Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
François Mitterrand. Le fil d'Ariane
Engel Laurence
MICHALON
9,99 €
Épuisé
EAN :9782841860494
« Mais qui m'a appris que, dans un labyrinthe, il y avait aussi une façon de s'en sortir qui s'appelait le fil d'Ariane ? Le fil d'Ariane, qu'est-ce que c'est ? C'est la loi, c'est la démocratie, c'est la Constitution, dans ce qu'elle a de bon et de durable ». Par cette métaphore, François Mitterrand révèle une part importante de sa conception du droit. Une référence, un point de repère, un pôle de stabilité dans la mer mouvante d'un parcours politique. Il ne faut pas l'abandonner si l'on veut « s'en sortir », il faut ne pas le perdre de vue si l'on veut rester honorable ; il faut surtout ne pas la lâcher si l'on veut combattre efficacement. Le discours mitterrandien illustre certes une certaine conception, très française, du droit et de sa place dans la vie politique. Mais, surtout, le droit est un outil que François Mitterrand a toujours su utiliser pour mener à bien son action pour convaincre.
Résumé : Depuis quelques années, le recours au droit est devenu plus présent dans notre vie publique. Une évolution qui suscite un large sentiment d'incompréhension chez les élites administratives, financières et politiques. Il faut dire que notre histoire et nos pratiques révèlent un réel mépris du droit en France. Entre une interprétation vindicative de cette métamorphose de la vie publique et la dénonciation d'une société du tout pénal, il est pourtant possible de voir dans la " montée du droit " la naissance d'un nouvel instrument de l'apprentissage de la démocratie. Nouvel instituteur de la vie publique, le droit met certes à jour tous les dysfonctionnements de l'État ; mais il ouvre également la voie à sa réforme. C'est cette vision réaliste et néanmoins optimiste que cherche à promouvoir Laurence Engel.
Résumé : Ce numéro de la Revue permet d'interroger ce " besoin de philosophie " qui traverse nos sociétés modernes et la manière dont les philosophes et les médias y répondent, à travers l'évocation des objets populaires dont ils se sont emparés. Réponse bienveillante, voire complaisante ? Injection superficielle de sens ? Ou un moyen de renouer avec une tradition ancienne de la philosophie qui entend faire ressortir en chacun la capacité à comprendre et à s'approprier le monde ? Pour répondre, la Revue laisse la parole aux philosophes : Raphaël Enthoven (les risques de la parole publique), Christian Godin (la kitsch philosophie ?), Sandra Laugier (les vertus ordinaires de la culture populaire), Yves Charles Zarka (le besoin de sens détourné par les médias)... et au sociologue Jean-Louis Fabiani (Philosophie, nouvelles politiques de l'offre et métamorphoses de la demande).
Florence Niederlander a été diagnostiquée Alzheimer en 2013, à l'âge de 42 ans. Depuis l'annonce de la maladie, elle écrit, quand elle le peut, sur des petits bouts de papier ou dans des carnets, un journal intime épars. Sa mémoire, souvent, lui joue des tours. Florence ne se rappelle plus les visages, peut faire ses courses deux fois de suite sans s'en apercevoir, oublier l'utilité de certains objets, se trouver dans un lieu sans savoir pourquoi, ni comment elle y est arrivée. Elle peut, aussi, ne plus reconnaître son fils, Théo. Pour la première fois, un témoignage apporte un regard neuf sur les symptômes d'Alzheimer : sentiment d'égarement permanent, oubli des siens et de soi-même, émotions décuplées... Florence se bat au quotidien contre l'évolution progressive de la maladie, pour retarder au maximum sa perte d'autonomie. De sa mémoire qui doucement se fragmente, elle a su faire naître un texte à son image : lumineux, solaire, empreint d'amour et d'un courage exemplaire, car, malgré la maladie, elle conserve une simplicité et une joie de vivre qui nous questionnent : que reste-t-il lorsque l'on vit dans un éternel présent ?
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres. 2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ? Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.