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HISTOIRE SECRETE DES MONGOLS. Chronique mongole du XIIIe siècle
Even Marie-Dominique ; Pop Rodica
GALLIMARD
26,90 €
Épuisé
EAN :9782070736904
L'aventure gengiskhanide est infailliblement liée à des vagues déferlantes de cavaliers, à des guerres sans merci, à des prouesses militaires mâtinées de barbare sauvagerie... Tel est bien, en effet, le point de vue que nous ont transmis les chroniqueurs chinois, persans ou européens. Libre des fioritures et des prudences de langage accompagnant d'ordinaire les récits sur la vie des souverains, l'histoire secrète nous dévoile ici les secrets et les dessous de l'histoire de l'Empereur Cinggis, notre Gengis khân. Fils de preux nomade, abandonné de tous, " nourri d'ail sauvage et de ciboule " par une mère exemplaire, capable de tuer un frère dont il ne peut souffrir l'arrogance, poursuivi par ses parents, " aînés et cadets " des lignées prétendant, comme lui, au trône, ou par des clans avides de venger des conflits ancestraux, il réussira " avec la force du Ciel et de la Terre ", entouré de quelques fidèles - alliés jurés, anciens esclaves, frères et cadet, femmes sagaces -, tout d'abord à réunir autour de lui l'ensemble des tribus mongoles et turques nomadisant sur ce vaste territoire allant du lac Baïkal à la Grande Muraille, de l'Argoun à l'Est au lac Balkach à l'Ouest, puis à établir le plus vaste empire que la terre ait porté. Forte d'un art oral qui surpasse en poésie, et souvent en rigueur, les fades annales des royaumes sédentaires, l'Histoire secrète des Mongols sait mêler dans un même souffle généalogie et épopée, rapts de femmes et vols de chevaux, chamanes et archers, conflits lignagers et conquêtes lointaines.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Tout nous indique que le XXIe siècle sera dominé par l'Asie. Une bonne façon de se préparer à ce futur est d'en chercher les racines dans le passé. Des origines des civilisations chinoise, japonaise ou indienne au XXe siècle, de Confucius et Bouddha à Gandhi, Mao ou Hirohito, ce livre nous raconte la fascinante histoire de l'Asie. La plupart des textes de cet ouvrage sont issus de La Grande Histoire du monde, le best-seller de François Reynaert.
Yutang Lin ; Jan Michel ; Bourgeois S. ; Bourgeois
Résumé : Qu'est-ce que la Chine ? Changement des mentalités ou troublante continuité ? Les Chinois sont-ils "un peuple qui n'ambitionne pas d'être à la tête du monde" ? Les nouvelles interrogations sur la Chine pourraient bien trouver quelques réponses à la lecture de ce livre qui, depuis sa publication aux Etats-Unis en 1935, demeure sans égal. Vaste fresque de toute une civilisation, La Chine et les Chinois est un livre clé sur l'individu et la société en Chine, car son auteur, Lin Yutang (1895-1976), a su puiser avec intelligence aux racines culturelles les plus profondes de son pays.
Quand on s'intéresse à l'histoire du Japon, on ne peut éviter de rencontrer de prime abord la conscience historique des Japonais. Cet imaginaire est des plus simples, se bornant à affirmer comme traits spécifiques de ce pays la continuité (un temps linéaire, sans vrai début ni fin), l'homogénéité (une sorte de totalité synchronique), et logeant dans cette association aussi bien l'État, la dynastie impériale, la population, le territoire. De fait, l'originalité du Japon tient à ce que les changements s'y inscrivent, comme naturellement, dans un cadre immobile. Quelle est pourtant la dynamique interne de ce pays qui, depuis sa préhistoire et jusqu'à la rénovation de Meiji, a su garder son unité ?
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.