Après la spectaculaire présentation de son travail à Londres, Olafur Eliasson (1967) expose début 2020 une installation entièrement et spécialement revue pour la Kunsthaus Zürich. Ce sont ces oeuvres de l'artiste islando-danois qui attirent comme par magie les spectateurstrices. Olafur Eliasson, lorsqu'il en parle, explique que ce qui lui importe avant tout c'est l'expérience de la rencontre physique avec l'oeuvre elle-même. Lui qui compte depuis des années parmi les plus grands artistes contemporains a commencé très tôt à traiter le sujet de la durabilité et ses thèmes sur fond d'écologie parlent aujourd'hui à de nombreux visiteurstrices. C'est pourquoi le livre comme l'exposition tournent aussi autour de notre rapport aux autres espèces et formes de vie sur Terre. Le plaidoyer d'Olafur Eliasson pour une conception d'un monde de coexistence et de collaboration est particulièrement manifeste lorsqu'il transforme l'espace muséal en une seule installation immersive.
Résumé : Ce recueil de 100 recettes végétariennes facilement réalisables à la maison célèbre l'esprit des cuisines du studio de l'artiste de renommée internationale Olafur Eliasson. Convaincu que le fait de partager un repas en commun favorise la créativité, Olafur Eliasson réunit en effet tous les jours son équipe autour d'un déjeuner dans une cuisine-cantine pas comme les autres. Cet ouvrage propose des idées de plats à partager en famille ou entre amis, et offre un aperçu du travail des cuisines du studio et des nombreuses personnalités qui y ont été invitées au fil des années.
Quelque part en Islande, au bord de la mer, un village de maisons noires fait face à l'infini de l'eau. Dans son repaire, un romancier peine, sur sa vieille Olivetti, à écrire la vérité d'un couple parti en vacances pour se retrouver. Qui s'amuse ? se demande-t-il, déposant les feuilles dactylographiées sous la fenêtre sud claire. La radio, pendant ce temps-là, donne des nouvelles d'un autre monde : le séisme de Fukushima, l'assassinat de Ben Laden, la guerre en Syrie. Au rythme des quatre saisons de l'année, comme un contrepoint nordique aux célèbres concertos de Vivaldi, La fenêtre au sud transforme cette histoire simple d'amour et de fantômes en un livre immense sur les crépuscules de la création. L'encre s'épuise, l'écrivain tapera bientôt blanc sur blanc, traversant la page comme on marche dans la neige. Celui qui est seul est toujours seul, infiniment seul et nulle compagnie ne peut rien y changer.
Résumé : Eliasson est reconnu pour les expérimentations qu'il mène avec la lumière, la couleur et l'espace, et pour ses installations à grande échelle, qui vont souvent au-delà des murs du musée pour investir l'espace public, et qui provoquent chez le spectateur une expérience unique. Dans l'exposition "Contact", il poursuit son travail sur la lumière - ou plutôt sur l'obscurité et l'ombre -, l'espace et le temps au sein d'une installation qui représente une expérience totale pour le visiteur. Cet ouvrage contient une série de vues d'installations qui sont comme une visite virtuelle de l'exposition, ainsi qu'un aperçu du travail préparatoire effectué par l'artiste dans son sudio berlinois, des esquisses et des dessins inédits. Des essais d'auteurs reconnus venus de diverses disciplines permettent de situer l'exposition "Contact" dans un contexte plus large, tout comme l'entretien mené par les commissaires avec l'artiste. La conception graphique de cet ouvrage, réalisée par Irma Boom, une des figures majeures du graphisme international, met en valeur l'oeuvre de Eliasson et fait de cet objet un livre d'artiste unique. Impression du titre en encre phosphorescente. A essayez dans le noir !
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
Cette présentation d'une sélection d'oeuvres de la collection du Musée des beaux-arts de Gand permet de découvrir les principaux courants de l'art moderne belge entre 1880 à 1940, du symbolisme au surréalisme. Des oeuvres néerlandaises illustrent en outre les influences artistiques réciproques entre la Belgique et les Pays-Bas.