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Quelques essais de littérature
Etiemble René
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070213931
Par sa vigueur et sa combativité, Etiemble aura été le grand réveilleur de la littérature comparée. Le présent essai en est une nouvelle preuve. On y trouve des réflexions sur la tradition et l'innovation. Une critique de l'européocentrisme. Des groupes de textes qui nous parlent de la littérature du Japon, de la Chine, du monde malais, du monde arabe, de la Turquie, de la Hongrie, de la Russie, de l'Afrique, de l'Allemagne, du Portugal, de la Suisse Romande, de la Wallonie, et même de la France, ce qui est l'occasion d'une nouvelle offensive contre le franglais. Par une dérision proche du désespoir, Etiemble nous livre ses deux derniers textes dans ce qu'il appelle "le français de l'avenir", autrement dit l'anglais. Le dernier s'intitule "This is my best". Il est difficile de rassembler en un livre tant de science, tant de variété dans les connaissances, mais aussi tant d'indignations, d'imprécations, de saintes colères. Ce recueil d'une rare richesse permet de situer à leur vraie place un grand nombre d'auteurs non européens, autant dire inconnus en France.
Le Supervielle que je présente aujourd'hui, j'aimerais qu'il apparût tel que je le conçus : un essai aussi objectif que possible, et pourtant un livre d'amitié, de reconnaissance. Parce que j'ai découvert dans Supervielle que la poésie naît aussi bien du règlement raisonné que du raisonné dérèglement de tous les sens, parce que j'ai rappris chez lui qu'une poésie discursive est possible, voire souhaitable, peut-être même qu'il n'y a point de poésie sans discours, parce que mille autres choses, j'aimerais que ce livre d'amour aidât quelques jeunes poètes à retrouver, également distant du langage bestial où nous nous avachissons, et du langage divin auquel naïvement aspirent tant de vaticinants erratiques, le seul langage digne d'eux : celui de l'homme. Celui de Jules Supervielle". Etiemble.
Résumé : Pour une bibliothèque idéale se veut le guide facile et sûr pour aborder puis approfondir l'oeuvre des classiques français et étrangers de tous les temps. En plus d'un essai critique confié au spécialiste le mieux qualifié, noter collection est la seule à offrir, entre autres, l'analyse de chacun des ouvrages de l'auteur traité, le répertoire le plus complet des jugements portés sur l'homme et sur l'oeuvre, suivis d'une abondante bibliographie. C'est l'instrument de travail indispensable que tout étudiant, tout lettré se doit de posséder.
Voici les critiques littéraires d'Etiemble. A côté d'études consacrées à des auteurs tels que Nizan, Maurice Sachs ou Jean Prévost, Cocteau ou Romains, on trouvera de substantiels exposés concernant des écrivains plus anciens : Lawrence d'Arabie, Balzac ; et de véritables pages d'histoire de la littérature. Avec une remarquable impartialité qui n'exclut pas la passion, Etiemble brosse de vastes tableaux des littératures américaine ou soviétique contemporaines. Ces vues d'un des esprits les plus lucides et les plus indépendants de notre temps constituent un apport précieux à la culture, et l'on ne sait s'il faut admirer plus Etiemble pour son érudition ou pour son esprit critique.
Résumé : "Ce cinquième tome d'Hygiène des lettres - où je m'occupe de l'art entre tous malaisé : celui d'écrire en prose - sera, c'est juré, le dernier de la série. C'est pourquoi, notamment, j'ai choisi dès longtemps de l'appeler C'est le bouquet ! Au feu d'artifice du 14 juillet, quand j'étais gosse et que de toutes parts les cris fusaient : "C'est le bouquet !", je me sentais malheureux. La fête allait donc s'achever pour un an. Elle s'achève cette fois pour toujours. De même que le bouquet désigne les gerbes de fusée qu'on tire, afin de finir en beauté, la cinquième partie de ce volume est composée de nombreuses petites fusées, aussi jolies qu'il est en mon pouvoir : bouquet d'un bouquin qui, d'autre part, doit être considéré dans son entier comme le bouquet de ma série de pétards. Dans Poètes ou faiseurs ?, je me bornais à dire au vers libre son fait. Ici j'ose écrire que Proust est un auteur intelligent, qu'il n'était pas plus bergsonien que Benda, qu'en revanche il exerçait un art fortement marqué de raison et de raisons. Cent blasphèmes aussi horribles. Pensez donc ! A Robbe-Grillet, je préfère Yassu Gauclère, à La Princesse de Clèves, le Francion. J'ose prétendre que Diderot professait l'athéisme dès les Pensées philosophiques mais que Breton garda toujours la nostalgie d'un autre monde. Le type même du livre à ne pas lire, si l'on veut briller dans le monde". Etiemble.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.