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La foi au prix du doute. "Encore quarante jours..."
Ellul Jacques ; Morillon Sébastien
TABLE RONDE
8,70 €
Épuisé
EAN :9782710375661
Athéisme, agnosticisme, athéologie, rejet contemporain de Dieu... Mais aussi, chez les croyants, préjugés dogmatiques, certitudes sacrées, conformismes piétistes... C'est en tant que converti que Jacques Ellul dialogue ici avec les grands contradicteurs du christianisme : Celse, Holbach, Marx. Il leur répond avec vigueur. Pour ce protestant pétri d'esprit prophétique, l'événement de la foi se distingue radicalement du fait de croire. La croyance, sûre d'elle-même, bavarde et grégaire, fait de Dieu un objet de dévotion. La foi, elle, suppose le doute, un Dieu personnel qui parle, un coeur qui écoute et qui se manifeste à travers le prochain. Jacques Ellul interpelle les incroyants mais il critique aussi les croyants. Méfiant envers un certain angélisme oecuménique, il récuse la mode aveugle du bouddhisme en Occident et n'épargne pas certaines rigidités de l'islam. Car seule la foi épurée peut, selon lui, sauver la révélation de la religion. Une réflexion tonique et courageuse qui est aussi comme un bréviaire de l'espérance.
Biographie de l'auteur Philosophe, théologien, moraliste, penseur critique de la société, de la révolution et de la technique, Jacques Ellul, mort en 1994, aura été l'une des figures les plus éminentes et pour tant les moins bien connues de la vie intellectuelle française. D'ores et déjà en vogue aux États-Unis, son uvre, d'une rare fécondité, est appelée à dominer le débat.
Résumé : " Les institutions orientales ont-elles pénétré le droit romain primitif par l'intermédiaire des Grecs ? Il y a une parenté très visible entre les institutions publiques grecques et celles de la Rome des premiers siècles. L'organisation de la Ville de Rome rappelle celle des villes grecques, la façon de faire les traités internationaux, ainsi que le droit pénal. Des éléments du droit privé aussi sont parallèles. Pour le fond, il reste une profonde différence entre les institutions privées grecques et le droit romain des XII Tables par exemple. L'influence des lois de Solon et des autres lois grecques sur la première législation romaine reste très douteuse. Et d'ailleurs, même si l'on peut admettre, sur certains points, l'influence hellénique, cela n'emporte nullement une influence orientale, puisque nous avons vu la ténuité du lien qui peut exister entre le droit oriental et le droit grec. Nous pouvons donc dire que, pour l'essentiel, le droit romain primitif est autonome. Il constitue un système juridique à part. "
Jacques Ellul (1912-1994) est né à Bordeaux, d?un père natif de Trieste, à la fois citoyen autrichien et sujet britannique. Au cours de ses études de droit à l?université de Bordeaux, il devient avec son ami Simon Charbonneau un pionnier de l'écologie politique, menant une critique d'inspiration libertaire de la société moderne. Après l?obtention de son doctorat en 1936, il débute une carrière universitaire. Révoqué par le gouvernement de Vichy, en 1940, en sa qualité de fils d'étranger, c'est dans le petit village de Martres (Gironde) qu'il participe à la Résistance et où il se fait agriculteur pour nourrir sa famille. Après la Libération, il connaît une brève expérience conseiller municipal à Bordeaux qui le détournera bientôt de tout engagement politique. C?est en tant que chrétien engagé qu?il exerce des responsabilités nationales à la tête de l'Eglise Réformée de France jusqu'en 1970. De 1958 à 1977, il préside un Club de prévention de la délinquance juvénile tout en prenant une part active au combat écologiste, notamment au sein du "Comité de défense de la côte aquitaine". Il ne quittera jamais la région Aquitaine et la ville de Bordeaux, mettant toute sa vie en pratique l?adage dont il a fait sa règle de conduite: "Penser globalement, agir localement". En tant que juriste, outre son enseignement à l?université puis à l?IEP de Bordeaux, Ellul est l?auteur d?une monumentale Histoire des Institutions (1955-56), et du Fondement théologique du droit (1946). Intellectuel engagé, il est l?auteur de plus d'un millier d'articles et d?une cinquantaine d'ouvrages traduits en plus de douze langues. La découverte de son oeuvre phare, La technique ou l?enjeu du siècle (1954) par l'anglais Aldoux Huxley lui assure une belle notoriété dans les universités américaines. Sa réflexion de pasteur et de théologien nourrit également l?écriture de nombreux ouvrages parmi lesquels La foi au prix du doute : "Encore quarante jours..." (1980).
Résumé : Professeur d'histoire des institutions à l'université de Bordeaux, Jacques Ellul s'est évadé de sa spécialité dans bien des directions. Il devint sociologue et théologien par une nécessité intérieure qui lui demandait de comprendre le monde dans lequel il vivait et de trouver un sens à sa vie. Il a, dès lors, essayé de mettre au jour les forces principales de notre société, la technique essentiellement, mais aussi à la suite de sa conversion à la Révélation en Jésus-Christ, cherché à élucider sa foi et la Bible. En conciliant les deux aspects de ses travaux la sociologie et la théologie, Ce que je crois permet de trouver la clé de toute l'?uvre. Mais, au c?ur de la recherche intellectuelle, apparaît surtout un homme qui tente de faire pénétrer la parole chrétienne dans le concret de la vie. Ce que je crois ou le témoignage émouvant et lucide d'un chrétien engagé dans un monde de violence où l'amour a certes peu de place, mais pour lequel Jacques Ellul n'a cessé de proclamer l'espérance.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.