Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Congo 2000. Etat des lieux
Etsio Edouard
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747507837
La crise que vit le Congo, depuis au moins un quart de siècle, est une crise de valeurs. L'équité, l'égalité, la générosité, la justice, la fraternité, l'éthique, (...) sont aujourd'hui quasi inexistantes. " Congo 2000 : état des lieux " tente de repenser, de fond en comble, l'œuvre de reconstruction du Congo. Cette recherche montre d'abord comment la décrépitude de ses valeurs sociales s'est faite, entraînant la dégénérescence de l'ensemble de sa société congolaise, avant de voir de quelle manière y mettre un terme. Elle défend aussi l'idée selon laquelle, derrière la façade représentée par la guerre implacable que se livrent, en apparence, les ethnies, se cache une vraie lutte à mort : celle des élites politiques. D'où l'intérêt et l'urgence d'entendre une autre voix : celle du peuple, meurtri par quatre décennies de tortures morales et physiques, de privations diverses dont les auteurs de ce travail collectif se font volontiers l'écho.
Outil de communication par excellence, le lingala n'a pas encore donné toute la mesure de sa vitalité. Il reste reclus à l'intérieur des frontières définies par l'administration coloniale. Par rapport au français, il demeure le parent pauvre des budgets nationaux des deux Etats du Congo. Ce qui fait de lui un concurrent mineur du français. Pourtant, en raison de sa souplesse, sa vitalité et sa musicalité, il peut devenir rapidement une langue internationale. Il faudrait pour cela créer une institution supranationale, une sorte d'Académie des langues bantu dont la mission serait, entre autres, de promouvoir cette langue. La langue interethnique, le lingala, a et doit avoir le destin d'une langue de développement. Il a déjà réussi à briser les barrières qui séparent les Mhochi, les Téké, et les Kongo. Aujourd'hui, l'audience du lingala a dépassé ses frontières traditionnelles circonscrites par le Congo Brazzaville, le Congo-Kinshasa et une partie de l'Angola. En côte d'Ivoire comme au Burkina Faso, au Gabon comme à Mayotte, dans les îles comoriennes comme dans les Antilles françaises, la musique congolaise à acquis ses lettres de noblesse. " Parlons lingala " est un document qui ne s'adresse pas seulement aux locuteurs, mais aussi à la communauté scientifique internationale, aux ONG qui travaillent directement avec la population, aux chercheurs d'universités ainsi qu'à tous ceux qui, pour des raisons diverses, cherchent à approfondir leur connaissance du lingala.
Depuis leur indépendance, les pays africains, situés au sud du Sahara, connaissent des remous et des crises politiques et socioéconomiques qui débouchent, le plus souvent, sur des guerres fratricides. L'exemple du Congo-Brazzaville, présenté dans cet ouvrage, est saisissant par sa singularité. L'autopsie de la violence au Congo-Brazzaville est, en effet, une restitution méthodique des mécanismes fondateurs et simplificateurs de ces phénomènes, analysés ici sous l'angle politique, sociologique, économique et culturel. Néanmoins, ses auteurs sont optimistes. Ils pensent que les Congolais sont suffisamment matures et qu'une redéfinition de l'orientation politique doublée d'une volonté de s'en sortir permettrait de mettre un terme à cette violence.
Le management à la française, du fait de son penchant pour l'autocratie, a fait l'objet, dans cet ouvrage, d'une analyse approfondie. En déroulant le tapis rouge au Chef à poigne, le risque pris se mesure, en effet, sur le plan individuel et collectif. Le manque de spontanéité de certains managers français, la part belle faite, ici et là, à la réflexion qui débouche souvent sur des approches fictionnelles, le rejet quasi systématique du pragmatisme, le manque de concertation à tous les niveaux de l'entreprise, sont autant de paramètres sur lesquels des progrès sont nécessaires ; d'autant que les petits chefs tiennent et tiendront le gouvernail aussi longtemps que l'appât du gain sera leur principale source de motivation.
Les recherches sur le continent d'Afrique noire, axées sur l'aspect économique, attestent toutes de sa disparition complète de la carte du commerce mondial ; celles qui portent sur sa culture tendent, certes de façon relative, à démontrer le contraire. Si les nouvelles moeurs qui apparaissent sont, sinon copiées, du moins inspirées des modèles de l'Occident, le modèle culturel traditionnel africain, lui, résiste et conserve encore quelques-uns des traits de son originalité. Ce livre montre, a travers le cas des Tékés du Conga-Brazzaville, ce qu'est cette culture, dans ses formes anciennes et actuelles. Il montre aussi le degré de souplesse de sa langue, à savoir le teké, et celui de son ouverture sur les autres langues : le mbochi, le kongo et surtout le français dont elle a su tirer un nombre impressionnant de mots.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.