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Léthéapolis
El-Khoury Toufic
ORIZONS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782336298535
A Beyrouth, un jeune homme, Paul, entretient une liaison avec Miriam, la mère de sa jeune amante, Nada, tuée dans un accident de voiture. Un jour, pour mettre fin à cette relation difficile, il racontera son histoire avec la disparue. Cette fiction est une quête intérieure dans une ville étrange, "Léthéapolis ". Paul ponctue son temps de rendez-vous amoureux et de rencontres avec des personnages qui cherchent désespérément à lui raconter leur vécu ; cette traversée de soi, dans une ville que l'on voit fuir à mesure que son narrateur, lucide et sans concession, la parcourt, est servie d'une écriture claire et tendue : elle fait tout le prix de ce roman très contemporain, le deuxième que Toufic El-Khoury nous offre après Beyrouth. Pantomime, sorti chez Orizons en 2008.
Les villes de la Méditerranée, évoquées dans ce travail, occupent une place de choix dans des cinématographies prestigieuses. La question est posée : comment représentent-elles ces espaces et les cultures qu'ils portent ?
Le triangle amoureux fait partie intégrante de la définition structurelle et de la syntaxe de la comédie hollywoodienne classique des années 1930-1940. A partir de cette hypothèse, sont abordées les sources théâtrales puis l'importance de cette convention dramatique et de ses déclinaisons narratives dans la construction du récit, la mise en scène et la promotion des comédies hollywoodiennes, d'Ernst Lubitsch à Treston Sturges en passant par George Cukor, Howard Hawks ou Leo McCarey. La théorie du désir mimétique de René Girard éclaire aussi la fiction romantique hollywoodienne.
Françoise Khoury el Hachem possède à merveille le subtil esprit des salon du 17e et 18e siècles français, celui de Madame de Lafayette ou encore celui de Madame Geoffrin. Lorsque la poésie se presse sur ses lèvres comme sous sa plume, elle devient poète et muse tout à la fois. C'est une gamme fulgurante de notes musicales scandées à souhait pour éveiller les sens d'un Etre aimé, dans un enivrement murmuré sous les flèches d'un Cupidon vainqueur. Il y a dans les mots énoncés, des soupirs empressés et de brûlantes passions déclinées par Françoise.
Si notre humanité est aujourd'hui malade, n'est-ce pas parce que le mystère de la femme est particulièrement méconnu et bafoué, presque de tout le monde ? Beaucoup d'encre a coulé à son propos au point de devenir un mythe. On parle du " mythe de la Femme ". Mais elle demeure toujours mystérieuse. Dans cet ouvrage, l'auteur a tenté de dégager l'image féminine à travers l'écriture des romancières francophones libanaises. Elle a essayé de focaliser la lumière sur ce visage rendu plus ténébreux par la guerre de la haine au Liban, narrée par nos écrivains pendant cette période (1975-1992). C'est une image prise dans le contexte violent de la société où l'engagement social ou politique de la femme ne peut être relevé que comme résistance, attente ou survie. Dans cette étude critique, des problèmes tabous relatifs à la condition féminine sont aussi soulevés : l'excision, la prostitution, le port du voile... Questions traitées par les auteurs francophones dans le but de redonner à cette image féminine des valeurs authentiques. L'écho de la voix de Louis Aragon lancé il y a des décennies - " la femme est l'avenir de l'homme " -, continuera-t-il un jour, son parcours à travers les siècles ou sera-t-il perdu, éparpillé dans l'espace sans résonance ?
Une journée à Beyrouth. Au lendemain de l'assassinat d'un chef politique, une manifestation géante occupe les esprits. En marge de la foule, spectateur indifférent, acteur malgré lui un jeune homme sans nom, cigarette au bec et bières à la chaîne, dont la volonté est de ne rien entreprendre, parcourt la ville par ennui, suit une ancienne maîtresse, assiste à une bagarre, se rend à une soirée, écoute avec plus ou moins d'indifférence le récit des histoires qui se font et se défont. Dans ce premier roman, Toufic El-Khoury dit l'ennui du monde avec une remarquable économie de moyens. La force du livre tient à sa concision et à sa sobriété.
Si l'amour est un excès, il se donne à comprendre comme extase, décentrement ou aliénation. Jeté hors de soi, on n'est plus soi-même et à soi-même, car on cherche à être en l'aimé et pas seulement auprès de lui ; on désire être l'aimé au lieu de simplement lui appartenir. Le discours de l'amour a confié à la poésie le soin de décrire ces élancements. C'est pourquoi, en vue de la configuration des divers types de l'extase amoureuse (extase simple, union synthétique, transmanence, inter-immanence, engravement, hospitalité, incarcération...), l'auteur a convoqué des poètes de plusieurs aires culturelles, le tout étant placé sous l'égide de Shakespeare et de Louise Labé auxquels deux chapitres sont consacrés. Cet essai prolonge les recherches de l'auteur sur l'amour pur et la nodalisation.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.