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Michel Foucault
Eribon Didier
FLAMMARION
12,00 €
Épuisé
EAN :9782081218000
A sa parution en 1989, cinq ans après la mort de Foucault, cette biographie fut internationalement saluée comme un événement. Explorant les archives inédites, Didier Eribon y restituait magistralement les mille visages, connus et inconnus, d'un philosophe dont toute l'oeuvre peut se lire comme une insurrection contre la violence des normes et de la normalité. Captant la singularité d'un homme énigmatique et d'une pensée passionnément critique, il la réinscrivait dans ses différentes époques et dans ses multiples dimensions - philosophique, politique, sexuelle... - pour proposer une vaste fresque de la vie intellectuelle française de la deuxième moitié du XXe siècle. Cette nouvelle édition, entièrement remaniée, est largement augmentée de nombreux éléments concernant les relations - positives ou négatives - de Foucault avec Georges Dumézil, Louis Althusser, Jacques Derrida, Pierre Bourdieu, ou encore Simone de Beauvoir... Elle revient également sur les rapports de Foucault à la sexualité ou aux drogues. Qu'est-ce qu'une existence philosophique? Comment un geste théorique s'ancre-t-il dans l'expérience vécue? Telles sont les questions que cet ouvrage entend à nouveau poser, afin de rendre au geste foucaldien et à son héritage leur radicalité.
En publiant il y a cinq ans une biographie de Michel Foucault, Didier Eribon avait voulu retracer l'itinéraire d'un homme et de son oeuvre, mais aussi et surtout inscrire l'histoire de cet homme et de sa pensée dans l'histoire plus large de la vie intellectuelle française des années d'après-guerre. Cette biographie fait aujourd'hui référence. Mais son succès même, en France et à l'étranger (16 traductions), a provoqué de nombreuses discussions. Ce nouveau livre répond aux critiques et s'interroge : qu'est-ce qu'écrire la biographie d'un philosophe ? à quelles conditions peut-on faire l'histoire d'une oeuvre, d'une trajectoire intellectuelle ? quel rôle attribuer à l'expérience personnelle dans le travail d'un philosophe qui présentait ses livres comme des fragments d'autobiographie ? quelle place à l'homosexualité dans une oeuvre qui s'achève sur une histoire de la sexualité? C'est la première partie. Mais il convenait aussi de mettre en évidence qu'on ne peut comprendre un itinéraire sans le replacer dans une perspective réellement historique, autrement dit sans inscrire le parcours individuel et théorique de Foucault dans le jeu de ses rapports _ multiples et parfois contradictoires, faits de rencontres, d'affinité, d'opposition _ avec des hommes et des travaux qui lui sont " contemporains ". D'où la série de chapitres, qui constituent le corps du livre, au coeur desquels se trouvent Georges Dumézil, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Georges Canguilhem, Roland Barthes, Jacques Lacan, Claude Lévi-Strauss, Louis Althusser, etc. Au bout du compte, à travers cette construction en miroirs, cet ouvrage dessine la carte des principales régions de notre paysage intellectuel. Outre la première biographie de Michel Foucault (Flammarion, 1989), Didier Eribon a publié plusieurs livres, dont deux volumes d'entretiens (avec Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss) et Faut-il brûler Dumézil ? (Flammarion, 1992).
Résumé : Dans A la recherche du temps perdu, Proust développe une théorie de l?homosexualité, largement inspirée de la psychiatrie de l?époque. Or, non seulement elle ne s?applique pas à certains personnages dont on apprend qu?ils sont "homosexuels", mais Charlus lui-même ne cesse de tenir des propos qui la contredisent. La théorie est ainsi déconstruite au fur et à mesure qu?elle est construite. Il en va de même chez Genet, où l?on voit toutes les théorisations démenties par les pratiques réelles. Pourtant, cette instabilité générale de la théorie reste prise dans les cadres fixés par les normes et les notions obsessionnellement rappelées du "masculin" et du "féminin". Il s?agit dès lors de comprendre comment les pratiques "subversives" et les discours "hérétiques" peuvent à la fois constituer d?importants "contre-discours" et "contre-conduites", tout en laissant intact le système du genre et de la sexualité, et donc en participant à sa perpétuation. Comment penser dès lors la transformation sociale et politique, si ce n?est en portant le regard sur la reproduction de la structure qui s?opère à travers l?opposition toujours rejouée entre normes et contre-normes ? Et en insistant sur ce qui permet d?échapper à cette logique pour rouvrir la temporalité historique que tendent à fermer les "verdicts sexuels" qui façonnent les individus malgré eux ?
Résumé : Le 5 juin 2004, le maire d'une petite commune du sud de la France mariait un couple d'hommes, déclenchant une étonnante prolifération de discours et mettant en crise aussi bien le Parti socialiste que les diverses obédiences de la psychanalyse. Didier Eribon, qui fut, avec un groupe d'intellectuels et de juristes, à l'origine de cette mobilisation en faveur de l'égalité des droits, retrace ici la chronique au jour le jour de ce mouvement citoyen et des réactions qu'il a provoquées. Mais il interroge également l'histoire du rapport des homosexuels au mariage et au couple, en relisant notamment les ?uvres de Gide, Jouhandeau, Yourcenar ou Gertrude Stein. Il éclaire d'un jour nouveau certains textes de Sartre ou de Genet. Il s'attache à réactualiser l'héritage des années 1970 en le mettant en résonance avec les enjeux de notre temps. Si bien que, entrecroisant le récit politique, la confidence biographique et l'analyse théorique, il offre au lecteur une contribution intellectuelle de premier plan, en même temps qu'il propose une éthique radicale fondée sur le principe de générosité, c'est-à-dire ouverte à la multiplicité des identités et des aspirations, et accueillante à l'innovation sociale et culturelle.
Résumé : Paru en octobre 2009, Retour à Reims a rencontré un écho considérable et suscité de très nombreux débats. Didier Eribon entreprend ici d'approfondir le récit et les réflexions qui s'entrecroisaient dans son précédent ouvrage, devenu un classique. La société assigne des places. Elle énonce des verdicts, qui s'emparent de nous et marquent nos vies à tout jamais. Elle installe des frontières et hiérarchise les individus et les groupes. La tâche de la pensée est de mettre au jour les mécanismes d'infériorisation et les logiques de domination et de reproduction sociales. Didier Eribon nous convie à un véritable renouvellement de l'analyse des classes, des trajectoires, des identités et du rôle central et ambivalent des institutions (notamment le système scolaire, la justice, la politique...). Pour lui, seule une démarche qui place au centre de ses préoccupations le problème des déterminismes par lesquels nos vies sont régies peut nous permettre d'ouvrir la voie à une politique de l'émancipation.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)