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Littérature comparée et correspondance des arts
Ergal Yves-Michel ; Finck Michèle
PU STRASBOURG
32,00 €
Épuisé
EAN :9782868205681
Dans l'évolution la plus récente, les frontières entre les genres artistiques fluent les unes dans les autres, ou plus précisément : leurs lignes de démarcation s'effrangent". Dans la lignée de cette réflexion d'Adorno, la notion de correspondance des arts et la notion de correspondance entre la littérature et les arts, héritières du romantisme allemand, gagnent à être explorées par la littérature comparée de façon neuve. Il revient à la littérature comparée, placée sous le signe de l'interdisciplinarité et du décloisonnement, d'être un précipité de questions pour une nouvelle poétique des arts. Les interrogations soumises au travail collectif sont nombreuses : Quelle est l'origine de l'intensification croissante de la correspondance entre la littérature et les arts ? En quoi la correspondance des arts pose-t-elle la question des limites du langage et engage-t-elle une redéfinition de la légitimité et de la fonction de la littérature et des arts ? Comment un art, un artiste ou une oeuvre artistique sont-ils pris en charge par la littérature de plusieurs pays qui se ressourcent à leur contact ? Le but de la correspondance des arts est-il seulement esthétique ou aussi éthique ? Ce volume se compose de quatre sections qui mettent en correspondance la littérature comparée avec les différents domaines artistiques : la musique, pour la première partie ; les arts visuels pour la deuxième et la troisième partie (peinture, sculpture, puis danse, photographie et cinéma) ; et enfin, pour la quatrième partie, ce que l'on peut appeler, à la suite des romantiques allemands, "la ronde des arts".
Cest seulement en 1927, cinq ans après sa disparition, quand est publié le dernier volume, le Temps retrouvé, du long roman, au titre général d'À la recherche du temps perdu, que le monde comprend à quel point Marcel Proust a créé lune des inventions la plus originale et la plus attachante de toute la littérature française. Le romancier, grâce au travail acharné de toute une vie, réussit le tour de force de créer une oeuvre qui est à la fois pleinement autobiographique, et tout à fait étrangère à lui-même. Celle-ci est universelle, elle peut se lire, par chacun d'entre nous, comme l'histoire de notre propre vie dans ce qu'elle a de plus intime et de plus éphémère.
Etonnante Comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine, qui épouse en 1819 le comte Eugène de Ségur! Une fois grand-mère, elle se lance alors dans une vocation tardive d'écrivain. Sa première tentative Les Nouveaux Contes de fées (1856) remporte un succès considérable, grâce aux éditions Hachette qui viennent de créer la Bibliothèque rose. Par la suite, elle se consacre à de nombreux romans pour l'enfance dont le large succès perdure jusqu'à nos jours, avec parmi ses titres les plus célèbres: Les Petites Filles modèles (1858), Les Malheurs de Sophie (1859), Les Mémoires d'un âne (1860), L'Auberge de l'Ange gardien (1863), Le Général Dourakine (1863). Reflet de son temps, l'?uvre de la Comtesse de Ségur n'est pas seulement un monument de la littérature pour la jeunesse, elle est aussi une incarnation vivante des mentalités du XIXe siècle, ce que parviennent à décrire avec talent Yves-Michel Ergal et Marie-José Strich. Cette importante biographie cerne au plus près l'exceptionnelle personnalité d'un auteur hors du commun. Biographie: Yves-Michel Ergal, docteur es Lettres, maître de conférences à l'université Marc Bloch de Strasbourg est l'auteur de plusieurs romans. Il a préfacé l'édition de La Bible d'Amiens de John Ruskin dans la traduction de Proust (Bartillat, 2007). Marie-José Strich, docteur es Lettres, professeur aux cours de civilisation française de la Sorbonne, est une spécialiste reconnue de la Comtesse de Ségur. Elle a publié récemment Sur les pas de la Comtesse de Ségur (avec Paul Loyrette, Gallimard, 2005) et La cuisine modèle de la comtesse de Ségur (Bartillat, 2006).
Les rapports entre littérature et cinéma sont ici compris en termes d'aimantations réciproques. Comment se joue la réception de la littérature par le cinéma, et du cinéma par la littérature, au sein des scénarios, des adaptations, mais aussi dans les échanges de procédés et dans les oeuvres d'écrivains-cinéastes ou de cinéastes-écrivains ? Que se passe-t-il quand un tiers s'interpose : musique, chant, ballet, sculpture ou magie ? Quelle mémoire de la littérature hante le cinéma et quelle mémoire du cinéma hante l'écrivain ? Quelles strates de chacun des deux ont dû être oubliées pour que puisse travailler l'imagination de l'écrivain et du cinéaste ? L'ouvrage explore ainsi le cercle par lequel le cinéma se met à l'épreuve de la littérature, et la littérature à l'épreuve du cinéma. Travaillant à partir du roman mais aussi de la poésie, il montre que le cinéma aimanté par la littérature, l'aimante à son tour, la repense, l'interprète, lui donne un sens nouveau et en fait apparaître des aspects que les mots seuls avaient du mal à dégager.
A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.