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Peah. Réparer le monde de la pauvreté
Elkouby Arié
ORIZONS
30,00 €
Épuisé
EAN :9791030905793
Assis près de mon père, dans cette chambre de réanimation, j'étais très loin d'imaginer que cela pouvait donner naissance à cet ouvrage. Le texte liturgique, où l'on annonce la nécessité impérieuse de "Réparer le monde" (Tikkoun Olam), fut déclamé par mon père, quelques heures avant son départ de ce monde. Lutter contre l'ignorance a été le combat de sa vie, il devait être prolongé par le combat contre la pauvreté, je l'ai compris bien plus tard. Le traité talmudique Peah, représente de manière emblématique, une source d'inspiration essentielle sur ce sujet ; il est traduit, annoté, et commenté ici. J'explique pourquoi ce texte m'a véritablement éclairé. Les religions, les civilisations orientales et occidentales se sont penchées sur ce drame, sur cette anomalie des inégalités sociales, nous avons tenté de les analyser et de les synthétiser. Le témoignage apporté par le judaïsme, depuis des millénaires, est instructif car il implique tous les acteurs : le pauvre, le bienfaiteur-possédant, la terre, et Dieu. Les théories économiques qui nous ont parues les plus pertinentes, à nos yeux, sont explorées, et modestement commentées ; ceux sont surtout Esther Duflo, Abhijit Banerjee, Daniel Cohen, et bien d'autres. Enfin, humblement, j'ai pensé prolonger cet essai, dans les pas de Daniel Kahneman, Nobel d'économie de 2002, pour proposer une suite socio-politique, à sa théorie des "systèmes" .
Tel est le cri du coeur de nombreux parents à l'annonce du diagnostic d'autisme de leur enfant. Ce livre a pour objectif premier de leur fournir des stratégies d'intervention efficaces basées sur les situations naturelles de l'enfant et pouvant être mises en place lors des activités quotidiennes (routines, jeux, collations, activités diverses). Adaptées aux principaux milieux de vie que sont la maison, la garderie et l'école, ces stratégies offrent aux parents et aux différents intervenants un soutien quotidien. Pour mieux connaître et comprendre les particularités et l'unicité de l'enfant autiste. Pour favoriser le développement global et l'épanouissement des jeunes âgés de quelques mois à 10 ans, qu'il s'agisse d'enfants verbaux, non verbaux ou ayant un début d'acquisition du langage. Pour prendre en compte les particularités de l'enfant tout en redonnant aux parents un sentiment de compétence et de maîtrise.
Le monde du Talmud, ce monument de la littérature juive, est, à une écrasante majorité, un monde d'hommes, celui des Rabbins et des Sages qui questionnent inlassablement le texte biblique afin de fixer la loi et qui, par-dessus les siècles, discutent et polémiquent, faisant émerger une pluralité de significations qui jamais n'épuisent le sens du texte. Au coeur de ce monde d'hommes, apparaissent cependant, évoquées au fil des textes, une galerie de figures féminines variées, souvent hautes en couleur, passionnantes, qui ouvrent des pistes de lectures et d'interprétation inédites et inattendues. Dans les Chroniques talmudiques au féminin, Janine Elkouby choisit d'engager le dialogue avec des femmes issues d'un lointain passé. A partir des textes talmudiques, qu'elle traduit au début de chaque chapitre, elle tente de reconstituer le monde de ces femmes, les idées et les moeurs qui avaient cours à leur époque, leurs sentiments, leurs réactions, leurs peines et leurs joies, leur relation avec leur mari et leurs enfants, leur place dans la famille et dans la société, leur vie religieuse et spirituelle, leur rapport au monde des hommes et à la maison d'étude. Les vingt femmes avec lesquelles elle a choisi de dialoguer ont vécu les unes en Galilée, les autres à Babel, entre le premier et le quatrième siècle de l'ère chrétienne. Tentant de s'identifier à chacune d'entre elles, elle fait appel aux ressources combinées de la documentation historique et de l'imagination.
Ce volume contient les actes du colloque qui fut organisé à Strasbourg les 25 et 26 novembre 2024 pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance d'Edmond Fleg. Ce colloque entendait faire redécouvrir la personnalité et l'oeuvre si riche de ce grand écrivain juif, qui fut l'un des principaux artisans du renouveau du judaïsme français dès l'entre-deux guerres et participa à la fondation, en 1948, de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France. Intitulé "Nous de l'Espérance" : le lumineux message d'Edmond Fleg aujourd'hui, il souhaitait aussi faire entendre, un peu plus d'un an après le pogrom du 7 octobre, la voix de celui qui, malgré la guerre et la Shoah, qui lui ravirent tant d'êtres chers, sut transmettre aux jeunes générations un message d'espérance, capable de nous relancer sur le chemin de la Vie. Car, comme le rappelle le Grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui ouvrit ce colloque : "Toute nuit noire est une aube qui vient".
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.