Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Syd Barrett le rock et autres trucs
Espitallier Jean-Michel
MOT ET LE RESTE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782360542376
Membre fondateur de Pink Floyd dont il est le principal auteur et compositeur jusqu'au premier album The Piper At The Gates Of Dawn, Syd Barrett est viré du groupe en 1968 en raison de sa consommation excessive de drogues et d'une santé mentale inquiétante, à vingt-deux ans. Certains disent que le Floyd ne peut exister sans lui, d'autres que son éviction permettra au groupe de trouver le son qui le rendra célèbre. Dans un style unique, drôle et érudit, Jean-Michel Espitallier en dresse un portrait fantasque, cherchant davantage à comprendre les mécanismes qui créèrent la légende de Syd Barrett. II parle de Syd bien sûr, mais aussi de lui-même et de leur vraie-fausse rencontre, des années soixante et soixante-dix, du rock et de ses mythes, de Rimbaud, des fans, de la jeunesse éternelle et son besoin constant de réinvention.
Récit-documentaire écrit en résidence dans l'agence Ciclic Centre-Val de Loire, autour de films d'archive sur les us et coutumes dans les villages à travers le vingtième siècle, de la première guerre mondiale aux grandes grèves de 1995. Le texte est ponctué d'images et de codes QR qui renvoient aux films d'archive. Un partenariat avec l'agence Ciclic Centre-Val de Loire. /// Extrait (p. 9) : /// Alors au départ, c'est un peu compliqué. C'est un peu compliqué parce qu'il y a le jeu des alliances, des mésalliances, des combines et des intérêts, et parce qu'il y a la comédie des généalogies royales, lignages, protocoles, valse des étiquettes, et les mélis-mélos de toute sorte, et c'est quand même un peu compliqué à cause des micmacs et des copinages, renvois d'ascenseur, savonnages de planches, pas mal compliqué aussi avec tous ces empilements de hiérarchies militaires enjolivées de plumes, pompons, breloques, esprit chevaleresque avec des canons de 105, et parce qu'il y a les paquets d'histoire avec dedans les bisbilles ancestrales, et à cause des bricolages politiques, tripatouilles industrielles, calculs de banquiers, virgules, pourcentages, bookmakers avec la Légion d'honneur, et parce qu'il y a les jongleurs sur cartographie et les tireurs de plans sur la comète, et tout ça se met à glisser comme au patinage artistique sur un tapis de frontières qui soudain ne satisfait plus personne.
J'ai cru rendre service aux amateurs de belles-lettres en publiant les textes qui vont suivre, convaincu que leur lecture serait d'un grand bénéfice à ceux qui auraient l'heur de s'y abandonner. [...] Que va-t-on lire, au juste? Pas un roman - encore que l'on y rencontre des personnages et des actions violentes, un peu d'amour et peu d'idées -, ni bien sûr un poème - en dépit de quelques vers, de quelques rimes et d'un peu de musique, lesquels, parfois, pourraient faire illusion -, et pas plus un essai, une tragédie, un livret d'opéra, un petit traité, que sais-je encore, mais bien plutôt et plus précisément un fatras de choses écrites qu'il m'a paru intéressant de livrer au public." Je dois toutefois au lecteur, qu'impatiente sans doute une très saine et fort compréhensible curiosité, deux ou trois explications sur les circonstances qui m'honorent d'être le préfacier de ce terrible livre, lequel nous est parvenu par des voies escarpées et, je l'avoue, à la faveur de très excentriques et très exceptionnels hasards. Que je vous raconte... ""
Résumé : Après l'anthologie Pièces détachées qui présentait une trentaine de poètes de l'extrême contemporain, Caisse à outils livre aujourd'hui le mode d'emploi pour remonter les pièces. Cet essai invite à une exploration des territoires les plus saillants de la poésie contemporaine en France, en cartographie les courants, analyse les tendances fortes et donne des pistes afin que chacun puisse se repérer dans cet univers foisonnant et incroyablement vivant. Qu'est-ce que la "modernité négative" ? Où en sont la poésie sonore, la performance, les écritures à contraintes ? Qui sont les fils de Dada ? Où se situent le rock, le slam, la chanson ? Quels sont les outils, les formes et les techniques de la poésie contemporaine ? Autant de questions qui trouvent sous la plume joyeusement impertinente et très informée de Jean-Michel Espitallier de nombreux éléments de réponses.
Résumé : "Putain, putain, c'est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens !" En 1983, Arno Hintjens, alors leader de T.C. Matic, exprime sur fond de rock bruitiste la jubilation éprouvée à mêler les styles et les langues, le blues et la new wave, l'anglais, le flamand et le français. L'Ostendais a longtemps rêvé d'Amérique et de Swinging London, s'essayant aux sons des autres avant d'assumer le cosmopolitisme particulier formé par le croisement de ses influences et de ses origines, trouvant là sa voix et la reconnaissance. En groupe puis en solo, le chanteur ne s'interdit rien, rock agressif et java, reprise des "Filles du bord de mer" d'Adamo, pochettes mêlant les corps et leurs couleurs, paroles surréalistes ou crues, toujours sur un fil intense et sincère. Fruit d'années de recherches et de nombreux entretiens, Arno, putain, putain, une biographie propose le récit de cette carrière unique.
Résumé : Entre "Mirza", "Le téléfon" ou "Le sud", Nino Ferrer a illuminé les années soixante en recréant un rhythm'n'blues à la française, puis s'est lancé dans les années soixante-dix dans une musique ambitieuse guère éloignée du rock progressif. Cas à part dans l'univers musical français, il est un paradoxe à lui seul : rares sont les artistes à avoir bénéficié d'une telle notoriété, en ayant connu une aussi longue traversée du désert. Il a choisi de bâtir sa carrière en coupant tous les ponts avec le show-business, en s'exonérant de la charge qui incombe à un artiste populaire. A partir des interviews données par Nino Ferrer, de rencontres avec sa famille et des témoins essentiels, cet ouvrage retrace le parcours d'un homme libre et replace son oeuvre dans la grande histoire de la pop music au-delà des classiques.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.