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Herméneutique, phénoménologie et droit. Perspective d'Adolf Reinach
Etoundi Bibegelé Marc Kisito ; Wongo Ahanda Antoin
L'HARMATTAN
40,50 €
Épuisé
EAN :9782343011769
Adolf Reinach (1883-1917) est un philosophe juif allemand qui a innové dans la phénoménologie en général et dans la philosophie du langage juridique en particulier. La longue tradition philosophique occidentale trouve un de ses fondements dans la recherche de la vérité ; c'est pourquoi, de la codification justinienne du droit romain jusqu'aux écoles allemandes des Pandectes (565-1804), la philosophie du droit s'est tantôt limitée aux concepts, tantôt à l'esprit positiviste. Adolf Reinach, étudiant d'Edmund Husserl, nous plonge dans une nouvelle école phénoménologique qui vient innover toute la philosophie du droit. En effet, contrairement à la tradition conceptuelle ou des théories générales du droit, notre auteur est allé chercher dans les " actes sociaux " pour trouver les essences ou fondements a priori du droit. Avec lui, nous sommes dans une " ontologie sectorielle ", d'après l'expression de Bruno Romano (cf. Présentation de la traduction italienne des Die aprioschen Grundlagen des burgerlichen Rechtes : I fondamenti a priori del diritto civile, a cura di D. Falconi, cd. Giuffrè, Milan 1990, présentation de Bruno Romano). Des " actes sociaux " naissent des effets juridiques qui valent de manière universelle. C'est la raison pour laquelle il prend l'exemple d'une promesse : Versprechen qui fait naître, prétention : Anspruch et obligation : Verbindlinchkeit ou responsabilité juridique. Reinach insiste sur le caractère prénormatif du droit, car avant tout droit positif, il existe un droit antérieur qui est valable éternellement. C'est ce droit nécessaire à la formation de tout droit positif qu'il essaye de nommer dans sa théorie a priori, qui n'est pas à confondre avec celui des concepts, car il rentre dans l'essence des " êtres juridiques ". Le lien entre la phénoménologie, la philosophie du droit et la philosophie du langage se trouve dans la vérité de l'intentionnalité (visée ou Meinen), de l'énoncé linguistique et de ses effets. D'une manière sans précédent dans l'histoire du droit et de la philosophie, Reinach devancera la philosophie américaine sur sa méthode analytique par rapport à la linguistique. Il donnera à la philosophie du langage ou herméneutique, les grandes lignes ou lineamenta : Grundlagen dans un secteur bien déterminé qu'est le droit. Le but de notre recherche est de faire découvrir cette riche personnalité philosophique et juridique, qui par sa théorie a priori du droit civil, peut contribuer à l'édification d'un droit qui trouve son fondement dans la vérité de tout son langage. Elle peut aider tous les secteurs juridiques à édifier une justice équitable et entièrement orientée à une " herméneutique de la vérité ", d'après une expression chère à Gaspare, Mura philosophe italien.
Dans le domaine des saisies comme dans celui du procès, le créancier peut-il opérer des choix entre les procédés de saisies pour obtenir une exécution facile. Le droit OHADA laisse-t-il des marges de manoeuvre au créancier pour choisir les moyens les plus adéquats ? Un titre exécutoire obtenu dans un pays donné peut-il permettre une saisie dans d'autres pays de l'OHADA ? Peut-on parler d'une liberté d'exécuter et donc de saisir ? Voici les analyses théoriques enrichies d'une jurisprudence actuelle ?
L'Eglise et les religions en relation avec la communauté politique internationale sont interpellées par Giuseppe Dalla Torre Del Sanguinetto à oeuvrer ensemble en faveur de l'épanouissement de la personne humaine. Il est question de comprendre le cadre philosophique et historique dans lequel ce dialogue actif est possible, à travers le principe de la démocratie politique. Ensuite, trouver les lieux concrets d'application du principe de collaboration à travers l'école, le dispensaire, les lieux de culte, les associations etc...
L'année 2010 a consacré le début de célébration du cinquantenaire de l'indépendance des pays africains. Dans la plupart des cas, en dépit du rôle joué par les organisations syndicales dans l'émergence d'une conscience nationaliste et la conquête de l'indépendance, les dirigeants syndicaux ont systématiquement été exclus de l'organisation des cérémonies officielles de commémoration desdits événements au cours desquelles aucun de leurs faits d'armes n'a été évoqué. D'une manière générale, cette situation est due d'une part, à l'absence des organisations syndicales des processus de démocratisation en cours du fait de la faiblesse symptomatique des mouvements syndicaux dans la majorité des pays d'Afrique, et d'autre part à l'ignorance et à la mauvaise perception du syndicalisme aussi bien par les opinions publiques que par les gouvernants, toutes choses dues à l'absence de document y relatif à proprement parler, les quelques livres qui existent ne parlant du syndicalisme que de façon incidente. Le présent ouvrage se voudrait donc utilitaire, une introduction à partir de laquelle les acteurs syndicaux dans les différents pays devraient s'engager à rétablir la vérité historique sur leur mouvement syndical, et à promouvoir une réflexion prospective sur ce que celui-ci devrait être dans les prochaines années. Il devrait logiquement inspirer de nombreux autres ouvrages sur le syndicalisme dans les pays africains.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.