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L'impossible alternance au pouvoir en Afrique centrale. Bénin, Cameroun, Congo, Gabon et Sénégal
Essono Nguema Jean-Marc
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296120174
Si le début des années 1990 est marqué par la légalisation du multipartisme dans de nombreux pays d'Afrique noire, vingt ans après, force est de constater que contrairement à ce qui se passe en Afrique de l'Ouest, l'opposition en Afrique centrale, éprouve toujours d'énormes difficultés à accéder au pouvoir. Qu'est ce qui explique cette différence de situation et comment peut-on y remédier ? Telles sont les questions auxquelles se consacre cet ouvrage. Dans celui-ci, l'auteur effectue une étude comparative du déroulement de la compétition électorale dans ces deux régions d'Afrique. Afin de mieux cerner la lutte pour la conquête du pouvoir, l'auteur mobilise des connaissances de terrain, des faits sociaux, ainsi que des données de sociologie politique et de science politique. Il démontre que les difficultés rencontrées par l'opposition lors de la compétition électorale sont généralement orchestrées par une classe dirigeante hostile à l'éventualité d'une alternance, et termine son analyse en formulant une série de propositions susceptibles de faciliter un renouvellement pacifique et démocratique de la classe dirigeante au Cameroun, au Congo et au Gabon.
Depuis Ferdinand de Saussure, les linguistes n'ont cessé d'élaborer des méthodes toujours plus rigoureuses et des théories toujours plus explicites. Tout en montrant les liens étroits qui existent entre la linguistique et d'autres sciences humaines comme la géographie, l'histoire, la sociologie et la psychologie, l'ouvrage décrit de façon synthétique et raisonnée les principales sciences du langage : phonétique, phonologie, morphologie, lexicologie, sémantique et syntaxe.
La loi camerounaise "portant code de la nationalité" est un objet juridique insolite. Il s'agit bien d'une loi, un peu moins d'un code. Promulguée en 1968, cette loi mérite d'être précisée en plusieurs de ses termes. Le temps d'une refondation est venu, mais guère le temps d'une consécration textuelle du principe de la double nationalité. Pour l'auteur, la nationalité camerounaise est l'une des plus réceptives et faciles à acquérir. Et le "code de la nationalité" de 1968 est assurément l'un des plus permissifs au monde. Cette réflexion s'ouvre sur la nécessité de définir et de construire la nationalité camerounaise et se clôt sur l'inéluctabilité d'une évolution à pas comptés. Contrairement à ce qui se dit, la double nationalité n'est pas systématiquement interdite par les textes nationaux, elle n'est nulle part nommée par le législateur camerounais ; de ce point de vue, elle est survalorisée dans le débat politique et l'urgence de s'aligner sur les modèles occidentaux ne se pose absolument pas, surtout que les flux migratoires indiquent qu'il faut justement, si l'on veut juguler la saignée du capital humain, agir à l'encontre de ce qui se pratique ailleurs.
Pour espérer se nommer littérature, la littérature doit encore être repensée dans l'étendue de ses œuvres et dans son champ de production critique et théorique, dans la totalité de ses activités au sens bourdieusin d'un lieu de tensions, de forces, de turbulences, de crises et de confrontations des intérêts à travers le champ symbolique activé par la production de ses textes de fiction et ses travaux critiques. Seul un tel contrat de lecture autorise l'institution littéraire et la conforte. C'est qu'il n'y eut jamais de littérature que lorsque celle-ci était sans cesse questionnée, pensée et repensée, étudiée, configurée et reconfigurée comme attestation du temps, de la subversion des connaissances dominantes, par la critique, la théorie et de plus en plus, par la philosophie. "
Cet ouvrage présente pour la première fois une archéologie anthropo-biologique et philosophique des rapports du mythe, de l'écriture et de la technique. Confrontant ses résultats aux théories les plus reconnues de la communication et des médias, il détermine les limites de leur validité. Comparant le désir pragmatique de communication au phénomène mythique, A. Eyene Essono dégage, à la suite de G. d'Humboldt, la prosopopée verbale comme fondement sensible et intellectuel du rapport de l'être humain au monde. Le mythe active ce rapport en se traduisant directement en perceptions, en actions et en actions consommatoires. Ce rapport se clive de lui-même avec l'apparition de l'écriture. Celle-ci coupe ce rapport pragmatique du vivant au monde de ses racines référentielles et s'implante comme monde autoréférentiel à la place du monde réel. La restitution de la complétude de ce rapport a lieu dans l'insertion de la parole dans l'histoire : dans le récit, comme l'avait vu P. Ricoeur. Mais le récit se clive lui-même dans l'historiographie qui invente l'archive comme lieu présumé d'une objectivité historique. Cette reconstruction de la phylogenèse préhistorique et historique de l'être humain s'achève par les analyses du phénomène d'abstraction numérique du langage, où la pensée se trouve dépotentialisée, et de la photographie, où s'opère la résurgence du récit. L'idéologie de l'agir communicationnel se trouve ainsi relativisée dans sa visée comme dans ses effets, ce qui permet d'intégrer, de confirmer ou d'invalider par l'anthropobiologie les diagnostics des théoriciens des médias.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.