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Les premiers pas dans la vie de l'enfant d'Afrique noire. Naissance et première enfance
Erny Pierre
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782738400543
Les croyances et pratiques qui entourent l'attente de l'enfant, sa venue au monde et son accueil parmi les hommes sont toujours particulièrement significatives. Le groupe familial et social est comme mobilisé autour du nouveau venu, car c'est son propre avenir qui se joue là. Il projette sur lui ses conceptions de la nature et du destin humains. Il s'interroge sur la personnalité de celui qui n'est encore qu'un "étranger" qu'il faut progressivement apprivoiser et intégrer. Il le soumet à un traitement représentatif de sa hiérarchie des valeurs et de sa psychologie profonde, qui s'expriment autant au travers d'une symbolique rituelle que d'une orientation des techniques de puériculture. Au moment de sa première édition, le présent ouvrage cherchait à faire le point des connaissances relatives à la petite enfance en Afrique noire. Depuis lors, certes, bien des éléments sont venus compléter et affiner la perception que nous avons de ces choses. Mais la présentation qui est faite ici et les hypothèses qui sont émises n'ont rien perdu de leur actualité.
Résumé : Le geste qui consiste à tracer sur soi une croix est sans doute aussi ancien que le christianisme lui-même, mais la manière de s'y prendre a varié au cours des siècles, sans qu'on sache exactement à quels moments se situent les tournants majeurs et quelles en ont été les motivations. Le présent ouvrage essaie de retracer cette évolution. Mais il sera surtout attentif aux significations qui s'attachent à ce geste, à la symbolique dont il est porteur, qu'elle soit spécifiquement chrétienne ou qu'elle prenne ses racines au niveau d'archétypes universellement humains.
Des enseignants, des proches et d'anciens étudiants de l'Institut d'Ethnologie de Strasbourg ont abordé sous la direction de Pierre Erny, chacun sur le terrain et dans l'optique qui lui sont propres, le thème de l'habitat et plus spécifiquement de l'habitation en Guyane (D. Maurel, E. Navet et C. Aubert), sur les hauts plateaux argentins (L. Bugallo), au Maroc (M.-A. Kleiser-Corbetta et Kh. Kajaj), en Mongolie (I. Bianquis-Gasser), chez les "Alsaciens" de Castroville au Texas (J. Erny), dans la région paludière de Guérande (Ph. Guillou), à Strasbourg à la fin du siècle dernier (M.-N. Denis), sur les canaux et fleuves de l'Est de la France (J. Kuhne et D. Vogeleisen).
Parmi les sciences de l'éducation, l'ethnologie est rarement citée ; pourtant le matériel accumulé sur les peuples les plus différents et par des chercheurs de toutes tendances est considérable. L'auteur montre que quelle que soit la conception que l'on a de la discipline, quel que soit le niveau d'analyse auquel on se place, il est toujours possible de procéder, en ethnologue ou en anthropologue, à une analyse d'un type particulier de ce phénomène social fondamental qu'est l'éducation. Car il n'est pas de société, il n'est pas de culture qui n'invente pour transmettre les valeurs qu'elle juge essentielles, et ainsi se survivre à elle-même, des moyens et des techniques de socialisation plus ou moins bien adaptés au but poursuivi. L'ethnologue est plus particulièrement attentif aux aspects informels et inconscients de cette médiation éducative, d'une part entre générations, d'autre part, entre culture et personnalité.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.