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Ecriture et silence au XXe siècle
Ergal Yves-Michel ; Finck Michèle
PU STRASBOURG
28,01 €
Épuisé
EAN :9782868204011
L'un des signes distinctifs du XXe siècle est l'émancipation du silence dans l'écriture, le désir de comprendre l'écriture hors de la domination du logos. Il y va d'une métamorphose du silence dans l'écriture du XXe siècle et d'une métamorphose de l'écriture du XXe siècle par la densité nouvelle du silence. L'enjeu est celui d'une critique de l'écriture par le silence en vue d'une façon neuve de penser l'écriture. Cette recherche engage une tentative de définition de l'écriture au XXe siècle en termes de tension entre le mot et le silence. Les questions soumises au travail collectif sont nombreuses: quelle est l'origine (ontologique, métaphysique, historique) de l'ascendant du silence dans l'écriture du XXe siècle? Quelle est la nature et la fonction de ce silence? Pourquoi le silence tend-il à être, au XXe siècle, une limite à laquelle l'écrire ne cesse de se heurter et de se mesurer? En quoi la question du silence pose-t-elle celle de la légitimité de l'écriture au XXe siècle? Comment le silence s'incarne-t-il dans la matière verbale? Une architecture bâtie en fonction des genres littéraires a paru la plus apte à mettre en relief la remarquable polysémie du silence inentendue jusque-là: est tour à tour étudié l'échange de substance entre roman et silence, théâtre et silence, poésie et silence. L'élargissement de la réflexion à la musique et à la danse s'impose de lui-même tant le silence acquiert au XXe siècle une valeur et une fécondité musicales et chorégraphiques fondamentales. S'impose aussi l'élargissement de la recherche au cinéma qui est indissociable d'une exploration des possibles du silence.
En 1904, Marcel Proust publie au Mercure de France une traduction de La Bible d'Amiens de John Ruskin. Cette entreprise précède et annonce la conception d'A la recherche du temps perdu. Ruskin (1819-1900) célèbre la cathédrale d'Amiens en une sorte de guide où il précise ses conceptions esthétiques. Dans sa version française, devenue recréation, ce livre étrange et foisonnant nous introduit au c?ur même du laboratoire proustien. Plusieurs thèmes propres à la Recherche s'y retrouvent: la mémoire involontaire, l'incarnation du Beau dans l'Histoire... A travers sa magistrale préface, sa traduction et ses notes, Proust, maître du jeu et futur Narrateur, s'impose comme une personnalité nouvelle dans les lettres françaises: le critique devient créateur.II est temps de redécouvrir cet ensemble si célèbre et pourtant méconnu, accompagné d'un appareil de notes inédit qui rattache pleinement cette oeuvre aux études proustiennes. Un cahier-photos présentant le contexte d'élaboration de cette traduction (entourage de Proust, illustrations de Ruskin...) enrichit l'édition.
Résumé : "Dans l'évolution la plus récente, les frontières entre les genres artistiques fluent les unes dans les autres, ou plus précisément : leurs lignes de démarcation s'effrangent". Dans la lignée de cette réflexion d'Adorno, la notion de correspondance des arts et la notion de correspondance entre la littérature et les arts, héritières du romantisme allemand, gagnent à être explorées par la littérature comparée de façon neuve. Il revient à la littérature comparée, placée sous le signe de l'interdisciplinarité et du décloisonnement, d'être un précipité de questions pour une nouvelle poétique des arts. Les interrogations soumises au travail collectif sont nombreuses : Quelle est l'origine de l'intensification croissante de la correspondance entre la littérature et les arts ? En quoi la correspondance des arts pose-t-elle la question des limites du langage et engage-t-elle une redéfinition de la légitimité et de la fonction de la littérature et des arts ? Comment un art, un artiste ou une oeuvre artistique sont-ils pris en charge par la littérature de plusieurs pays qui se ressourcent à leur contact ? Le but de la correspondance des arts est-il seulement esthétique ou aussi éthique ? Ce volume se compose de quatre sections qui mettent en correspondance la littérature comparée avec les différents domaines artistiques : la musique, pour la première partie ; les arts visuels pour la deuxième et la troisième partie (peinture, sculpture, puis danse, photographie et cinéma) ; et enfin, pour la quatrième partie, ce que l'on peut appeler, à la suite des romantiques allemands, "la ronde des arts".
Le prix Goncourt de poésie 2018 décerné à Anise Koltz et la parution d'une anthologie dans la collection Poésie de Gallimard en 2016 justifient pleinement cette première étude d'ampleur consacrée à la poète luxembourgeoise Anise Koltz. Il y va d'une exploration tout à fait neuve des deux centres de gravité de l'oeuvre : l'inapaisement et le travail entre les langues d'une poète trilingue qui, après la mort de son mari des suites des tortures infligées par les nazis, a décidé de ne plus écrire en allemand, mais en français. Sont réunies ici, à la suite du colloque international consacré à Anise Koltz à l'université de Strasbourg en novembre 2016, treize interventions écrites par des universitaires, des poètes, des doctorants, une traductrice, qui tous questionnent la parole poétique dense, laconique, équarrie, inventée par Anise Koltz entre les langues.
Cest seulement en 1927, cinq ans après sa disparition, quand est publié le dernier volume, le Temps retrouvé, du long roman, au titre général d'À la recherche du temps perdu, que le monde comprend à quel point Marcel Proust a créé lune des inventions la plus originale et la plus attachante de toute la littérature française. Le romancier, grâce au travail acharné de toute une vie, réussit le tour de force de créer une oeuvre qui est à la fois pleinement autobiographique, et tout à fait étrangère à lui-même. Celle-ci est universelle, elle peut se lire, par chacun d'entre nous, comme l'histoire de notre propre vie dans ce qu'elle a de plus intime et de plus éphémère.