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Correspondance. Volume 1 : Lettres 1944-1975
Ellouet Yves
PART COMMUNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782844184641
La présente édition rassemble, de manière quasi exhaustive, les Lettres d'Yves Elléouët connues à ce jour pour l'essentiel totalement inédites. Elle constitue désormais le volume de référence livrant en quelque sorte l'autobiographie de l'auteur dans le rythme même du vécu et dont aucun récit ne serait capable de restituer la puissance et la fragilité. " En fait cette lampe, tout autant et davantage sans doute que son pouvoir magique, c'est sa faculté plus concrète d'éclairage qui m'emporte, et qui permet au lecteur que je suis de vous suivre, au sein d'un gigantesque et idéal grenier où, parfois le passé et le présent se télescopent. Sans que l'idée que l'on a de l'un ou de l'autre soit affecté par ce soudain rétrécissement du temps. Bien plus, tel souvenir par vous évoqué, tel linéament dépoussiéré par vos soins, rendu à sa lumière sinon à sa vie, incite ma pensée à s'en aller - vagabonde - sur des voies de moi oubliées depuis bien longtemps et où en fin de compte je me retrouve - à mes propres yeux - "plus vrai que nature" " Yves Elléouët, lettre à Michel Leiris, datée du 2 septembre 1962. Témoignages bouleversants sur la genèse de ces énigmes apparentées que sont ses récits et dans lesquelles tout prend une valeur allégorique, les Lettres permettent au lecteur de mieux appréhender cet écrivain trop méconnu. Edition établie, annotée et préfacée par Ronan Nédélec. Ce volume est le troisième de son oeuvre complète à paraître en sept volumes aux Editions La Part Commune. Edition établie, préfacée et annotée par Ronan Nédélec.
Résumé : Dans la tradition celtique, les îles sont les tombeaux des Dieux. Ces Dieux ou ces Géants ont été enfouis dans la terre et la roche des écueils qui sont des domaines sacrés, "en relation avec un mythe de mort et de résurrection". Ce personnage de la vie quotidienne, cet ancien colonial "retour des pays chauds" est-il l'un d'entre eux ? Georges Cocaign, dit Troadic Cam, apparaît à la suite d'une exhumation grandiose. Peut-être ne sait-il pas lui-même s'il est d'ici et d'aujourd'hui, ou s'il est "vieux comme le monde", s'il est la réincarnation d'un héros ancien ou simplement un homme doué d'imagination, et aussi d'une mémoire mystérieuse ? Il est tout cela, sans doute, et plus encore, car nous abordons là le monde des métamorphoses, où "le réel et l'imaginaire cessent d'être perçus contradictoirement". Les autres protagonistes du récit, ainsi que les animaux et les objets, subissent également cette loi des avatars. Un seul parmi tous est immuable : Jos L'Ankaw ; plus ancien que la mémoire et que la voix. Il est "le Chevalier à la Charrette" ; il peut dire : Je connais tout le monde, et un jour ou l'autre chacun me connaît.
La présente édition rassemble, de manière quasi exhaustive, les lettres d'Yves Elléouët connues à ce jour et pour l'essentiel totalement inédites. Elle constitue désormais le volume de référence livrant en quelque sorte l'autobiographie de l'auteur dans le rythme même du vécu et dont aucun récit ne serait capable de restituer la puissance et la fragilité créatrices. "En fait cette lampe, tout autant et davantage sans doute que son pouvoir magique, c'est sa faculté plus concrète d'éclairage qui m'emporte, et qui permet au lecteur que je suis de vous suivre, au sein d'un gigantesque et idéal grenier où, parfois le passé et le présent se télescopent. Sans que l'idée que l'on a de l'un ou de l'autre soit affectée par ce soudain rétrécissement du temps. Bien plus, tel souvenir par vous évoqué, tel linéament dépoussiéré par vos soins, rendu à sa lumière sinon à sa vie, incite ma pensée à s'en aller - vagabonde - sur des voies de moi oubliées depuis bien longtemps et où en fin de compte je me retrouve - à mes propres yeux - "plus vrai que nature"". , Yves Elléouët, lettre à Michel Leiris, datée du 2 septembre 1962. Témoignages bouleversants sur la genèse de ces énigmes apparentées que sont ses récits et dans lesquelles tout prend une valeur allégorique, les Lettres permettent au lecteur de mieux appréhender cet écrivain trop méconnu. Edition établie, annotée et préfacée par Ronan Nédélec.
La poésie fut, à n'en point douter, la compagne de route d'Yves Elléouët et ce depuis son plus jeune âge. Qu'il s'agisse du peintre, du "romancier" , du nouvelliste, elle inonda l'oeuvre de l'auteur et il s'y baigna follement, avidement. Xavier Grall l'avait bien compris lorsqu'il écrivit dans Le Monde du 27 juin 1980, à l'occasion de la parution posthume du recueil Au pays du sel profond : "ce sont des scènes surréalistes, des petits tableaux crépusculaires, des voyances brèves. On dirait des exercices provisoires travaillés par l'auteur en vue des grandes proses futures, un jeu de tisons avant l'éclatement des fulgurations". Pour Yves Elléouët, l'écriture de poèmes est automatique sans qu'il s'agisse pour autant d'écriture automatique au sens où les surréalistes l'expriment ; elle frôle la note. On y trouve, tout comme dans ses dessins, plus proches d'une vérité poétique que d'une recherche picturale proprement dite, une fantaisie parfois ahurissante tout autant qu'une maitrise technique du jeu. Même sérieux, même grave, Elléouët n'oublie jamais l'Umour que Jacques Vaché semble avoir disséminé partout où le surréalisme sema ses graines. La poésie, la fantaisie sont la nature-même d'Elléouët ; le reste, c'est du travail. Travail qui consiste à un passage de témoin par-delà la mort. On pourrait dire, du reste, que toute l'oeuvre d'Elléouët est une oeuvre de transmission et qu'il est, au fond, un grand pédagogue qui s'ignore, tout autant que le public l'ignorait jusqu'à ce jour. Sont réunis dans ce tome l'ensemble de la poésie qu'Yves Elléouët écrivit durant sa vie ; volume rassemblant - de fait - des textes que certains lecteurs ont déjà pu lire, augmenté de poèmes totalement inédits et retrouvés dans les feuillets de l'auteur. On peut donc dire que ce livre tient enfin lieu de monographie de l'OEuvre poétique d'Yves Elléouët ; ce qui n'est pas rien. Edition établie, annotée et préfacée par Ronan Nédélec.
Il aimait faire le clown, dans la vie comme dans son oeuvre. Se mettre en scène, se raconter, de lui-même faire un personnage à la fois tragique et dérisoire. Ainsi le vit-on paraître en pornographe provocateur des années d'après-guerre, en prophète annonçant une apocalypse américaine, en gourou d'une Californie jouissive, en vieillard lubrique... Mais le personnage ne doit pas masquer l'oeuvre, abondante, puissante, généreuse: le nombril de Henry Miller était l'oeilleton magique par lequel il voyait sans oeillères le monde. Son oeuvre est une autobiographie narcissique, monumentale, puissante, généreuse, dramatique, ironique et toujours en grand chant païen. Au centre il y a les deux Tropiques et les trois volumes de la Crucifixion en rose, grands romans, lyriques autant que philosophiques, chants d'un moderne et rigolard Dostoïevski en lesquels le clown montre qu'il est une autre face de l'ange. Et Miller n'a pas manqué, en sa longue vie et en ses nombreux autres livres, faits de souvenirs, témoignages, réflexions, correspondances, qu'Auguste au centre du cirque est un ange dont les ailes ne demandent qu'à se déployer.
Ces baigneuses, c'est pour Mariano Otero le bonheur de peindre au grand air et de le partager, c'est aussi la liberté prise avec les silhouettes, les proportions, le relief ou encore la perspective. Ces femmes, il les a saisies parfois d'un seul trait sur la plage ou apprivoisées en silence dans son atelier. Elles nous disent son territoire, son itinéraire et, conjuguées ensemble, sa table des matières, celle de toutes les nuances, amoureuses, généreuses, joueuses, oublieuses, infiniment contemporaines en somme. Chaque peintre, et Mariano le premier, a son vocabulaire et sa grammaire de formes et de couleurs afin de nous livrer l'essentiel d'un regard. Alors comment ne pas s'arrêter ici, pour le plaisir, sur les ombres penchées dans ses encres et ses dessins et là, sur ses aquarelles, ses gouaches, ses pastels, pour les couleurs des corps s'oubliant au soleil ou repliés dans leurs rêves comme pour mieux les traduire.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.