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La postmémoire à l'oeuvre. Art et traumatisme politique à travers les générations
Estay Strange Verónica
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037041906
Les traumatismes collectifs, éprouvés individuellement par les victimes, se transmettent-ils à leurs descendants ? Les enfants de personnes torturées gardent-ils quelque trace de la torture ? Si oui, qu'en font-ils ? Le terme " postmémoire " , proposé par Marianne Hirsch (Columbia University), désigne ce phénomène. On en développe ici une théorie générale, en examinant la postmémoire à l'oeuvre, et surtout en explorant la manière dont elle fait oeuvre. Le travail de la postmémoire au sein de la création est ainsi l'objet de ce livre. L'analyse d'une centaine d'oeuvres littéraires et de productions artistiques en lien avec les dictatures d'Amérique du Sud (Argentine, Chili) et d'autres régions géopolitiques permet d'en dégager le modèle dans le champ de l'esthétique contemporaine. Cette recherche est ancrée dans une expérience vive : celle d'une fille de survivants de la dictature chilienne, et nièce d'un responsable de crimes contre l'humanité
Le livre est conçu comme un journal de bord, agencé par semaine de travail et illustré de pictogrammes dépeignant les rouages souvent pénibles de chaque procédure. Semaine 40, lundi : - J'avais oublié de te dire : tu as été nommé change manager. Tu pars demain en formation à Genève. Notez la forme impersonnelle " tu as été? " Le Directeur de la Performance Opérationnelle m'a arrêté dans le couloir pour m'annoncer la nouvelle comme s'il s'agissait d'un détail. Il ressemble aux consultants qui sévissent actuellement dans l'usine. Même look d'agent d'assurance. Même retenue dans le comportement. Un sourire d'hôtesse d'accueil. Le cadre modèle, sans aspérité, sans épaisseur, un cadre en deux dimensions. Pour lui, cette nouvelle est sûrement un détail. Il n'a personne à envoyer, alors il me missionne sous couvert d'une nomination bidon. Peu importe que je vienne de rentrer d'une formation sur Paris le jour même et que je doive repartir au pied levé. Si j'étais quelqu'un de normal, ma première réaction aurait été de faire part de mon vif agacement devant si peu de ménagement. Si peu de management. Mais il y a déjà bien longtemps que j'ai appris à ne plus réagir à chaud. Jamais. (?) A mesure que j'observe mes congénères, une question grandit dans mon esprit. Est-ce que je me fonds dans ce beau monde ? A quelle catégorie suis-je apparenté ? Seule vérité incontestable : du haut de mes 32 ans, je me sens sacrément jeune par rapport à la moyenne d'âge autour de la table. Avant 30 ans, c'est trop tôt, nous sommes encore de jeunes couillons n'ayant pas appris à la fermer. Après 37 ou 38, c'est trop tard : plus assez influençable, plus assez mobile, trop cher. (?) Le directeur de la performance démarre la réunion par une mind map. Ce terme peut évoquer quelque chose d'intelligent, mais en fait, il n'y a rien de plus bête. Il s'agit d'écrire un mot sur un paperboard ou un tableau et d'y noter tous les autres mots auxquels il vous fait penser. Le directeur de la performance écrit donc : PERFORMANCE (?) Dans chaque phrase, on utilise au moins deux ou trois abréviations dont j'arrive plus ou moins à deviner le sens. Sans surprise, on switch en anglais à tout bout de champ : on ne réduit pas, on stretch / on ne surveille pas l'heure, on timekeep / on n'a pas de données, on a des inputs / une machine n'est pas facile à utiliser, elle est user friendly. Dans le monde de la production, la plupart des concepts viennent du Japon (de Toyota, pour ne pas citer de marque). De fait, on parle aussi japonais, ce qui aboutit à des dialogues détonants que n'auraient pas reniés des clubbers sous ecstasy?
Un monde dénudé du sens, où des formes apparaissent, se dégagent peu à peu de l'inanité, replongeaient dans l'inconnu, se structuraient derechef à un autre niveau et se tissaient en un univers ordonné. J'étais ébloui." C'est ainsi que Denis Bertrand décrit l'expérience du langage qui lui a procurée la découverte de la sémiotique, à travers les travaux d'A.J Greimas. Le présent recueil est placé sous le signe de cette image dont on ne peut s'empêcher de constater le rapprochement avec la description que l'on pourrait donner de la mer. La mouvance des formants, le glissement des mots (leur impropriété), l'instabilité des instances (énonçantes, les scintillements à la surface (figurative) du texte : autant de problématiques que seul un regard marin saurait identifier. Ce livre confirme et prolonge l'intime conviction que c'est avant tout par le sensible, et par ses manifestation figuratives - toujours mouvantes, parfois éblouissantes-, que l'on aperçoit du sens à l'horizon.
Résumé : Formuler une stratégie au sein d'une entreprise, afin de se positionner dans un secteur et assurer sa survie, ou mieux son développement, semble une proposition de bon sens. Pourtant, force est de constater que la plupart des responsables conduisent les entreprises au mieux en imitant les autres, au pire pour leur propre intérêt et celui de leurs réseaux. On observe donc parfois des mouvements stratégiques incongrus, comme des fusions/acquisitions pour renforcer la position d'une équipe dirigeante, sous couvert d'une pseudo recherche d'économies d'échelles et de renforcement d'une position concurrentielle incertaine. On trouve également le développement de nouvelles activités dont la logique principale est de conforter l'égo du décideur. Fort de ce constat, et dans un contexte où les hommes et la planète ont besoin de davantage de considération, cet ouvrage propose une approche critique des méthodes et des outils de la stratégie. Au fil des chapitres, les sens du lecteur sont éveillés. Il fait preuve d'un meilleur discernement quant aux choix de ceux qui conduisent les affaires. Les idées développées dans cet ouvrage s'appuient sur les expériences et les recherches des auteurs. Elles contribuent à faire prendre conscience que le monde tourne mieux quand les responsables d'entreprises, petites et grandes, prennent des décisions plus responsables vis-à-vis des plus humbles et compatible avec la sauvegarde de l'environnement.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.