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Aliénation et déterminisme dans le film noir classique (1944-1949)
El-Khoury Toufic
L'HARMATTAN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782343200484
Quelles sont les relations que le film noir américain des années 1940 entretient avec les codes de la tragédie ? Cet essai s'intéresse à une série de films appartenant au genre filmique et construite autour de la convention narrative et des archétypes suivants : la chute programmée d'un antihéros dont la trajectoire est marquée par une relation adultère avec une femme fatale le menant au crime. La scène "primitive" de la première rencontre entre ces deux personnages-types, étape conventionnelle et nécessaire du genre, devient paradoxalement un exercice de style où les signes annonciateurs de la chute des deux personnages organisent l'écriture et la mise en scène de la séquence. Dans cinq films du genre, Double Indemnity (Billy Wilder, 1944), The Killers (Robert Siodmak, 1946), Out of the Past (Jacques Tourneur, 1947), The Lady from Shanghai (Orson Welles, 1947) et Criss Cross (Siodmak, 1949), les rencontres amoureuses illustrent explicitement la manière dont les questions d'aliénation, d'agentivité, de libre-arbitre et de déterminisme, constitutives de la syntaxe du genre, s'inscrivent dans le programme visuel et s'articulent de manière intime au cadre narratif et formel du film.
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.
Françoise Khoury el Hachem possède à merveille le subtil esprit des salon du 17e et 18e siècles français, celui de Madame de Lafayette ou encore celui de Madame Geoffrin. Lorsque la poésie se presse sur ses lèvres comme sous sa plume, elle devient poète et muse tout à la fois. C'est une gamme fulgurante de notes musicales scandées à souhait pour éveiller les sens d'un Etre aimé, dans un enivrement murmuré sous les flèches d'un Cupidon vainqueur. Il y a dans les mots énoncés, des soupirs empressés et de brûlantes passions déclinées par Françoise.
L'Eglise s'est enfin résolue à déférer les clercs pédophiles devant les tribunaux tant civils que canoniques. Les médias ont joué un rôle majeur dans cette clarification. C'est dans ce contexte que l'auteur a découvert que, au moins dans une affaire, les règles les plus élémentaires en matière de justice (contradictoire, instruction à charge et à décharge, droits de la défense, etc.) n'avaient été respectées dans aucune des juridictions concernées. Dès lors, la question se pose des tenants et aboutissants ayant conduit à une situation qui, sauf à rétablir le droit, discrédite le juste combat contre la pédophilie. Sous forme romancée par respect pour les parties, l'auteur invite le lecteur à la suivre dans les méandres d'une affaire qui paraitrait incroyable sans la production de documents irréfutables, jusqu'alors étonnamment écartés des procédures.
A Beyrouth, un jeune homme, Paul, entretient une liaison avec Miriam, la mère de sa jeune amante, Nada, tuée dans un accident de voiture. Un jour, pour mettre fin à cette relation difficile, il racontera son histoire avec la disparue. Cette fiction est une quête intérieure dans une ville étrange, "Léthéapolis ". Paul ponctue son temps de rendez-vous amoureux et de rencontres avec des personnages qui cherchent désespérément à lui raconter leur vécu ; cette traversée de soi, dans une ville que l'on voit fuir à mesure que son narrateur, lucide et sans concession, la parcourt, est servie d'une écriture claire et tendue : elle fait tout le prix de ce roman très contemporain, le deuxième que Toufic El-Khoury nous offre après Beyrouth. Pantomime, sorti chez Orizons en 2008.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.