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José Marti (1853-1895). Les fondements de la démocratie en Amérique Latine
Estrade Paul
INDES SAVANTES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782846544351
Le Héros National de Cuba, qui a donné sa vie pendant la guerre d'indépendance contre le pouvoir colonial de l'Espagne, est bien plus que l'ultime Libertador du XIXe siècle. Bien plus aussi que l'immense écrivain qui a renouvelé la poésie et la prose hispaniques. C'est un homme de notre temps par son oeuvre et son exemple, son écriture éblouissante et sa pensée anticipatrice. Il appartient pleinement à l'Amérique Latine. Face à l'expansionnisme de l'Empire - l'autre Amérique -, il a proclamé la nécessité et l'urgence pour "Notre Amérique" - celle qui va du Rio Bravo à la Terre de Feu -, de proclamer sa seconde Indépendance et de se mettre en marche dans l'unité pour construire un monde neuf, de dignité, de justice, de solidarité et de démocratie, " avec tous et pour tous ". A mi chemin entre Simón Bolívar et Che Guevara, José Martí est ainsi une des figures les plus novatrices et emblématiques de la pensée latino-américaine contemporaine. Il inspire depuis ses origines la Révolution Cubaine. La perception du caractère universel de sa démarche éthique et de sa quête démocratique s'amplifie. L'analyse de ses idées économiques, sociales et politiques, en rapport avec son action révolutionnaire, fait l'objet de cet ouvrage, déjà " classique ", de Paul Estrade. Il est repris ici tel qu'il a été publié à Paris en 1987, et tel qu'ensuite, traduit en espagnol, il a été publié à Aranjuez en 2000 et à La Havane en 2015. Quelques pages de prologue, qui en soulignent son intérêt toujours actuel, et quelques pages de bibliographie réactualisée, sont les seuls ajouts apportés à cette réédition.
Severiano de Heredia est un personnage politique de la IIIe République, méconnu à ce jour. Sa carrière a été assez longue puisqu'il est élu Conseiller du quartier des Ternes dès 1873, Président du Conseil Municipal de Paris en 1879, soit en fait Maire de Paris, puis député de Paris en 1881, et enfin ministre des Travaux publics en 1887. Radical progressiste, laïque, libre-penseur, franc-maçon, il défend l'école publique, prône la formation continue, se montre même écologiste puisqu'il se passionne pour la voiture électrique. Les Parisiens ont donc choisi pour les représenter quelqu'un venu d'ailleurs et dont l'apparence physique ne prêtait pas à équivoque. Et si quelques quolibets et articles racistes ont émaillé sa carrière, ils n'ont pas empêché le public et ses amis politiques de l'apprécier à sa juste valeur et de lui confier des responsabilités de manière durable. L'intelligentsia cubaine et des écrivains noirs dans le monde entier le reconnaissent: il est temps aujourd'hui d'apprécier la modernité de ce personnage attachant qui a démontré qu'exercer des responsabilités en étant né à l'étranger, et de couleur, était déjà possible dans la France du XIXe siècle.
Sefil Marc ; Estrade Paul ; Fernandez Robaina Toma
Juan Gualberto Gómez a fortement marqué l'histoire de Cuba au tournant des XIXe-XXe siècles. Né libre de parents esclavisés, journaliste talentueux et farouche défenseur de la cause des Noirs cubains victimes de discrimination raciale en ces temps, il demeura sa vie durant un ardent patriote : c'est lui qui, au signal de José Martí, lança la révolte de 1895 initiant la guerre cubano-hispano-étasunienne à l'issue de laquelle, en 1898, l'indépendance de l'île vis-à-vis de la métropole espagnole fut acquise. Deux fois condamné à l'exil en Espagne par le pouvoir colonial, le leader noir embrassa toutefois les thèses du nationalisme cubain dès son premier exil à Paris entre 1869 et 1876. Cet ouvrage retrace l'éclosion de son patriotisme, arrosée des péripéties personnelles mais aussi des évènements parisiens de la fin du Second Empire et des débuts de la IIIe République.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.