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Jean-Baptiste Pompallier
Essertel Yannick
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204109697
Souvent l'actualité permet de réinterroger l'Histoire : pourquoi en 2002 une délégation de Néo-zélandais venait-elle chercher la dépouille en France de Jean-Baptiste Pompallier ? Un " hikoi " ou pèlerinage, arrivé des antipodes repartait avec la dépouille du premier vicaire apostolique d'Océanie occidentale pour lui assurer une sépulture dans l'église de Motuti, lieu de sa première implantation et berceau de la foi catholique pour les Néo-zélandais. S'intéresser à cette figure importante du renouveau missionnaire français du XIXe siècle, c'était se donner, en tant qu'historien, l'occasion de repenser l'histoire missionnaire à nouveaux frais avec une approche transdisciplinaire et une problématique autour du triple rapport mission, culture et colonisation. L'historien et chercheur Yannick Essertel nous offre à lire, selon Philippe Boutry, " une enquête rigoureusement informée, ouverte à la géopolitique, à l'histoire et à l'anthropologie, autour de la trajectoire d'un homme dont la démarche, les succès et les échecs éclairent à nouveaux frais l'histoire de la diffusion du christianisme à l'âge de la première mondialisation, de la rencontre des cultures et de la construction des identités religieuses dans le monde colonial ". En s'appuyant sur de nombreuses sources actualisé (en France, à Rome, et en Nouvelle-Zélande), l'auteur renouvelle pour cette nouvelle édition, non seulement la connaissance du fait missionnaire en Océanie, mais aussi tout un pan de l'histoire missionnaire grâce à une approche originale et pluridisciplinaire.
Quel beau livre il y aurait à écrire sur le rôle du diocèse de Lyon dans l'histoire missionnaire. " Ainsi s'exprimait Georges Goyau en 1935. Le célèbre historien de la mission soulignait l'intérêt de l'approche régionale. Au début du XIXe siècle, le renouveau missionnaire du diocèse de Lyon [départements de la Loire et du Rhône] doit beaucoup à l'Œuvre de la propagation de la foi fondée par Pauline Jaricot en 1822. Les Annales publiées par cette œuvre ont entretenu un climat de ferveur qui a favorisé l'éclosion de centaines de vocations missionnaires, dont près de la moitié sont issues du monde rural. Ce fut la pépinière des congrégations nées dans le diocèse - Pères maristes, Frères maristes des écoles, Frères du Sacré-Coeur, Société des missions africaines, Sœurs de Jésus-Marie, Sœurs missionnaires de Notre-Dame-des-Apôtres... L'ouvrage de Yannick Essertel s'inscrit dans le renouveau des études menées ces dernières années concernant l'expansion du christianisme. Outre la précocité du mouvement missionnaire lyonnais, il révèle l'existence de multiples réseaux familiaux qui facilitèrent les vocations religieuses, en synergie avec les paroisses, les écoles congréganistes, les séminaires. En un siècle et demi, deux mille prêtres, frères et religieuses essaimèrent sur tous les continents. Leur apostolat multiforme illustre un certain mode d'insertion du message évangélique dans les cultures les plus diverses.
Spécialiste d'histoire des Missions, Yannick Essertel s'est demandé comment les missionnaires ont évangélisé les peuples au cours de vingt siècles d'histoire. Partaient-ils sans méthode, sans instructions à appliquer ? La découverte de directoires et de traités de missionnaires, proposant des conseils pédagogiques pour évangéliser, apportaient un début de réponse. Or, la comparaison de ces textes a révélé l'existence d'une pédagogie en deux étapes : l'insertion du missionnaire dans la culture, et la mise en place d'une pastorale d'inculturation. Cet essai s'efforce de retracer la formation de cette pédagogie à travers vingt siècles, en partant de l'Apôtre Paul et en s'appuyant sur divers traités d'évangélisation. En 1659, théorisée par les Instructions de la propaganda Fide, elle sera recommandée par de nombreux papes du début du XXe siècle. Dans la préface, Claude Prudhomme, explique que "dès la première prédication apostolique, se met en mouvement une logique d'inculturation qui n'est pas simplement une habile adaptation aux sociétés d'accueil mais un effort pour penser le message chrétien à partir et à travers de multiples cultures. Et si le concept d'inculturation s'est imposé seulement dans le dernier tiers du XXe siècle, il rend compte d'une préoccupation qui traverse toute l'histoire des missions". Yannick Essertel est Docteur-HDR en histoire. Il a été qualifié Professeur des Universités. Chercheur associé au CREDO UNMR 7803, CNRS-AMU-EHESS, il enseigne l'histoire et la géopolitique. Ses recherches portent sur la rencontre entre le christianisme et les cultures aux XIXe et XXe siècles .
L'Evangile annoncé aux "sauvages". - Ils sont partis aux quatre coins du globe partager l'Evangile avec les Papous ou les Maoris. Les missionnaires ont ainsi vécu parmi les tribus dont ils ont appris la langue et partagé les coutumes. Ils ont défendu leurs ouailles contre les méfaits de la colonisation et lutté contre l'esclavage. Archéologie. A Karnak, sur un mur du temple d'Amon, Champollion déchiffre les noms de villes israélites conquises par le pharaon Sheshonq Ier. Pour lui, qui vient de résoudre l'énigme des hiéroglyphes, c'est la première fois qu'un épisode biblique est confirmé par une source extérieure. Culture. Amateurs d'art, les papes de la Renaissance ont sauvé bien des chefs-d'oeuvre du monde antique. On les admire aujourd'hui dans le musée Pio Clementino. Arrêt sur images. Pour les coptes, l'Egypte est la nouvelle Terre sainte accueillant la Sainte Famille en fuite devant Hérode. Ils sont plus d'un million de pèlerins à se rassembler en août. Patrimoine. Rencontre avec le père Gautier Mornes, secrétaire des Etats généraux du Patrimoine religieux, l'enquête nationale qui s'achève fin 2024. Déjà, une grande tendance se dégage : le besoin de formation au patrimoine religieux.
Résumé : Ce tout-en-un propose une préparation complète aux épreuves d'admissibilité et d'admission des concours (externe, interne, 3e voie) et de l'examen professionnel d'agent de maîtrise territorial. Tout ce que le candidat doit savoir pour réussir les épreuves des concours et de l'examen professionnel d'agent de maîtrise territorial : résolution d'un cas pratique ; problèmes d'application en mathématiques ; vérification des connaissances techniques ; entretien avec un jury. Il propose une préparation complète grâce à : des plannings de révision ; une méthode avec les bons réflexes à adopter ; les connaissances indispensables ; plus de 75 exercices corrigés ; 10 sujets d'annales (sessions 2013 et 2015) corrigés dans la perspective et avec les exigences du concours.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.