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Naissance littéraire du fascisme
Eisenzweig Uri
SEUIL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782021135909
Fin 1897 l'innocence du capitaine Dreyfus éclate au grand jour. S'opère alors un étonnant chassé-croisé. Bernard Lazare, le premier à avoir réfuté publiquement la thèse d'un Dreyfus coupable, se retire de la scène médiatique. Alors que Maurice Barrès, jusqu'ici silencieux, s'engage dans le déni de l'évidence: l'injustice commise à l'égard du capitaine juif. Le livre d'Uri Eisenzweig se penche sur ce moment paradoxal. Il en propose une interprétation touchant aux positions de fond de ces deux penseurs majeurs du dreyfusisme et de l'antidreyfusisme. Marqués par une même sensibilité littéraire fin de siècle, tous deux rejettent le récit comme forme privilégiée du vrai. C'est ce rejet qui, après avoir guidé son geste pionnier de démystification, écarte l'anarchiste Lazare du combat centré sur l'effort de raconter la vérité - dont le "J'accuse!" de Zola est le modèle. En même temps, la fascination pour une vérité échappant au récit génère chez Barrès une imagination romanesque qui, transposée au domaine politique, annonce le fascisme: une conception de la Nation comme entité organique enracinée, fatalement menacée par toute altérité, tout récit. A cette vision du monde correspondent un refus des valeurs universelles et un déterminisme racial. Le livre se termine sur une lecture du superbe journal d'une femme de chambre (1900) d'Octave Mirbeau. Inversant le rapport barrésien entre récit et vérité, ce roman est le premier à souligner que l'imaginaire fasciste naissant est indissociable d'un nouveau statut littéraire pour l'Autre - ici, le juif, tel que le représente l'antisémitisme.
Résumé : Uri Eisenzweig analyse les raisons pour lesquelles le duel a tant occupé les esprits au XIXe siècle avant d'en disparaître brutalement à la veille de 1914. En un langage simple et clair, Le duel introuvable réfléchit sur ce phénomène et ce qu'il dit de l'imaginaire et de la littérature de l'époque (près de 40 auteurs sont convoqués, dont Pouchkine, Conrad, Balzac, Gautier, Collins, Dumas, Lermontov). Comment la fascination pour ce rituel archaïque recoupe la hantise très moderne d'une réalité qui échapperait à tout récit. Hantise à l'horizon de laquelle se profile une violence nouvelle, collective et effectivement inimaginable : celle de la Grande guerre. Fin du duel, et fin d'un certain XIXe siècle.
Résumé : Les inventions de Mimi l'aideront-elles à percer le secret de son village ? Mimi et son père, un inventeur français sans le sou, vivent dans un village aux Etats-Unis au tournant du siècle. Mimi rêve de devenir une grande inventrice, elle aussi, et en attendant, elle passe tout son temps à fabriquer toutes sortes de petits engins. Mais l'argent manque, même si Mimi, qui s'occupe de leur petit ménage, fait de son mieux pour cacher leurs difficultés à son père. Puis, un jour, leurs problèmes semblent résolus : le père de Mimi a inventé une machine tellement incroyable qu'une firme d'investisseurs a décidé de l'acheter. Mais tout à coup survient un drame : l'atelier de son père est incendié et l'invention... volée ! En enquêtant sur ce vol, Mimi découvre peu à peu les secrets que cache son village à l'air si paisible... Qui donc aurait pu voler l'invention de son père... et surtout, pourquoi ? Un roman passionnant et plein de 'girl-power', inspiré d'une série culte américaine du début du 20e siècle : 'Tom Swift', qui raconte les aventures d'un jeune inventeur. Une de ses inventions, un fusil électrique, inspira le 'TASER' (l'acronyme de 'Tom A. Swift's Electric Rifle).
Les ouvrages, aujourd'hui nombreux, qui se rattachent à la psychanalyse de l'art se bornent le plus souvent à appliquer aux oeuvres étudiées des concepts analytiques et à donner des interprétations de contenu, axées sur les thèmes, les images et les signes. Le projet d'Ehrenzweig est tout différent : pour lui, les problèmes d'art sont avant tout des problèmes de forme, de perception et de création des formes. L'art moderne est pour Ehrenzweig d'une importance particulière : il manifeste mieux le processus et les procédés de travail artistique que ne pouvait le faire la tradition "réaliste", moins détachée de la réalité extérieure. L'auteur prend ses exemples dans la musique contemporaine aussi bien que dans les tentatives picturales après Cézanne.
Résumé : Qu'est-ce que le terrorisme ? Pourquoi joue-t-il un rôle si important dans la vie politique du XXe siècle ? Fictions de l'anarchisme répond à ces questions en se penchant sur le moment inaugural du phénomène : les attentats dits " anarchistes " des années 1892-1894. A travers le récit des événements se dévoile l'image tout à fait singulière et sans précédent que se fit l'opinion publique de la violence qui les caractérisa arbitraire et, donc, imprévisible incompréhensible et, donc, irracontable. Avec, au c?ur du phénomène, la figure mythique de l'anarchiste masqué que la presse et les fameuses " lois scélérates " de 18931894 s'obstinèrent à imaginer caché derrière les visages tristement ordinaires des véritables auteurs des attentats. Déformation de la réalité historique de l'anarchisme à laquelle participa la fascination qu'exerça la violence nouvelle sur de nombreux écrivains, de Mallarmé à Zola, en passant par Fénéon, Tailhade, Mirbeau, Schwob, Goncourt, Barrès et bien d'autres. Décrivant ainsi un aspect passionnant de la vie culturelle et intellectuelle française du XIXe siècle, c'est le phénomène du terrorisme que Fictions de l'anarchisme éclaire d'un jour nouveau en situant sa genèse dans l'imaginaire littéraire de notre société tout autant que dans sa sphère proprement politique. Chemin faisant, se dessinent des perspectives inédites sur la spécificité historique et philosophique de l'anarchisme.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.