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Congo (1940-1963). Fracture et Conséquences
Ergo André-Bernard
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296552197
La seconde guerre mondiale va modifier profondément les rapports entre les expatriés et les autochtones dans la colonie et l'attitude du roi va désorganiser l'entente jusque-là parfaite des trois piliers de la colonisation, l'administration, les missions et les entrepreneurs qui prendront parti. Pour la première fois depuis 1885 la Belgique est battue et la Force publique engagée loin de la colonie (Ethiopie, Nigeria, Moyen-Orient et Asie) va ramener dans celle-ci une autre vision du monde et de la place qu'y occupe la Belgique. L'effort de guerre exigé du Congo par les alliés va mettre littéralement à genoux les populations noires et blanches qui devront supporter en plus le financement du gouvernement belge en exil à Londres, celui des délégations diplomatiques de la métropole dans les différents pays ainsi que les ukases économiques des alliés. Les pays victorieux, les Etats-Unis et la Russie vont bénéficier auprès des élites congolaises d'une aura particulière dont ils vont habilement user pour asseoir leur main mise progressive sur le continent noir en dénigrant, au sein de Nations Unies, les politiques menées par les pays colonisateurs. La fracture est trop importante pour être réduite et si le plan décennal mis en place par les Belges améliore considérablement les conditions sociales de la population congolaise, celui-ci aura peu d'influence sur les esprits. La rupture est inévitable ; les Belges ne veulent pas d'une guerre coloniale et n'ont pas les moyens de devenir une puissance atomique comme la France, pour rester une grande nation européenne. Ils choisiront d'autres voies.
Peu de temps après sa reconnaissance en 1908, la colonie du Congo belge participe activement à la première guerre mondiale au terme de laquelle elle se lance dans un programme de développement économique du pays, bientôt contrarié puis interrompu par l'effet sur l'économie mondiale du crash financier aux Etats-Unis. La colonie se relevait à peine de cette épreuve qu'elle fut impliquée entièrement dans la seconde guerre mondiale, militairement d'abord, économiquement ensuite pour compenser, chez les Alliés, la perte des productions de leurs territoires d'Extrême-Orient. La guerre aura pour autre conséquence un exode significatif de la population rurale vers les grands centres, y créant des masses détribalisées. Le remplacement dans ces centres du personnel européen mobilisé par des Congolais évolués, et la prise de conscience chez ceux-ci, de leur capacité à remplir ces charges occupées jusque-là par des Européens, va faire émerger, dans les grandes villes. A la sortie de la guerre, la colonie existe depuis 37 ans, et pour la première fois des plans de développement gigantesques peuvent être mis en œuvre et réalisés. C'est le moment choisi par l'O.N.U et les deux grands Blocs pour attaquer frontalement la gestion du Congo. L'Etat belge n'est pas de taille à contrer pareilles attaques; il abdique et préfère laisser la place aux partis politiques congolais naissants. En 1960, la colonie du Congo belge n'existait que depuis un demi-siècle et était, de très loin, la plus prospère économiquement et la mieux gérée socialement de l'Afrique noire.
Entre 1878 et 1890 une seule compagnie s'établira au Congo et y créera quatre filiales. Est-ce pour générer plus de diversité et de concurrence que le roi incitera et aidera les milieux d'affaires anversois à créer 7 autres sociétés avant la mise en activité du chemin de fer en 1898 ? Toujours est-il qu'à partir de ce moment, la doyenne, la C.C.C.I, va s'opposer violemment aux desseins économiques du souverain. Les compagnies, pour l'essentiel des comptoirs commerciaux, seront créées après la liaison par train de Matadi à Kinshasa. Elles n'excéderont jamais une soixantaine d'unités ; 13% d'entre elles disparaîtront pour faillite, et une dizaine fusionneront au Kasai, sous la pression de la C.C.C.I, laquelle participera activement avec l'Etat au début de la mise en valeur du Katanga. En parallèle à ces travaux, l'Etat mettra en place l'embryon de l'organisation d'un État moderne, un service médical, une justice écrite ordinaire et militaire, une force de police, des routes, des transports, des communications, des services agricoles et forestiers, le cadastre, une flotte, les douanes, la poste, la monnaie, deux ports de mer et, en collaboration avec les missions, un embryon d'enseignement primaire. Durant 30 années, 12 000 expatriés dont 8 000 Belges participeront à cette mise en valeur, pour les trois quarts d'entre eux dans le Bas Congo. Ce livre, abondamment illustré (une centaine de photos d'époque), est un témoignage de leurs réalisations jusqu'à la reprise de l'État Indépendant du Congo par la Belgique en 1908.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.