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Parlons forte langue claire et verte, trempée à chaud et à froid cimentée d'adjectifs retentissants.
Ensor James
WAKNINE
9,00 €
Épuisé
EAN :9791094565780
Disséminés entre 1882 et 1946 dans différents journaux et revues plus ou moins confidentiels, les écrits de James Ensor peuvent donner au premier abord l'effet d'un ensemble hétéroclite, d'autant qu'il s'agit pour nombre d'entre eux de textes de circonstance. On peut en effet y trouver pêle-mêle une interview, une autobiographie ramassée, des réflexions sur l'art, des discours prononcés à telle ou telle occasion. Il n'en reste pas moins qu'au fil de la lecture apparaît une profonde cohérence : celle d'une véritable et profonde liberté. Liberté de ton, liberté d'invention, de position, où peuvent grossir jusqu'à l'enflure et l'artifice telle humeur du moment, telle défense de l'esthétique, telle répudiation, telle vue sur le monde et ses turpitudes : en somme la proclamation d'une subjectivité qui n'aurait pour seul mot d'ordre impératif que l'invention, la création d'une langue à même de toucher juste, sérieusement et dérisoirement. Autrement dit encore, un style, provocant, débordant, fulgurant, bouillonnant, cocasse, fulminant et jouteur, uppercuteur, direct et franc, et criard, et rieur, comme si tous ces écrits étaient nés de la plume d'un drôle homme de lettres : d'un écrivailleur, un écribateleur, un écribouilleur. Un cas, comme le rappelle si justement Franz Hellens, qui écrit et c'est encore du dessin, il aligne des mots et c'est autre chose que du dessin, de la forme, de la couleur, sans cesser d'être tout cela ; il construit des phrases qui ne sont d'aucune syntaxe, ou plutôt les entrelace, trouve des expressions qui ne tiennent plus de la littérature, n'appartiennent plus à la langue...
Philippe Vuillemin, surnommé l'ange noir de la BD par certains, dessinateurs à la ligne crade par d'autres. Fait partie de ces génies qui n'ont jamais eu à mettre les mains dans le cambouis pour gagner leur vie. Son épopée débute au collège, quand son conseiller d'orientation lui suggère de devenir comptable. Il répond " non je veux faire des dessins ". Et c'est ce qu'il fit. Cinq ans plus tard, Yves Got - qu'il rencontre durant ses études, à Duperré, l'Ecole supérieure des arts appliqués de Paris - remarque illico le talent du gamin et publie sa première planche de BD dans L'Echo des savanes. Got se dit qu'il est tombé sur une perle. Mais à peine tombé dessus, la pépite avait déjà disparu. Vuillemin s'était barré étudier aux Gobelins sans laisser d'adresse. Et sans même songer à re- proposer ses dessins. Le jeune étudiant poursuit alors son chemin sans trop se poser de questions sur son avenir jusqu'au jour, où, en sortant d'un supermarché il tombe nez à nez sur Got qui lui tonne " Putain ça fait 6 mois qu'on te cherche partout. On veut bosser avec toi ". En gros, le bougre est devenu dessinateur - et pas n'importe lequel - en faisant ses courses. Depuis, il n'a pas beaucoup changé. Comme un génie il apparaît et disparaît. Et quand on n'arrive pas à le choper, par désespoir, on se surprend parfois à implorer le ciel de nous le ramener.
Bernhard Willem Holtrop, dit Willem, est un dessinateur de presse satirique néerlandais. Certains naissent avec une cuillère en argent dans la bouche, Willem est né avec un crayon dans la main. Son truc quand il était petiot, c'était de recopier les gravures d'une ancienne bible datant du XVIIIe siècle qui reposait dans la bibliothèque des Holtrop. " Je trouvais ces dessins très violents, mais ça m'amusait. " Très vite, le gamin trouve son inspiration et se met à réaliser ses propres dessins. C'est ainsi qu'à seulement sept ans, il provoque au sein de la famille ? protestante de confession ? son premier tohu-bohu. " J'avais dessiné Ève avec une bite. " Depuis ce jour, Willem n'a pas cessé de surprendre, de choquer, de déranger l'opinion à travers la férocité de son trait et l'originalité de ses fautes de français ! Mais il a aussi su charmer les rédacteurs en chef des journaux les plus en vue ; l'Enragé, Hara-Kiri, Charlie Hebdo, Siné Mensuel, Libération, entre beaucoup d'autres. La plupart des gens qui ont déjà croisé Willem se demandent : comment un homme aussi doux, posé, gentil, bienveillant ? car Willem est comme ça ? peut-il dessiner des trucs aussi trash et violents ? La lacune est comblée. Et la réponse réside dans ce 6e opus de la collection " Les Iconovores " avec, en plus, des tas de dessins inédits rien que pour vous.