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L'Afrique à l'ère du savoir : science, société et pouvoir
Ela Jean-Marc ; Gérard Hubert
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296019423
Réinventer la science pour participer à la construction des sociétés où l'être humain peut s'épanouir, tel est le projet qui met à l'épreuve les nouvelles générations de chercheurs dans les pays africains. Cet ouvrage tente de fonder une autre manière de faire la science en examinant les enjeux auxquels l'Afrique est confrontée. Dans les sociétés africaines qui doivent apprendre à vivre dans un état de dissonance cognitive en soumettant les savoirs ancestraux à la confrontation, les nouveaux défis de la connaissance obligent à engager un débat fondateur sur les concepts qui déterminent les grilles d'analyse et les cadres de référence. Pour renouveler le regard sur l'Afrique, il s'agit de mettre en œuvre une science sans fétiche. Cette démarche s'impose à l'heure du Net où l'on risque trop souvent de confondre le savoir et l'information. Cet essai décrypte les enjeux de savoir qui sont inséparables des enjeux de pouvoir. A l'ère des réseaux, ces enjeux nécessitent de créer des liens novateurs entre les chercheurs et d'ouvrir la science à la société. Dans la mesure où l'innovation est la clé de l'avenir, il importe de mettre les sciences en culture dans les sociétés africaines. Volontairement provocant et stimulant, cet ouvrage se réapproprie le projet auquel tenait Alioune Diop, fondateur de Présence africaine. Il est écrit selon une démarche pluridisciplinaire à partir d'une longue expérience de recherche et d'enseignement. Il témoigne d'un véritable esprit d'impertinence qui permet de mieux cerner les enjeux de l'Afrique à l'ère du savoir.
Face aux problèmes de fond que pose la production des connaissances dans le contexte africain, le chercheur indigène ne peut ignorer l'histoire et les théories, les modèles et les méthodes de la science auxquelles il est confronté depuis sa formation. Il lui faut prendre position par rapport à l'héritage reçu au moment même où il doit s'efforcer d'avancer comme à tâtons sans savoir où il va en essayant de pénétrer toujours davantage dans un domaine complexe et difficile où, en dépit des discours d'école, il n' y a ni règles a priori ni codes établis. Car il est demandé à chacun de faire preuve d'imagination pour inventer sa propre voie. Cette exigence implique la violation d'un certain ordre de choses dans les manières de penser et de faire en vue de s'inscrire dans un champ d'initiatives qui portent la marque de son aventure scientifique. Pour mieux saisir les enjeux de l'intelligence qui s'imposent à l'Afrique dans la dynamique actuelle des savoirs, il convient de cerner les crises de la rationalité dans l'évolution historique: Dans ce but, l'auteur attire l'attention sur les attitudes et les comportements, les mythes et les croyances par lesquelles la société entoure la science alors qu'ils sont incompatibles avec les exigences et les contraintes de l'activité scientifique.
Dans la mesure où l'humanité est en quête des savoirs de toutes les cultures, il faut s'interroger sur le modèle de mondialisation des savoirs à construire en faisant place aux acteurs de la science situés dans les contextes culturels différents. En même temps, il convient de montrer les risques auxquels l'humanité s'expose lorsque la science qui tend à se globaliser, c'est une science en crise et, en fin de compte, des paradigmes dont la pertinence est remise en question dans l'espace de leur apparition. Les savants et les philosophes qui s'interrogent aujourd'hui sur la science en Occident montrent bien que la manière dont la science se développe ne répond pas aux attentes de l'Occident lui-même. La quête d'une "science ouverte", d'une "raison plus totale" ou d'une "complémentarité des savoirs" met en cause la pratique d'une rationalité particulière, dominante et tronquée. Rien ne justifie l'absurde prétention de cette science à s'identifier à "la raison universelle". Au moment où l'Occident est hanté par les exigences d'une rationalité qu'il s'est fait le devoir d'oublier depuis la séparation de la science et des grands systèmes philosophiques, une sorte de vigilance épistémologique s'impose à l'Afrique. Dès lors, insiste l'auteur, dans tout rapport au savoir, il s'agit de prendre en compte la négation de ce qui, à travers l'invasion des paradigmes d'Occident, donne sens et valeur à la vie. Le scientifique africain doit veiller à construire une nouvelle cohérence. Dans ce but, des choix fondamentaux s'imposent au sujet de la nature de la science elle-même. Ces choix obligent à établir de nouveaux liens entre la science et le reste de la culture, en particulier la philosophie, l'éthique et l'art. Ils imposent une autre orientation à la pensée.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.