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L'Etat Indépendant du Congo. 1885-1908, d'autres vérités
Ergo André-Bernard
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343016221
A plus d'un siècle de distance, les archives de l'Etat Indépendant du Congo émergent lentement de l'ombre et l'histoire de ce pays doit être réajustée, affinée et réinterprétée. Cette région, qui avait surgi de l'Antiquité et dont aucun pays ne voulait, sera offerte de manière irréfléchie, par quatorze grandes puissances de l'époque, une association géographique, un non-pays, dont le président était Léopold II. Mais il apparut très vite que cette contrée possédait le privilège particulier de pouvoir fournir tout ce que les nations industrialisées du début du XXe siècle étaient prêtes à acheter à n'importe quel prix : les minerais du miracle géologique du Katanga ou le caoutchouc de l'immense et riche forêt hyperhumide. Les grandes puissances ne pouvaient pas renier leur signature, mais dès que la traite des Noirs vers l'océan Indien fut stoppée et que le chemin de fer fut opérationnel, elles allaient, à la veille de la première guerre mondiale, créer par individus interposés toute une panoplie d'intrigues.
Entre 1878 et 1890 une seule compagnie s'établira au Congo et y créera quatre filiales. Est-ce pour générer plus de diversité et de concurrence que le roi incitera et aidera les milieux d'affaires anversois à créer 7 autres sociétés avant la mise en activité du chemin de fer en 1898 ? Toujours est-il qu'à partir de ce moment, la doyenne, la C.C.C.I, va s'opposer violemment aux desseins économiques du souverain. Les compagnies, pour l'essentiel des comptoirs commerciaux, seront créées après la liaison par train de Matadi à Kinshasa. Elles n'excéderont jamais une soixantaine d'unités ; 13% d'entre elles disparaîtront pour faillite, et une dizaine fusionneront au Kasai, sous la pression de la C.C.C.I, laquelle participera activement avec l'Etat au début de la mise en valeur du Katanga. En parallèle à ces travaux, l'Etat mettra en place l'embryon de l'organisation d'un État moderne, un service médical, une justice écrite ordinaire et militaire, une force de police, des routes, des transports, des communications, des services agricoles et forestiers, le cadastre, une flotte, les douanes, la poste, la monnaie, deux ports de mer et, en collaboration avec les missions, un embryon d'enseignement primaire. Durant 30 années, 12 000 expatriés dont 8 000 Belges participeront à cette mise en valeur, pour les trois quarts d'entre eux dans le Bas Congo. Ce livre, abondamment illustré (une centaine de photos d'époque), est un témoignage de leurs réalisations jusqu'à la reprise de l'État Indépendant du Congo par la Belgique en 1908.
La seconde guerre mondiale va modifier profondément les rapports entre les expatriés et les autochtones dans la colonie et l'attitude du roi va désorganiser l'entente jusque-là parfaite des trois piliers de la colonisation, l'administration, les missions et les entrepreneurs qui prendront parti. Pour la première fois depuis 1885 la Belgique est battue et la Force publique engagée loin de la colonie (Ethiopie, Nigeria, Moyen-Orient et Asie) va ramener dans celle-ci une autre vision du monde et de la place qu'y occupe la Belgique. L'effort de guerre exigé du Congo par les alliés va mettre littéralement à genoux les populations noires et blanches qui devront supporter en plus le financement du gouvernement belge en exil à Londres, celui des délégations diplomatiques de la métropole dans les différents pays ainsi que les ukases économiques des alliés. Les pays victorieux, les Etats-Unis et la Russie vont bénéficier auprès des élites congolaises d'une aura particulière dont ils vont habilement user pour asseoir leur main mise progressive sur le continent noir en dénigrant, au sein de Nations Unies, les politiques menées par les pays colonisateurs. La fracture est trop importante pour être réduite et si le plan décennal mis en place par les Belges améliore considérablement les conditions sociales de la population congolaise, celui-ci aura peu d'influence sur les esprits. La rupture est inévitable ; les Belges ne veulent pas d'une guerre coloniale et n'ont pas les moyens de devenir une puissance atomique comme la France, pour rester une grande nation européenne. Ils choisiront d'autres voies.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.