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Altermondialistes en Turquie. Entre cosmopolistisme politique et ancrage militant
Erdi Lelandais Gülçin
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782296562318
Longtemps dominés par le militantisme traditionnel au sein des partis politiques souvent clandestins, les milieux contestataires trouvent aujourd'hui, en Turquie, de nouvelles possibilités d'action sous l'égide de l'altermondialisme. Inexistants dans les années 1980-1990, des mouvements de contestation sur des problèmes liés à la société néo-libérale prennent de l'élan. Ils sont également le reflet des changements observés dans le champ politique turc depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP et l'affaiblissement du rôle politique des militaires. Cet ouvrage est issu d'une étude réalisée en Turquie entre 2003 et 2006. Entretiens formels et informels ont été menés avec plus de cent militants, dirigeants syndicaux et politiques. Des observations participantes dans plusieurs rassemblements, meeting et réunions des altermondialistes en Turquie ont été réalisées. Ce livre, tout en étudiant ce mouvement en détails, propose également des pistes pour comprendre une société en pleine transformation.
Ankara, autrefois ville anatolienne ordinaire, est devenue le coeur de la République en soutenant la lutte nationale en 1920. Ayant joué un rôle clé dans la guerre d'indépendance et la modernisation, elle incarne les transformations politiques et sociales de la Turquie. Ce livre explore son parcours centenaire, analysant la production symbolique et politique de l'espace urbain. Il étudie ses mutations, des débuts de la République jusqu'à aujourd'hui, en soulignant les efforts de modernisation, l'impact des idéologies et l'évolution architecturale. Il révèle comment Ankara, née de la steppe, est devenue un symbole de laïcité et de modernité, tout en exposant les résistances et les adaptations des habitants face à un urbanisme planifié "par le haut" .
Dans un contexte de mondialisation et d'urbanisation néo-libérale, les citadins ont souvent le sentiment d'avoir peu prise sur les décisions qui les concernent et touchent leur vie quotidienne. Cependant, loin d'être passifs ou anomiques, ils mettent en oeuvre des stratégies — plus ou moins visibles, discrètes, éphémères — d'appropriation de l'espace, de défense territoriale, d'opposition ou de contournement. Nous postulons que ces actes ordinaires émanant des "subalternes" peuvent être qualifiés de résistance dès lors qu'ils nient, négligent, adaptent ou contestent les règles du jeu introduites par les acteurs dominants. Ce numéro de Cultures & Conflits propose une analyse des résistances à partir de terrains et d'acteurs diversifiés mais qui ont en commun d'être situés aux marges de la ville et aux marges de la société. Ici, la ville n'est pas un arrière-plan des résistances : lieu de déploiement des conflits, elle est également l'enjeu des luttes. Enfin, les contributions ouvrent plus particulièrement le débat sur la dimension subversive et contestataire de ces résistances ordinaires.
Les villes sont au cur des luttes socio-politiques : ghettoïsation, gentrification, morcellement communautaire. Dans ce contexte, des groupes citoyens revendiquent leurs droits culturels et politiques, prétendent à une certaine visibilité dans l'espace public et tentent d'investir les villes. Le " droit à la ville ", qui se nourrit du concept de justice spatiale, amène les citoyens à refuser de se laisser écarter de la réalité urbaine par des logiques discriminatoires, inégalitaires et ségrégatives. A partir d'exemples recueillis dans des villes du monde entier (en Argentine, Inde, Turquie, Bulgarie, France...), cet ouvrage interroge les obstacles à la citoyenneté, mais aussi son expression politique. Analysant les effets de la montée des identités collectives sur la citoyenneté et, plus largement, sur les démocraties dites représentatives, il permet de saisir au plus près du terrain l'émergence en actes de mouvements citoyens inédits soucieux de défendre leurs conceptions de la citoyenneté.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.