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La grande tuerie des chiens. Mexico en Occident XVIIIe-XXIe siècle
Exbalin Arnaud
CHAMP VALLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9791026711230
Depuis le siècle des Lumières, des millions de chiens de rue ont été massacrés dans les villes occidentales. Eliminés à la masse, empoisonnés à la noix vomique et à la strychnine en pleine rue, noyés, électrocutés ou gazés dans les fourrières, les chiens parias n'ont guère retenu l'attention. A partir d'une découverte stupéfiante faite dans les archives de Mexico, l'auteur livre une enquête foisonnante sur l'un des premiers canicides orchestrés par les vice-rois du Mexique colonial à la fin du XVIIIe siècle. Près de 35 000 chiens ont été exterminés en quelques années dans les rues de Mexico par les gardes nocturnes. L'explication hygiéniste qui réside dans la crainte bien réelle des zoonoses ne tient pas ici : il n'y avait pas d'épidémie de rage au moment où les premières tueries furent planifiées. En s'appuyant sur une documentation inédite, Arnaud Exbalin livre une lecture policière originale des décanisations en contexte colonial. Tuer des milliers de canidés à Mexico où le chien jouait un rôle fondamental dans l'équilibre cosmique du monde n'avait pas la même portée qu'à Madrid ou à Paris où le grand partage entre nature et culture avait fait son oeuvre. Le voisinage résiste, les gardes se font insulter, certains abandonnent leur poste, les opérations doivent être suspendues avant de reprendre de plus belle. Les autorités n'en avaient jamais fini d'éliminer les canidés. L'auteur porte ensuite l'enquête de l'autre côté de l'Atlantique, dans des villes ayant connu des massacres similaires, pour élaborer un système-canicide et finalement tenter d'éclairer un phénomène méconnu de l'histoire de nos modernités urbaines : le passage d'une cité d'Ancien Régime où les hommes cohabitaient avec des animaux domestiques en liberté à la ville contemporaine où les seuls survivants d'un long processus d'éradication de l'errance animale sont les chiens de compagnie tenus en laisse et attachés à leurs maîtres. Dans ce grand livre politique se raconte une histoire de la colonisation par et avec les animaux : au centre de l'expansion européenne et de la conflictualité entre colonisateur et colonisé, les autres qu'humains, ici les chiens.
Ce livre permet de comprendre clairement et aisément le réchauffement climatique. L'auteur, enseignant, vous propose un ouvrage très pédagogique et attrayant illustré de très nombreux schémas, cartes, photos, et dessins. Après une leçon de vocabulaire pour expliquer quelques notions essentielles comme le GIEC, le CO2, l'effet de serre, etc. et un petit rappel des climats du passé, l'auteur insiste sur les conséquences dans de nombreux domaines: les banquises et les glaciers, le niveau des mers, les cyclones, les événements extrêmes, l'avenir économique du Grand Nord, les ours polaires et les phoques... Ensuite il évoque la situation en France en 2011, notamment en ce qui concerne les oiseaux, les poissons, l'agriculture, la viticulture, les arbres et les maladies avant de traiter des perspectives d'avenir de la région la plus menacée: la Camargue. Pour être bien compris de tous, l'auteur essaie de répondre aux questions que le grand public se pose, à savoir: d'où proviennent les gaz à effet de serre (GES), pourquoi continuent-ils d'augmenter régulièrement, pourquoi les hivers sont actuellement froids en France, quelles sont les menaces qui pèsent sur notre avenir et celui de nos enfants? L'auteur aborde enfin les solutions pour tenter de lutter contre ce phénomène qui risque de devenir l'un des plus terribles fléaux de notre siècle. Il s'agit de l'un des livres les mieux adaptés et les plus compréhensibles pour les enseignants, pour les élèves des collèges et des lycées et pour le grand public qui se soucie du futur de notre planète. Selon lui, il faut agir vite, très vite... avant qu'il ne soit irrémédiablement... trop tard.
Au temps de la première modernité, la "révolution judiciaire" provoque la multiplication des tribunaux, la création de nouvelles juridictions, l'augmentation du nombre des officiers de justice et l'inflation des procédures. Elle touche l'Espagne et ses possessions américaines aussi bien que les autres royaumes d'Europe occidentale. Mais si l'exercice concret de la justice se professionnalise, pour tous ses sujets le roi n'en reste pas moins la source de la justice et c'est de là qu'il tire une part de sa légitimité, de son autorité et de son prestige. Or, la distance qui sépare de l'Europe les juges des Indes, leur donne, presque toujours, une autonomie qu'ils n'ont pas dans l'Ancien Monde, une liberté dont ils profitent et souvent abusent. Peuvent-ils adapter procédures et droit aux réalités nouvelles ? Comment l'image du roi de justice cohabite-telle avec les écarts des dépositaires de la justice déléguée ? Quel contrôle peut-il avoir sur les justices coloniales ? Voilà quelques unes des questions auxquelles ces textes, issus d'une journée d'études qui s'est tenue à l'université Paris Nanterre en novembre 2017, tentent de répondre.
Ce livre permet de comprendre clairement le réchauffement climatique. L'auteur, enseignant, a écrit un ouvrage très pédagogique et attrayant, illustré de nombreuses cartes, schémas, photos et dessins. Après une leçon de vocabulaire expliquant quelques notions essentielles comme le GIEC, le carbone ou le gaz carbonique. l'empreinte écologique. El Nino et La Nina. l'effet de serre et l'albédo, l'auteur examine les causes des changements climatiques passés et aborde quelques périodes particulières comme le Petit âge glaciaire (sous Louis XIV) ou le Petit optimum médiéval (les Vikings). Il s'intéresse ensuite aux conséquences actuelles du réchauffement climatique sur les glaciers. les banquises. les animaux y vivant mais aussi sur les pays pauvres comme le Bengladesh, l'Inde, la Thaïlande, et les îles du Pacifique. Enfin il traite des conséquences en France. et plus particulièrement en Camargue, sur les différents écosystèmes et les maladies qui en découlent. Selon lui, il faut agir vite, très vite... avant qu'il ne soit irrémédiablement... trop tard.
Résumé : Plongez au coeur de l'histoire de France et redécouvrez les événements qui ont marqué notre pays au travers de ses villes et de ses villages (et peut-être même les vôtres) ! Où et quand est arrêté Jean Moulin. Où et quand est né l'art (rien que ça ! ). Où et quand Vercingétorix a déposé les armes. Où et quand est assassiné l'archiduc François-Ferdinand. Où et quand Lyon a été fondée. Où et quand Napoléon est sacré empereur. Où et quand Clovis unifie le royaume franc. Où et quand (et surtout comment) le Roi Soleil échappe à la Fronde. Où et quand commence (et finit) la guerre de Cent Ans.
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.