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PEAUX DE COULEUVRE
Etiemble René
GALLIMARD
9,15 €
Épuisé
EAN :9782070222582
André Steindel, dont on avait suivi la trouble adolescence dans L'Enfant de choeur, est devenu un étudiant. Cet étudiant doit devenir un homme. C'est cette lente transformation, cette ascension souvent pénible, coupée de chutes et de rechutes, qui font le sujet des cinq livres de Peaux de couleuvre, dont les trois premiers sont contenus dans ce volume. Entier, passionné, inquiet, voulant paraître tout savoir et se sentir au moins l'égal de ceux qu'il envie pour leur science, leur goût ou simplement leur richesse, André se heurte à la vie, boude ou se révolte, pour aussitôt se soumettre. Etiemble nous le fait suivre au quartier Latin, avec ses amis des grandes écoles, en compagnie de jeunes filles dont certaines sont l'objet de dérisoires tentatives amoureuses. Il découvre la musique, la peinture, les bonnes manières, le plaisir du luxe. Chaque jour il s'élève davantage, il apprend un peu plus, mais toujours poursuivi par la crainte de son hérédité, par la crainte aussi de la guerre qui le pousse aux aventures politiques. Ainsi, de degré en degré, et laissant sur chacun d'eux une partie de lui-même comme une peau de couleuvre, André approche de ce sommet de soi-même où le coeur, enfin mis à nu, palpite au vent du ciel.
Voici les critiques littéraires d'Etiemble. A côté d'études consacrées à des auteurs tels que Nizan, Maurice Sachs ou Jean Prévost, Cocteau ou Romains, on trouvera de substantiels exposés concernant des écrivains plus anciens : Lawrence d'Arabie, Balzac ; et de véritables pages d'histoire de la littérature. Avec une remarquable impartialité qui n'exclut pas la passion, Etiemble brosse de vastes tableaux des littératures américaine ou soviétique contemporaines. Ces vues d'un des esprits les plus lucides et les plus indépendants de notre temps constituent un apport précieux à la culture, et l'on ne sait s'il faut admirer plus Etiemble pour son érudition ou pour son esprit critique.
Résumé : " "Tout homme de quarante ans, toute femme de trente, s'ils ont aimé ou vécu, voyez leur corps balafré de cicatrices : les plus douloureuses, les invisibles, se cachent à l'intérieur. Au lieu de tuer son partenaire, l'amant, par maladresse, la femme, par cruauté, presque toujours se bornent à le blesser. Je m'exerce à deviner quel endroit de mon corps si vulnérable fatalement par vous souffrira : quand, comment, pourquoi frapperez-vous ? je l'ignore ; mais je sais que vous frapperez. Ainsi soit-il ! A-t-il vécu, celui qui meurt indemne ?" Ainsi pense Jean, le héros du récit, au début de sa longue passion pour Mayotte. Il sera exaucé : onze ans plus tard elle frappera en effet, mais pour se revancher d'un coup qu'il lui porta parce qu'elle lui faisait par trop de bien. Echec ? ou réussite ? Pour plaire, je devrais suggérer que j'ai voulu écrire, comme tout le monde, un roman de l'échec. Je mentirais : il s'agit bien d'une réussite. Tout au plus, de l'échec d'une réussite. J'ai assez bien connu les héros de cette passion pour affirmer qu'elle rendit heureux, à un point qu'ils qualifiaient d'inadmissible, ce couple qui ne parlait de soi qu'en s'appelant "nous un". Journaliste aussi engagé dans l'histoire que dans la chair, Jean ne put éviter ni la bombe d'Hiroshima, ni le calvaire des personnes déplacées, ni les horreurs du fachisme chinois, ni la crise du Maghreb, ni toutes les plaies de l'Egypte. Pourtant, ce qui lui importait plus que tout, c'était ce qui dépendait de lui, de sa volonté d'être heureux contre toutes les raisons qui le destinaient au malheur. Heureux, oui , avec la plus méprisable des créatures, ou du moins la plus méprisée : une métisse de Caraïbe, de nègre et d'Indien, une de celles qu'on appelle aux Antilles une "échappée-couli". Quoique le héros "se défie du romanesque", il avoue un jour à son amie : "Si j'étais autre chose qu'un pauvre diable de petit grand reporter, comme j'aimerais illustrer mon pays par un vrai roman d'amour !" Au lecteur de décider si mon ami a réussi l'échec de sa réussite." Etiemble.
Résumé : Pour une bibliothèque idéale se veut le guide facile et sûr pour aborder puis approfondir l'oeuvre des classiques français et étrangers de tous les temps. En plus d'un essai critique confié au spécialiste le mieux qualifié, noter collection est la seule à offrir, entre autres, l'analyse de chacun des ouvrages de l'auteur traité, le répertoire le plus complet des jugements portés sur l'homme et sur l'oeuvre, suivis d'une abondante bibliographie. C'est l'instrument de travail indispensable que tout étudiant, tout lettré se doit de posséder.
"Les bibliographies, d'ordinaire, ça ne se lit pas. Il m'a donc semblé piquant d'en écrire une, et de la vouloir amusante. J'ai fait en sorte qu'on pût la lire dans le bon sens, et même à rebours, à la façon d'un roman policier ; aussi, qu'on y pût jouer ainsi qu'au jeu de l'oie. Toutefois, je ne saurais trop en déconseiller l'usage à ceux qui, pour mieux servir Rimbaud, n'ont su ou n'ont voulu que desservir son culte". Qand j'écrivais ces lignes, en 1954, je me demandais si vraiment ça se lirait, une bibliographie. Ma foi, oui, puisque voici une réimpression revue et augmentée, cependant que le dernier tome du Mythe, L'Année du Centenaire, en forme lui aussi de bibliographie analytique et critique, est en cours de réimpression. On n'a donc trouvé jusqu'ici que deux moyens d'obtenir un public : le meilleur, se faire ennuyeux au possible (ce dont je voudrais bien n'être pas trop capable) ; le moins bon, être bien amusant, ce qui me paraît un peu plus méritoire, encore que moins sublime. [... ]" Etiemble.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.