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Les réseaux d'établissements. Enjeux à venir
Etienne Richard
ESF
13,65 €
Épuisé
EAN :9782710114062
L'instruction obligatoire a permis un développement sans précédent de la société française jusqu'à la fin des trente glorieuses. Mais les grandes enquêtes sociologiques et les recherches récentes établissent que la massification de l'enseignement secondaire ne s'est pas accompagnée de sa démocratisation. Dès lors, se pose légitimement la question de la transformation du système éducatif. Après la tentation de la dérégulation vite abandonnée, apparaît une nouvelle idée qui fait son chemin : aux lourdeurs de l'administration, il faudrait substituer la réactivité et la souplesse d'une organisation reposant sur des réseaux. A peine sont mis en place les réseaux d'éducation prioritaire que voici d'autres formes de réseaux, officielles ou officieuses, plus ou moins pensées et maîtrisées. Avant d'abandonner une construction pyramidale qui a fait ses preuves, ne peut-on jeter un œil rapide sur son histoire, comprendre les premiers craquements du modèle centralisé, chercher à discerner la demande sociale faite à l'école et se demander comment faire d'une idée encore floue une réalité pouvant s'appliquer au quart de la nation dans une Europe et un monde en rapide évolution ?
Face aux exploits des coureurs kenyans, chacun y va de son explication. La génétique, l'altitude, les conditions de vie... Nul besoin d'être passionné de sport pour avoir envie de comprendre pourquoi les Kenyans sont si nombreux à concourir dans les compétitions internationales et presque systématiquement présents sur les marches des podiums.
La question de l'élaboration de dispositifs de formation ou d'éducation dans le monde technologique et professionnel est cruciale. Dans ce sens, la question, que souleve les auteurs de cet ouvrage est la suivante : " Quelle est la part du scientifique, du technologique et du professionnel dans les formations technologiques et professionnelles ? ". Pourrait-on étudier, comparer, discuter la part qui est donnée à chacun de ces trois éléments, par les concepteurs de plans de formations, de dispositifs mais également par les formateurs eux-mêmes lors de la mise en oeuvre ?
Etienne Richard ; Altet Marguerite ; Lessard Claud
Dans la plupart des pays, la formation des enseignants s'inscrit dans un double mouvement de multiplication des stages de terrain et d'exécution d'une commande confiée à l'université. À elle de prendre la responsabilité de cette formation tout en faisant les apports scientifiques indispensables. Par l'augmentation dia proportion d'expérience de terrain, on vise une professionnalisation accrue de la formation. De plus, l'intensification de la formation universitaire (ou plutôt l'élévation du niveau universitaire) est considérée comme indispensable pour assurer la maîtrise des savoirs à enseigner et des savoirs pour enseigner. Dans le cadre des universités qui ont réalisé cette intégration depuis des décennies et de celles qui le font ou vont le faire, nous commençons par dresser un bilan critique des efforts nécessaires pour former des enseignants efficaces et professionnels, c'est-à dire réflexifs et critiques. Nous étudions les transformations de l'université nécessitées par la prise en charge de la formation des enseignants et les questions encore non résolues de ce chantier ouvert depuis une trentaine d'années. Pour accueillir et organiser des formations professionnelle, l'université traditionnellement vouée à l'accroissement de savoirs et à leur diffusion se voit contrainte de résoudre de nombreux problèmes. Elle a su mettre en place des solutions mais elles dressent parfois de nouveaux obstacles dans la diffusion des savoirs professionnels. Le recours à l'université se justifie quand elle sort de cette crise en s'appuyant sur ses qualités propres, à commencer par la proximité de la recherche et de l'enseignement. D'où les réponses historiques, organisationnelles, formatives et heuristiques que cet ouvrage collectif apporte à ces questions.
La pédagogie Montessori considère l'enfant avec toutes ses potentialités, faisant le pari que chacun peut se développer et apprendre si on lui offre un environnement et les outils adéquats. Ni élitiste, ni contraignante, encore moins individualiste, cette pédagogie promeut, au contraire, la personnalisation des apprentissages. Enseignante en maternelle depuis plusieurs années, Marguerite Morin partage, dans ce livre, son expérience et montre qu'il est tout à fait possible de mettre en place la pédagogie Montessori à l'école publique. Elle offre des pistes à tous ceux qui voudraient se lancer dans la même aventure. Elle répond aux questions concrètes que les enseignants se posent : emploi du temps, budget, relations avec les collègues, nombre d'élèves... Mais surtout, elle fait le lien entre la pédagogie Montessori et les récents programmes officiels, afin de répondre aux exigences de l'Education nationale. Des fiches pratiques présentent pas à pas plus de 60 activités Montessori, toutes illustrées de photos d'élèves en situation. Véritable guide pratique, cet ouvrage accompagnera l'enseignant qui souhaite changer de posture et mettre en place la pédagogie Montessori dans sa classe. Des outils téléchargeables en ligne sont un complément indispensable pour bien démarrer : plans de séquences thématiques détaillés séance par séance, fiches de suivi, document d'évaluation, vidéos de vie de classe...
Les expériences de "classe inversée" apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les "classes traditionnelles", on "fait cours" à l'Ecole avant d'envoyer les élèves "travailler" chez eux, dans les "classes inversées", le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Etre intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable "pédagogie de l'activité", garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la "classe inversée" une véritable "pédagogie alternative". Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...
La façon de considérer l'erreur dans l'apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années. On est globalement passé d'une conception négative donnant lieu à sanction à une autre, où les erreurs se présentent plutôt comme indices pour comprendre le processus d'apprentissage et comme témoins pour repérer les difficultés des élèves. Sans nier qu'il existe des erreurs liées à l'inattention ou au désintérêt, l'auteur montre avec précision qu'il est possible de s'appuyer sur les erreurs commises pour renouveler l'analyse de ce qui se joue dans la classe et pour mieux fonder l'intervention pédagogique. Ainsi identifie-t-il, en s'appuyant sur de nombreux exemples, huit types d'erreurs pour le quelles il propose médiations et remédiations. Mettre l'erreur au coeur des apprentissages dépasse largement la sphère technico-didactique pour questionner le sens des activités scolaires. Cela peut être angoissant pour les enseignants mais n'est peut-être pas si étranger qu'il y paraît à la question de la violence à l'école.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.