile attitude de défi, Honoré regardait couler le Rhône, fier de ses quatorze ans qu'il se figurait capables de vaincre tous les adversaires que le hasard dresserait sur sa route. Quand je serai un homme, je deviendrai hussard ou dragon. J'aurai un beau costume, de grandes bottes et un sabre ! Pourquoi un sabre ? Pour aller à la guerre, pardi ! Qu'est-ce qu'on y fait à la guerre ? On y tue les ennemis du roi ! Et eux, ils disent rien, pendant ce temps ? Honoré n'avait pas songé à cette éventualité. Après un moment de réflexion, il conclut : Peut-être qu'ils me tueront moi aussi ? Alors, moi, je resterai seule ? Le garçon balança un instant entre les charges de cavalerie, dont M. de Champsauve lui avait parlé avec enthousiasme, et Marion. Il se décida pour la fillette. Eh ben, j'irai pas à la guerre. Le roi se débrouillera seul. De la mort de Louis XV à la chute de Napoléon Ier, il ne s'écoula que quarante ans. Charles Exbrayat fait revivre ces quarante années qui bouleversèrent le monde à travers le destin d'un jeune provincial, bâtard et roturier. Exploits martiaux, aventures amoureuses, luttes pour le bonheur ou pour la simple survie. Charles Exbrayat nous donne avec ce livre sensible et émouvant l'une de ses plus belles réussites romanesques.
Résumé : Jules Matrat, jeune paysan revenu de la guerre, ne veut rien oublier de cette dernière. Ni les tranchées, ni la boue, ni la mort. Très vite, il s'aperçoit qu'il ne trouve personne avec qui partager cette expérience si particulière. On l'évite, on le rabroue, on ne le comprend pas, on ne veut pas l'entendre... De quoi se plaint-il ? Il est revenu vivant, lui ! Il devrait s'estimer heureux ! Même Rose, sa fiancée, ne reconnaît plus celui qu'elle a tant aimé. Alors, Jules se fabrique un monde dans lequel il peut se souvenir de sa guerre. Et quand Rose s'éloigne, Jules, une nouvelle fois rejeté, décide de mourir. Revenu vivant de la guerre, il sera tué par les hommes, par les souvenirs, par l'incompréhension... Jules Matrat nous adresse un message fort : les ravages de la guerre ne s'arrêtent pas avec la paix retrouvée. Cette histoire très pure et terrible, où les souffrances endurées sont à la mesure du bonheur entrevu, donne aux morts de la Première Guerre Mondiale le roman qu'ils méritaient, mais plus encore aux morts de toutes les guerres, à tous ces jeunes gens fauchés dans la force de l'âge, à tous les membres de ces "générations perdues" successives.
Résumé : L'épopée napoléonienne a pris fin. L'ex-dragon de l'armée impériale Honoré Versillac - le héros de La Lumière du matin - a été lâchement assassiné, pour n'avoir pas voulu crier " Vive le Roi ! ". Le meurtre est vengé ; le petit village de Tarantaize retrouve peu à peu le calme, mais, sans la droiture du maire et du curé, sans l'énergie de la vieille Elodie, la famille d'Honoré serait réduite à la pire des misères. Ce beau roman d'Exbrayat, second tome du cycle Les Bonheurs courts, nous raconte l'enfance et la jeunesse d'Armandine, la fille d'Honoré, dont le caractère est aussi entier, aussi résolu que celui de son père. Autour d'elle, le monde s'agite, le monde change. Sous les règnes successifs de Louis XVIII le podagre et du médiocre Charles X, l'industrie se développe et l'on construit les tout premiers chemins de fer. Tarantaize découvre enfin la ville de Saint-Etienne, à peine distante de quinze kilomètres. D'autres métiers, un nouveau mode de vie, qui séduisent les campagnards et les attirent dans les ateliers. Et pourtant, la révolte gronde déjà, chez les canuts de Lyon, chez les passementiers de Saint-Etienne... Entre son désir de fidélité à la mémoire des siens et la promesse d'un autre avenir, entre sa volonté de réussite sociale et ses aspirations amoureuses les plus profondes, la jeune Armandine saura-t-elle trouver sa voie ? Ne perdra-t-elle pas le juste chemin ?
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.