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De la horde à l'Etat. Essai de psychanalyse du lien social
Enriquez Eugène
FOLIO
13,90 €
Épuisé
EAN :9782070428304
?uvre d'un sociologue, cet ouvrage, foisonnant d'idées, élabore, en prenant appui sur les textes sociologiques de Freud, une analyse des formes du pouvoir dans les sociétés modernes. Car on trouve dans la pensée psychanalytique de quoi comprendre le paradoxe de la servitude volontaire pourquoi les hommes qui se veulent libres et désirent être heureux s'en remettent-ils à des tyrans, chefs ou Etats, au point que la démocratie apparaît comme une idée toujours neuve ? Comprendre le lien social, c'est saisir la part que prennent la domination, les conflits, la violence sourde ou visible. C'est envisager les rapports entre sexes, entre générations, avec ces nouveaux emblèmes du sacré que sont le travail et l'argent, c'est mettre en relation les mécanismes du pouvoir avec ceux de la paranoïa et de la perversion. Les sociétés contemporaines, où paraissent prédominer l'économie et la rationalité, sont en fait traversées par Eros et Thanatos. Les grandes notions freudiennes ne sauraient donc être circonscrites dans les limites de la psyché individuelle pulsions, fantasmes, projections ne cessent d'agir dans le champ social.
Les entreprises modernes désirent provoquer l'adhésion et le dévouement sans failles de leurs collaborateurs. Aussi adoptent-elles des types de structures et des styles de direction aptes à surveiller, chez leurs membres, l'identification aux idéaux de l'organisation et à son "éthique". Aussi tentent-elles de les prendre au piège de leurs propres désirs en leur proposant un imaginaire qui s'avère bien souvent un leurre. Le pouvoir qu'elles exercent révèle aussi ses caractéristiques de contrainte malgré les aspects séducteurs sous lesquels il se donne à voir. La formation, la consultation et l'intervention psychosociologique a pour rôle de lever les illusions dont l'entreprise est friande, de démystifier les pouvoirs mis en oeuvre, de favoriser l'émergence de processus de sublimation, de reconnaître les individus comme des sujets dotés d'une vie intérieure, capables d'assumer leurs désirs, de se transformer, de prendre en main leur propre destin et de devenir des "créateurs d'histoire". Les entreprises modernes savent-elles accepter que les hommes, individuellement et collectivement, accèdent progressivement à l'autonomie? Telle est la question posée.
L´ouvrage a pour but d´analyser le problème du pouvoir et les diverses figures qu´il peut présenter. Il articule les approches sociologique, anthropologique, politique, psychosociologique et psychanalytique pour étudier les fondements du pouvoir et ses liaisons avec la sexualité, la guerre, la mort, l´argent, le désir de soumission, mais également la vie et la bonté. Le pouvoir est abordé aussi bien au niveau macrosociologique (l´État), qu´aux niveaux psychosociologique (les relations du pouvoir) et psychologique (la manière dont est vécu le pouvoir par ceux qui l´exercent et par ceux qui s´y soumettent). L'auteur pose alors un problème essentiel: un pouvoir dépourvu de fondements et d?incidences mortifères peut-il exister
A la suite de Freud, Reich, Fromm, Marcuse, ou encore Mitscherlich, les auteurs s'interrogent sur les racines du mal, de la violence, de la destructivité qui exercent en profondeur une activité souvent indiscernable dans des sociétés hâtivement perçues comme relativement consensuelles et pacifiées. Dans un dialogue qui se réfère à la sociologie, la politique, la psychologie, la psychanalyse, ils se demandent si nos sociétés démocratiques ne sont pas devenues malades, et s'il n'est pas pertinent de parler plus généralement d'une pathologie des sociétés civilisées.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.