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Godard et la société française des années 1960
Esquenazi Jean-Pierre ; Marié Michel
ARMAND COLIN
41,40 €
Épuisé
EAN :9782200340346
Dans le paysage culturel en pleine ébullition d'une France en très résistible gésine de sa modernité, la Nouvelle vague impose ses idéaux, ses raisons et ses oeuvres : Quand on se plaint de l'omniprésence de la culture américaine, Truffaut ou Godard louent le cinéma hollywoodien, et À bout de souffle traduit le cri du coeur d'une jeunesse française qui ne pense pas encore à se révolter. Le jeune Jean-Luc Godard fait aussitôt référence pour ceux qui font le choix du désir et s'abandonnent aux mythes de la vie moderne, de Marilyn à Brigitte Bardot, de Presley à Halliday, de la 4 CV à la DS 19. Pourtant, en quelques années, tout change : Godard répudie la nouvelle société, se pose en ennemi d'Hollywood et en homme de gauche, et déclare ne plus faire de cinéma que pour une minorité. Que s'est-il passé ? Godard et la société française des années 1960 examine ce moment-clé où se cristallise la répudiation définitive de la culture industrielle par les tenants de la culture classique : nous n'aimerons pas la télévision, après avoir détesté le jazz, le roman policier et le cinéma américain. Et ce refus n'aura plus rien de " populaire ". En rendant compte de l'inventivité dont témoigne Godard dans chacun de ses films, en disséquant les modalités de la libre intégration par l'auteur de Pierrot le fou de tout ce que le temps lui apporte, en suivant aussi la trajectoire emblématique d'un acteur du champ culturel finalement tenu d'en assumer la logique imparable, ce livre nous en dit long sur ce que furent les espoirs et les impasses d'une génération. Jean-Pierre Esquenazi, professeur à l'université Lyon 3, est l'auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma et la télévision : Télévision et démocratie - Le politique de la télévision française (1999) ; Hitchcock et l'aventure de Vertigo (2001) ; L'Écriture de l'actualité (2002).
La " politique des auteurs " inventée, par François Truffaut et ses amis rédacteurs des Cahiers du cinéma, a permis de faire basculer définitivement le cinéma dans le domaine de l'art : pas tout le cinéma certes, mais au moins le cinéma d'auteur, celui qui est conçu et réalisé par une personne unique, un artiste, un Hitchock, un Rossellini ou... un Truffaut. Cette conception du film a gouverné notre idée du cinéma, celle à laquelle presque tous les cinéphiles du monde ont adhéré : toute culture cinématographique est d'abord celle des grands auteurs du cinéma. Peut-être le moment est-il venu de s'interroger sur une représentation à ce point dominante. Le cinéma lui-même nous y invite: il est si évidemment une tâche collective et une entreprise marchande qu'il est difficile d'en rester à l'image du réalisateur génial et solitaire. Cet ouvrage prend le parti de sonder le cœur de la politique des auteurs, ses ressorts secrets, sa pensée ultime. Les auteurs Nathalie Heinich, Jean-Pierre Esquenazi, Richard Begin, Vincenz Herliger, Germain Lacasse remplissent cette tâche chacun à sa façon : l'ensemble de leurs textes dessine assez bien le cadre intellectuel de la " politique des auteurs ". En conclusion, Pierre Sorlin tente de reconstruire une notion dont il n'est bien entendu pas question de se passer mais à laquelle il faut sans doute reconnaître de nouveaux contours.
Les textes rassemblés explorent notamment deux questions. La première concerne la série comme "tout" , comme objet singulier : comment parler de l'unité d'un objet aussi morcelé, comment le saisir comme une oeuvre achevée ? La seconde touche à une éventuelle spécificité des séries : peuvent-elles se prévaloir d'une qualité narrative et esthétique distincte d'autres objets narratifs, romans, films, bandes dessinées ? De nombreux exemples sont proposés : Six Feet Under, Breaking Bad, 24 heures chrono, Battlestar Galactia, Law and Order, et bien d'autres sont examinées.
Que fait le film au spectateur ? D'abord il l'entraîne dans son mouvement, il le conduit vers ses espaces et ses personnages. Le spectateur s'y inscrit, y prend corps. Et il devient le dépositaire du film, sa mémoire : si le film peut évoquer son propre passé, s'il peut jouer avec ses propres formes, les renouveler, c'est bien parce que le spectateur est là qui se souvient de ce passé et de ces formes. Ainsi le film se construit en construisant son spectateur. S'il élabore des espaces et des temps, ce n'est pas pour édifier des positions et des postures pour que le spectateur puisse, au propre, s'y retrouver : nous nommons configurations d'espaces- temps un tel ensemble d'espaces, de temps, de positions et de postures. Mais un film ne s'y réduit pas : il en est, bien plutôt l'histoire. Et le spectacle auquel il nous fait assister, c'est bien celui de la construction d'une temporalité, d'une certaine façon de vivre le temps.
Résumé : Phénomène de société autant que médiatique, les séries ont littéralement explosé sur nos écrans depuis une dizaine d'années. De secondaires, elles sont devenues bien souvent le principal "programme d'appel" de la télévision. Suivies avec passion par toutes les classes et tous les âges de la population, les séries télévisées font désormais partie intégrante de nos sociétés. Cet ouvrage, premier en son genre, cherche à comprendre ce phénomène culturel et artistique exceptionnel en en présentant les racines économiques et culturelles mais aussi en révélant les mutations qu'il a entraînées dans le système de production et les modes d'écriture. A travers de très nombreux exemples, de Star Trek à Six Feet Under, de Mission : Impossible à Sex in the City... Sont ici analysées et commentées ces nouvelles formes narratives et esthétiques qui mettent en scène des mondes complexes et s'attachent à révéler des personnalités en prise directe avec notre temps.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Singly François de ; Giraud Christophe ; Martin Ol
Résumé : Comment faire de la sociologie ? Comment réaliser une analyse sociologique d'un fait de société ? A partir de terrains qui leur sont familiers, une vingtaine de sociologues expérimentés montrent comment ils font de la sociologie. En partant d'expériences ordinaires de la vie ("je joue au foot" ; "je deviens ingénieure" ; "je lis des BD" ; "je sèche des cours"), ils révèlent la manière dont ces expériences peuvent faire l'objet d'analyses sociologiques. Dix-sept exemples variés permettent de se familiariser avec les étapes du raisonnement sociologique : illustrant les trois grandes variables sociologiques (sexe, âge et position sociale), ils indiquent comment articuler questionnement, concepts et enquête de terrain. Rompant avec une approche académique et abstraite, ce manuel dont il s'agit ici de la troisième édition, enrichie d'un chapitre inédit propose une nouvelle manière d'apprendre à faire de la sociologie. Avec lui, les étudiants et les lecteurs curieux disposeront de tous les outils utiles à l'apprentissage de la démarche sociologique.
Résumé : Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle. L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications "sociétales" s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles. Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum...
Résumé : Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet. Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ? Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.
Résumé : Une rétrospective unique, illustrée de plus de deux cents photographies ; une vision inédite de l'homme de cinéma qui a écrit parmi les plus belles pages de l'histoire du septième art, devant et derrière la caméra ; une carrière légendaire.
Résumé : "Nous voulons que ce livre soit à la hauteur de ce qu'a été Romy Schneider, de ce qu'elle est, de ce qu'elle représente. Nous voulons que les lecteurs soient bouleversés par sa grâce et sa beauté, par la vie qui se dégage d'elle malgré les drames qui l'ont frappée, par l'évidence de son talent, par la richesse de son parcours et de ses rencontres. Nous voulons la montrer belle, vivante, contemporaine." Jean-Pierre Lavoignat
« J'avais un sentiment étrange, l'impression d'être deux personnes à la fois. L'une d'elles était Norma Jeane, l'orpheline fille de personne. L'autre était quelqu'un dont j'ignorais le nom. Mais je savais où était sa place. Elle appartenait à l'océan, au ciel, au monde entier... » Elle voulait qu'on la regarde. Mal aimée, étouffée, violée, abandonnée, l'enfant brune et bégayante nommée Norma Jeane Mortensen était prête à tout pour sortir de l'ombre et taire ses blessures. Jusqu'à devenir Marilyn Monroe (1926-1962), créature artificielle, blonde publique, surgie après neuf heures de maquillage et de décoloration. Jusqu'à se laisser dévorer par elle.