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La cité sauvage. New York 1963-1973
English T-J ; Fauquemberg David
TABLE RONDE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782710367758
Extrait de l'avant-proposLes rues de New York sont saturées de sang.Ce n'est pas une simple métaphore. Des générations entières d'habitants de la plus grande ville des États-Unis ont perdu la vie sous les rouages du progrès. Ils ont été percutés par des taxis, des bus ou des rames de métro; ils se sont écrasés sur le trottoir au pied des gratte-ciel; ils ont péri carbonisés dans l'incendie d'immeubles vétustés et surpeuplés; ils ont été désintégrés par l'explosion soudaine d'une bouche d'égout; électrocutés par la chute de fils téléphoniques; agressés, poignardés ou abattus par des criminels pervers et désespérés; tués par balles dans la rue par un membre de leur famille, un ami, un amant; exécutés par des agents de police; ou même réduits en cendres par des avions de ligne terroristes jetés sur le flanc d'un building. Des milliers d'anonymes, peut-être des millions, ont succombé aux périls engendrés par les dysfonctionnements municipaux, les souffrances croissantes d'une métropole contrainte de s'adapter à des bouleversements démographiques foudroyants, des conflits internes, des changements sociaux dévastateurs dont nul n'avait pris la mesure.Ces dernières années, New York s'est autoproclamé «grande ville la plus sûre d'Amérique», avec un aplomb confondant, comme si au cours du demi-siècle précédent toute l'histoire de la ville n'avait été qu'un mauvais rêve.Pourtant, il n'y a pas si longtemps, New York était au bord de l'autodestruction. A partir des années 1960, une atmosphère inquiète et menaçante contamina rapidement le système sanguin de la métropole. Avec pour conséquence une hausse vertigineuse du taux de criminalité, telle que la ville n'en avait jamais connu. Pour la première fois depuis la grande Dépression des années 1930, la violence devint le quotidien des cinq boroughs de New York: une réalité tangible, concrète. Des citoyens se faisaient agresser à coups de poing ou de batte sur le chemin de l'épicerie du coin pour le peu de monnaie qu'ils avaient dans les poches. Des junkies en manque, armés et prêts à tout, escaladaient les toits et les escaliers de secours pour cambrioler les appartements, les bureaux, les voitures. Des violeurs rôdaient dans les rues, la queue au vent. Il y avait toutes sortes d'homicides, la plainte assourdie des sirènes dans la nuit, l'acre puanteur d'une ville en décomposition.Le présent ouvrage retrace cette période de dix ans au cours de laquelle New York entama une descente aux enfers désormais légendaire. Entre 1963 et 1973, la criminalité se transforma en un véritable virus qui paralysa le corps politique. Cet essor stupéfiant de la violence contre les personnes engendra la panique, laquelle entraîna à son tour un surcroît de violence. L'hostilité croissante entre les différentes communautés de la ville alimenta cette ambiance de paranoïa. Les communautés établies de longue date comprirent que la ville entrait dans une période de transition, et ce qui s'annonçait n'avait rien de réjouissant. Tout ce qu'on pouvait dire, alors, c'est que New York subissait une évolution, se dirigeait vers quelque chose - mais quoi? L'enfer urbain sur terre? L'Apocalypse? Des jours meilleurs dans l'au-delà?
Résumé : 1946 : dopée par Meyer Lansky et " Lucky " Luciano, la pègre américaine rêve de faire de Cuba l'empire du jeu et du crime. 1948 : accusé du meurtre d'un policier, Fidel Castro n'est pas encore le leader qu'il deviendra bientôt. Mafia contre révolution. Dans les chaudes nuits de La Havane, QG du dictateur Batista, ces deux trajectoires vont se croiser, jusqu'à la collision. Enquête journalistique minutieuse et foisonnante, ce document exceptionnel sur le légendaire Cuba de l'après-guerre se lit comme un thriller captivant. Brillant.
Après l'humiliation de la baie des Cochons, Pedro Miguel Battle, un ancien policier de La Havane, bâtit un empire financier en s'appuyant sur la communauté cubaine exilée en Floride. Il devient alors El Padrino, le chef d'une entité criminelle ultra-violente, bientôt considérée comme plus dangereuse que la Cosa Nostra : la Corporation. Cette organisation mafieuse, la plus prospère des Etats-Unis au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, étend son influence tout le long de la côte Est en investissant tous les rayons du crime organisé. Il a fallu dix ans d'enquête à T. J. English pour remonter le fil de cette histoire rigoureusement inédite de la mafia cubaine aux Etats-Unis, qui se lit comme la saga de l'une des plus grandes familles criminelles américaines des dernières décennies.
Résumé : La Corporation, c?est le nom que s?est elle-même donné l?organisation mafieuse la plus prospère des Etats-Unis au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. S?appuyant sur la communauté cubaine exilée en Floride, profondément humiliée par la déroute de la baie des Cochons, un ancien policier de La Havane, Pedro Miguel Battle, a bâti un empire financier à la vitesse de l?éclair à partir d?une loterie illégale, la bolita, qui lui a vite assuré des revenus colossaux. Bientôt considérée comme plus dangereuse que la Cosa Nostra, cette entité criminelle ultra-violente a étendu son influence le long de la côte Est jusqu?à New York en investissant tous les rayons du crime organisé : trafic de cocaïne, rackets en tous genres, blanchiment de dizaines de millions de dollars à travers d?innombrables sociétés écrans. Raconter l?ascension vertigineuse de ce parrain cubain, c?est aussi revenir sur l?acharnement d?un flic, David Shanks, qui a consacré sa vie à la lutte contre El Padrino, ses moyens illimités et ses tueurs sans pitié. Il a fallu dix ans d?enquête à T. J. English pour remonter le fil de cette histoire rigoureusement inédite de la mafia cubaine aux Etats-Unis qui se lit comme une saga d?une des plus grandes familles criminelles américaines des dernières décennies.
Résumé : De même que le désert est source de vie - en Égypte, il existe des nappes phréatiques d'eau pure - de même notre rôle de psychothérapeute est d'accompagner nos clients dans la découverte de la nappe phréatique qui sommeille dans leur désert psycho- affectif afin qu'ils trouvent ou retrouvent la joie de vivre, ainsi se termine cet ouvrage en une phrase emblématique de la recherche menée par Fanita English tout au long de sa vie. Et c'est l'Analyse Transactionnelle, découverte dès ses débuts auprès d'Eric Berne, qui a offert à cette psychanalyste de l'Europe de l'Est réfugiée aux États-Unis, la théorie et l'approche pratique qu'elle cherchait pour mener à bien cette mission. Et qui a transformé sa vie. Depuis, Fanita English n'a cessé de participer à l'élaboration et à l'approfondissement de cette théorie ainsi qu'à sa diffusion à travers le monde. Cet ouvrage, écrit en collaboration avec Isabelle Crespelle, présente et explicite de notre temps, dont la vitalité et la créativité, à 93 ans, emportent l'admiration de tous.
Médée, terrible Médée ! Femme révoltée qui trahit son père, tua son frère pour l'amour de Jason et la conquête de la Toison d'or. Dix ans après, Jason se déprend de Médée et s'apprête à épouser la fille de Créon, roi de Corinthe. Refusant la fuite et le "bonheur, le pauvre bonheur", Médée va continuer à semer le feu... Je t'ai aimée, Médée. J'ai aimé notre vie forcenée. J'ai aimé le crime et l'aventure avec toi. Et nos étreintes, nos sales luttes de chiffonniers, et cette entente de complices que nous retrouvions le soir, sur la paillasse, dans un coin de notre roulotte, après nos coups. J'ai aimé ton monde noir, ton audace, ta révolte, ta connivence avec l'horreur et la mort, ta rage de tout détruire. J'ai cru avec toi qu'il fallait toujours prendre et se battre et que tout était permis", Jean Anouilh.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
Le nouveau monde a eu un prophète et un apôtre. Il a été aussi un martyr. L'Amérique est inimaginable sans Luther King. Cette biographie intime restitue son rêve dans toute sa réalité. Alors qu'on vient de commémorer les 50 ans de son assassinat, cet essai biographique revient sur l'itinéraire intellectuel, spirituel et politique du pasteur noir américain Martin Luther King Jr. S'appuyant sur de nombreux textes encore inédits en France, il tente de reproduire le plus fidèlement possible l'existence et la pensée d'une figure unique de l'Amérique du xxe siècle, prix Nobel de la paix en 1964. D'où Martin Luther King Jr. venait-il, quel élève était-il, et quel genre de pasteur devint-il ? Fut-il vraiment l'auteur de tant de livres et de discours ? Quelles étaient ses ambitions politiques ? Avait-il une vocation de martyr, de prophète ? Enfin, quel héritage a-t-il laissé, et à qui ? Au fil de pages très bien documentées, s'esquisse un portrait contrasté, loin des hagiographies habituelles, où l'étudiant plagiaire cède la place à un orateur et un stratège politique hors pair ; où le mari infidèle s'efface derrière l'infatigable militant ; où l'interlocuteur privilégié des puissants dialogue passionnément avec les plus humbles et les plus démunis. Un livre nécessaire, pour découvrir le vrai visage de Martin Luther King Jr. , et peut-être le vrai visage de l'Amérique.
Vincent Michelot est professeur d'histoire politique des Etats-Unis à Sciences-Po Lyon. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'anglais, il est l'auteur d'une thèse de doctorat sur les nominations à la Cour suprême des Etats-Unis et de deux essais sur la présidence américaine, L'Empereur de la Maison blanche (Armand Colin, 2004) et Le président des Etats-Unis: un pouvoir impérial? (Découvertes Gallimard, 2008). Spécialiste des questions électorales, institutionnelles et constitutionnelles, fréquent commentateur de la vie politique américaine, il a récemment co-dirigé Le Bilan d'Obama (Presses de Sciences-Po, 2012), un recueil d'essais sur le 44e président des Etats-Unis.
Résumé : La vie de John Fitzgerald Kennedy n'a été qu'ombres et lumières ; des lumières d'un incroyable éclat et des ombres d'une noirceur inquiétante, comme autant de signes d'une destinée tragique. Véritable caméléon, JFK aura toute sa vie admirablement joué le rôle que d'autres lui ont attribué, et en premier lieu son père. Un père à l'ambition dévorante qui, tel un démiurge, façonne les garçons du clan en hommes de pouvoir. Mais JFK n'est pas qu'une simple marionnette, il est doté d'une grande intelligence et d'un charisme hors du commun, rien ni personne ne lui résiste, surtout pas les femmes. Il transforme le médiocre en excellence, un corps malade en un corps triomphant? Grâce à de nouveaux éléments peu connus du public français et refusant tout autant l'idolâtrie que le sensationnalisme, Thomas Snégaroff dresse le portrait sensible d'un homme dont le destin continue, un demi-siècle après sa mort, de nous fasciner.
Résumé : "Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur." Riche planteur, militaire brillant, administrateur habile, George Washington (1732-1799) ne cesse d'avancer, sa vie durant, avec l'oeil du chasseur et la prudence de l'arpenteur, ne rejetant jamais la pompe du geste symbolique. Premier président des Etats-Unis, il est considéré comme l'un des Pères fondateurs de la nation américaine. C'est aussi un excellent danseur qui adore ouvrir les bals, un formidable cavalier traversant au galop ses terres bordant le Potomac. Ce franc-maçon, qui fait carrière partout où il passe, n'hésite pourtant pas à écrire : "Un nuage sombre s'est toujours étendu sur mon esprit toutes les fois que j'ai été amené à supposer que je pourrais et que je devrais peut-être être bientôt appelé à prendre une décision."