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MICHEL FOUCAULT ET SES CONTEMPORAINS
ERIBON DIDIER
FAYARD
24,25 €
Épuisé
EAN :9782213593364
En publiant il y a cinq ans une biographie de Michel Foucault, Didier Eribon avait voulu retracer l'itinéraire d'un homme et de son oeuvre, mais aussi et surtout inscrire l'histoire de cet homme et de sa pensée dans l'histoire plus large de la vie intellectuelle française des années d'après-guerre. Cette biographie fait aujourd'hui référence. Mais son succès même, en France et à l'étranger (16 traductions), a provoqué de nombreuses discussions. Ce nouveau livre répond aux critiques et s'interroge : qu'est-ce qu'écrire la biographie d'un philosophe ? à quelles conditions peut-on faire l'histoire d'une oeuvre, d'une trajectoire intellectuelle ? quel rôle attribuer à l'expérience personnelle dans le travail d'un philosophe qui présentait ses livres comme des fragments d'autobiographie ? quelle place à l'homosexualité dans une oeuvre qui s'achève sur une histoire de la sexualité? C'est la première partie. Mais il convenait aussi de mettre en évidence qu'on ne peut comprendre un itinéraire sans le replacer dans une perspective réellement historique, autrement dit sans inscrire le parcours individuel et théorique de Foucault dans le jeu de ses rapports _ multiples et parfois contradictoires, faits de rencontres, d'affinité, d'opposition _ avec des hommes et des travaux qui lui sont " contemporains ". D'où la série de chapitres, qui constituent le corps du livre, au coeur desquels se trouvent Georges Dumézil, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Georges Canguilhem, Roland Barthes, Jacques Lacan, Claude Lévi-Strauss, Louis Althusser, etc. Au bout du compte, à travers cette construction en miroirs, cet ouvrage dessine la carte des principales régions de notre paysage intellectuel. Outre la première biographie de Michel Foucault (Flammarion, 1989), Didier Eribon a publié plusieurs livres, dont deux volumes d'entretiens (avec Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss) et Faut-il brûler Dumézil ? (Flammarion, 1992).
A travers la rumeur qui accuse Georges Dumézil d'avoir été un pronazi, l'auteur pose le problème suivant : est-il légitime d'interpréter en termes politiques des livres à caractère scientifique ?
Philosophe et historien des idées, Didier Eribon est l'auteur, entre autres, d'une célèbre biographie de Michel Foucault (Flammarion, Champs), traduite en dix-sept langues. Son dernier ouvrage, Retour à Reims, a connu un grand succès (Fayard, 2009 et Champs, 2010).
L'irruption sur la scène publique, culturelle et politique de l'affirmation homosexuelle a entraîné, au cours des dernières années et à l'échelle internationale, une prolifération de discours sur la définition même de l'homosexualité, et soulevé tout un ensemble de problèmes théoriques, sociologiques, philosophiques: qu'est-ce qu'un homosexuel aujourd'hui? qu'est-ce qu'une identité? qu'est-ce qu'une mobilisation politique?Didier Eribon propose ici une série de réflexions qui se déploient selon trois axes. D'abord une analyse de l'expérience vécue, dans laquelle il s'efforce de ressaisir comment une place infériorisée est assignée aux homosexuels dans la société et comment leur subjectivité s'en trouve marquée. Il s'efforce ensuite de restituer quelques étapes cruciales de la constitution de l'identité gay moderne au XIXe siècle, à la fois dans la littérature et dans la culture populaire. Il étudie alors comment le procès d'Oscar Wilde mit un terme provisoire à l'émergence de cette prise de parole, et comment il en alimenta par la suite les résurgences (chez Gide et Proust notamment). Enfin, il s'attache à commenter les textes de Michel Foucault sur toutes ces questions en s'interrogeant sur ce que peut être une « culture gay » aujourd'hui.Comment les gays peuvent-ils reformuler eux-mêmes leurs propres personnalités, dans un geste toujours recommencé d'écart par rapport aux normes? Telle est finalement la préoccupation autour de laquelle s'articulent les trois parties de ce livre.
La littérature et les différents domaines de la réflexion théorique ont souvent été des champs de bataille où les dissidents de l'ordre sexuel ont cherché à faire entendre leurs voix. Ce sont quelques-uns des moments de ce grand affrontement que Didier Eribon entend restituer ici, à travers des lectures de Gide et de Jouhandeau, de Foucault et de Dumézil notamment. Mais il décrit également comment les pensées novatrices ou hérétiques peuvent rester engluées dans les valeurs dominantes (comme chez Gide) et même, parfois, cohabiter chez un même auteur avec un discours réactionnaire voire raciste (comme chez Jouhandeau). C'est de cette complexité qu'il s'agit de rendre compte dans ce livreCes discours " hérétiques " doivent bien sûr affronter la résistance acharnée des tenants de l'orthodoxie sociale et des défenseurs de l'ordre sexuel, toujours prompts à les renvoyer à la " folie " ou à la " perversion ", à les accuser de " mettre en péril les fondements de la civilisation ", comme on le voit, de manière quasi caricaturale, chez des idéologues comme Lacan et Mounier, et chez leurs héritiers. Il faut alors donner toute sa force à l'affirmation de Barthes selon laquelle " dans ce qu'il écrit, chacun défend sa sexualité ". Ce livre se veut un plaidoyer en faveur de la pensée critique, de l'" hérésie ", une incitation à élargir l'espace de la liberté et des modes de vie possibles face à tous les conformismes, à toutes les pensées rétrogrades et répressives, qu'elles s'avancent sous le masque de la morale, celui de la Raison ou celui de la Science
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.