Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ankara, miroir de la Turquie moderne. Utopies, pouvoir et résistances
Erdi Gülçin
UNIV BRUXELLES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782800419251
Ankara, autrefois ville anatolienne ordinaire, est devenue le coeur de la République en soutenant la lutte nationale en 1920. Ayant joué un rôle clé dans la guerre d'indépendance et la modernisation, elle incarne les transformations politiques et sociales de la Turquie. Ce livre explore son parcours centenaire, analysant la production symbolique et politique de l'espace urbain. Il étudie ses mutations, des débuts de la République jusqu'à aujourd'hui, en soulignant les efforts de modernisation, l'impact des idéologies et l'évolution architecturale. Il révèle comment Ankara, née de la steppe, est devenue un symbole de laïcité et de modernité, tout en exposant les résistances et les adaptations des habitants face à un urbanisme planifié "par le haut" .
Les villes sont au cur des luttes socio-politiques : ghettoïsation, gentrification, morcellement communautaire. Dans ce contexte, des groupes citoyens revendiquent leurs droits culturels et politiques, prétendent à une certaine visibilité dans l'espace public et tentent d'investir les villes. Le " droit à la ville ", qui se nourrit du concept de justice spatiale, amène les citoyens à refuser de se laisser écarter de la réalité urbaine par des logiques discriminatoires, inégalitaires et ségrégatives. A partir d'exemples recueillis dans des villes du monde entier (en Argentine, Inde, Turquie, Bulgarie, France...), cet ouvrage interroge les obstacles à la citoyenneté, mais aussi son expression politique. Analysant les effets de la montée des identités collectives sur la citoyenneté et, plus largement, sur les démocraties dites représentatives, il permet de saisir au plus près du terrain l'émergence en actes de mouvements citoyens inédits soucieux de défendre leurs conceptions de la citoyenneté.
Longtemps dominés par le militantisme traditionnel au sein des partis politiques souvent clandestins, les milieux contestataires trouvent aujourd'hui, en Turquie, de nouvelles possibilités d'action sous l'égide de l'altermondialisme. Inexistants dans les années 1980-1990, des mouvements de contestation sur des problèmes liés à la société néo-libérale prennent de l'élan. Ils sont également le reflet des changements observés dans le champ politique turc depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP et l'affaiblissement du rôle politique des militaires. Cet ouvrage est issu d'une étude réalisée en Turquie entre 2003 et 2006. Entretiens formels et informels ont été menés avec plus de cent militants, dirigeants syndicaux et politiques. Des observations participantes dans plusieurs rassemblements, meeting et réunions des altermondialistes en Turquie ont été réalisées. Ce livre, tout en étudiant ce mouvement en détails, propose également des pistes pour comprendre une société en pleine transformation.
Dans un contexte de mondialisation et d'urbanisation néo-libérale, les citadins ont souvent le sentiment d'avoir peu prise sur les décisions qui les concernent et touchent leur vie quotidienne. Cependant, loin d'être passifs ou anomiques, ils mettent en oeuvre des stratégies — plus ou moins visibles, discrètes, éphémères — d'appropriation de l'espace, de défense territoriale, d'opposition ou de contournement. Nous postulons que ces actes ordinaires émanant des "subalternes" peuvent être qualifiés de résistance dès lors qu'ils nient, négligent, adaptent ou contestent les règles du jeu introduites par les acteurs dominants. Ce numéro de Cultures & Conflits propose une analyse des résistances à partir de terrains et d'acteurs diversifiés mais qui ont en commun d'être situés aux marges de la ville et aux marges de la société. Ici, la ville n'est pas un arrière-plan des résistances : lieu de déploiement des conflits, elle est également l'enjeu des luttes. Enfin, les contributions ouvrent plus particulièrement le débat sur la dimension subversive et contestataire de ces résistances ordinaires.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.