Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les inadmirables. Essai sur l'art (forcément) peu subtil de la bêtise
Essono Tsimi Eric
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037033727
De nombreuses publications portent une attention croissante à la bêtise. Ces études ont majoritairement été menées par les intellectuels des pays occidentaux, souvent en l'associant à la prospérité et à la société de consommation. Ce livre aborde la notion de "bêtise radicale" en Afrique. L'auteur retranscrit en termes culturels ce qui était auparavant perçu comme des diagnostics pathologiques. Il explore en profondeur les oeuvres de figures littéraires telles que Pepetela, Chinua Achebe, Mohammed Mbougar Sarr et Achille Ngoye, en problématisant un embarras, un refus de comprendre, une absence de sens et un penchant au ricanement. La critique sociale fine et l'analyse culturelle rigoureuse d'Essono Tsimi ébranlent et rafraîchissent toutes les grilles de lecture d'un espace subsaharien marqué par sa diaspora, et riche en intersections et en influences.
Comment, dans les espaces francophones, en arrive-t-on à gérer la saturation de causes contradictoires autour de la race, de l'ethnicité, de la république ou de la communauté ? Cet ouvrage examine, plutôt qu'un hypothétique ressentiment antifrançais, le possible sentiment antifrancophone et ses élans sous-jacents. Le propos est politique, spéculatif et puise dans l'inépuisable actualité, la littérature africaine, l'histoire postcoloniale et la sociologie.
Rabah est un seigneur de guerre et trafiquant d'esclaves né au Soudan, mort en Afrique Centrale. Il a régné au XIXe siècle sur l'empire du Bornou et a été défait à la bataille de Kousséri par les Français. Tué et décapité, ce qu'il reste de sa tête se trouve encore au Musée de l'Homme en France. Ce n'est pas cette histoire officielle que Morena, fille de Sarahounya, partage dans ce roman d'histoires d'une Afrique en construction à l'orée du XXe siècle.
Éric est amoureux, et comme sous l'emprise d'une drogue. Ses sentiments sont une forme d'aliénation quand ils sont illustrés par sa passion dérivative pour la divine Cléa, qui représente l'inaccessible, le paradis perdu, le Canada. Ils sont un moyen d'enracinement quand ils se présentent sous les traits de la modeste Monica, image de la déchéance, du désenchantement, et du Cameroun, anagramme inattendue d'amour.
Cet ouvrage présente pour la première fois une archéologie anthropo-biologique et philosophique des rapports du mythe, de l'écriture et de la technique. Confrontant ses résultats aux théories les plus reconnues de la communication et des médias, il détermine les limites de leur validité. Comparant le désir pragmatique de communication au phénomène mythique, A. Eyene Essono dégage, à la suite de G. d'Humboldt, la prosopopée verbale comme fondement sensible et intellectuel du rapport de l'être humain au monde. Le mythe active ce rapport en se traduisant directement en perceptions, en actions et en actions consommatoires. Ce rapport se clive de lui-même avec l'apparition de l'écriture. Celle-ci coupe ce rapport pragmatique du vivant au monde de ses racines référentielles et s'implante comme monde autoréférentiel à la place du monde réel. La restitution de la complétude de ce rapport a lieu dans l'insertion de la parole dans l'histoire : dans le récit, comme l'avait vu P. Ricoeur. Mais le récit se clive lui-même dans l'historiographie qui invente l'archive comme lieu présumé d'une objectivité historique. Cette reconstruction de la phylogenèse préhistorique et historique de l'être humain s'achève par les analyses du phénomène d'abstraction numérique du langage, où la pensée se trouve dépotentialisée, et de la photographie, où s'opère la résurgence du récit. L'idéologie de l'agir communicationnel se trouve ainsi relativisée dans sa visée comme dans ses effets, ce qui permet d'intégrer, de confirmer ou d'invalider par l'anthropobiologie les diagnostics des théoriciens des médias.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.