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Georges Braque
Einstein Carl
PART DE L OEIL
32,20 €
Épuisé
EAN :9782930174310
Carl Einstein (1885-1940) fut un esprit d'avant-garde, engagé dans toutes les luttes de son temps. Découvreur de l'art africain, théoricien du cubisme et de l'art moderne, il sut allier à la rigueur du jugement l'enthousiasme pour la création de ses contemporains. Ecrivain, poète, essayiste, il collabora à de très nombreuses revues (Die Aktion, transition) et co-fonda, à Paris, en 1929, Documents qu'il ouvrit largement à l'ethnologie. Des ?uvres hors du commun balisent son itinéraire original et fécond à travers le XXe siècle, citons: Bébuquin ou les dilettantes du miracle (1912), un antiroman à l'écriture cubiste, La sculpture nègre (1915), première analyse formelle de l'art africain sans préjugé ni ethnocentrisme, L'art du XXe siècle (1926, 1928 et 1931), bilan aussi précoce que définitif sur l'art moderne, Georges Braque (1934).
Written by one of the world's outstanding music historians and critics, the late Alfred Einstein, this classic study of Mozart's character and works brings to light many new facts about his relationship with his family, his susceptibility to ambitious women, and his associations with musical contemporaries, as well as offering a penetrating analysis of his operas, piano music, chamber music, and symphonies.
Résumé : Il n'est point de fervent admirateur de Mozart auquel le nom d'Alfred Einstein ne soit aujourd'hui familier, grâce en particulier à sa révision du catalogue de Köchel et au remarquable ouvrage qu'il a consacré au maître de Salzbourg. Publié d'abord aux Etats-Unis, où l'auteur s'était réfugié en 1939 et où il est mort en 1952, La musique romantique s'inscrivait à l'origine dans une histoire générale de la musique. L'auteur y traite des différentes formes musicales et de leur évolution après Beethoven, et complète son étude par un vaste tour d'horizon qui signale le réveil successif de toutes les nationalités de la vieille Europe, voire l'éveil de la jeune Amérique. Pour conclure, Alfred Einstein rend hommage à deux sciences auxiliaires qui ont contribué à donner au Romantisme la physionomie que nous lui connaissons : l'esthétique musicale et la musicologie. Sans jamais perdre de vue que la musique ne - représente qu'un des aspects du Romantisme - le plus puissant, il est vrai, et le plus proche de nous -, l'auteur fait, en outre, de nombreuses références à la poésie et aux arts plastiques.
Einstein Albert ; Rosenkranz Ze'ev ; Zékian Stépha
Résumé : Octobre 1922 : Albert Einstein s'embarque à Marseille pour un voyage de six mois qui le conduira en Extrême-Orient, à Hong Kong, à Shanghai et au Japon, puis en Palestine et en Espagne. L'auteur de la théorie de la relativité est alors l'homme le plus célèbre au monde, parlant d'égal à égal avec les souverains et les chefs d'Etat, accueilli partout par des foules enthousiastes. Et pendant ce temps, en Allemagne, sa tête est mise à prix par les milices d'extrême droite. Or, pour la première fois Einstein tient un journal, un journal de bord, où il note ses impressions, raconte avec humour les menus incidents du voyage, décrit les paysages de l'Orient et les personnages pittoresques qu'il rencontre. Il découvre des mondes nouveaux, des mondes rêvés Il se confronte à la réalité coloniale et fait l'expérience, plus difficile qu'il ne pensait, d'une autre relativité : celle des cultures. Une conscience esthétique et politique s'exprime et s'affirme. L'un des plus grands génies de tous les temps se révèle sans pudeur et sans aucune censure dans sa vie quotidienne et dans son intimité. C'est ce journal qui est maintenant publié pour la première fois en français.
Einstein Carl ; Meffre Liliane ; Paudrat Jean-Loui
Résumé : Théoricien majeur de l'art moderne, Carl Einstein fut aussi le découvreur de l'art africain, le premier à l'analyser sur le plan formel. Ce faisant, il modifia le regard posé par les Occidentaux sur ces objets en provenance d'Afrique et leur conféra un statut d'art à part entière, en phase avec les cubistes à la recherche de solutions de formulation de l'espace. Cet ouvrage a pour but d'offrir aux lecteurs tous les textes publiés par Carl Einstein sur les arts africains tant en allemand qu'en français, aussi bien en Allemagne qu'en France. Ont été traduits les deux célèbres ouvrages Negerplastik (1915) et Afrikanische Plastik (1921) ainsi que l'article "Exotische Kunst". Les autres écrits avaient été publiés en français dans les revues Documents (cofondée par Carl Einstein, Georges Bataille et Michel Leiris en 1929) et Cahiers d'art. Tous les textes sont ici accompagnés de leurs illustrations d'origine. Ils ont été traduits, annotés et présentés par des spécialistes de l'oeuvre de Carl Einstein et des arts de l'Afrique.
Les textes réunis dans cet ouvrage ont été rédigés entre 1962 et 1999 soit sur demande, soit spontanément. Mais dans l'un et l'autre cas, ils s'inscrivent dans le fil d'une même recherche, poursuivie sur deux plans parallèles. Il s'agit de la spécificité de l'art des anciens Pays-bas méridionaux, telle qu'elle peut être saisie dans son développement historique, en rejetant d'une part l'idée de constante historique nationale à fondement ethnique, d'autre part celle d'un déterminisme du milieu à la façon de Taine. Un tel programme impliquait évidemment une idée de l'art et de son historicité. D'où une enquête méthodologique parallèle qui conduit à l'interrogation des principaux maîtres de la Kunstwissenschaft germanique et de la pensée esthétique et critique italienne. A l'assimilation de ces courants fondateurs de l'approche moderne de l'art s'ajoute la circonstance que les considérations sur l'art des anciens Pays-Bas ont été mûries et développées soit pendant, soit après un séjour de vingt ans en Italie, précisément à Rome, et donc à partir d'une familiarité quotidiennement cultivée avec l'art italien, et en particulier l'architecture et le problème de la perspective. Dans cette mesure, l'art des anciens Pays-Bas et de la Belgique du XIXe siècle est vu bien moins à partir d'une tradition de pensée nationale, que plutôt du dehors, ce qui entraînait naturellement un changement radical de point de vue. A la recherche traditionnelle des sources et influences italiennes s'est subrepticement substituée celle de la spécificité des modes de réception et d'interprétation de celles-ci, dans un échange dialectique à échelle européenne où chaque culture trouve son accent propre, qu'elle développe à travers les vicissitudes de sa situation historique, dans un jeu continu de réceptions et de dons, c'est-à-dire de sélection orientée, de création et de rayonnement.
Ce livre met en place la structure d'une double enquête : Claude Simon et Georges Perec, dans La Route des Flandres, Les Géorgiques, L'Acacia, W ou le souvenir d'enfance, La Vie mode d'emploi, questionnent leurs origines. Orphelins, ils font défiler sur la scène littéraire les parents disparus. Comme des détectives, ils scrutent les visages effacés des absents, repèrent des indices, recueillent des témoignages. Mais les souvenirs se confondent, les images se surimpriment. Alors la mémoire défaillante est soupçonnée : c'est l'archive photographique qui lui vient en aide, qui la supplée même parfois. Trace et preuve du passé, témoin d'une existence précédant la disparition, la photographie devient le moteur du récit, la source de l'écriture. L'analyse littéraire proposée ici use, elle aussi, du dispositif de l'enquête : elle tente de démêler les intrigues des textes tissés d'implicite, de recomposer les fragments d'une histoire familiale interrompue. Ce livre démonte les mécanismes de construction du roman généalogique : l'écrivain, en position de dernier-né, engendre, par l'écriture, une lignée d'ancêtres et de prédécesseurs aux parcours tragiques, grandioses, ou dérisoires. L'étude met en évidence le rôle du lecteur et sa complicité avec le texte. Le lecteur, s'il s'engage dans la voie interprétative, risque fort de n'en pas sortir indemne. Il endosse une certaine responsabilité dans le déroulement du récit ; il partage un sentiment de culpabilité avec l'auteur qui, pour redonner vie aux disparus, les interpelle et réveille leurs corps fantômes, leur faisant jouer leur agonie. L'interprétation génère donc une intranquillité, une hantise.
Les recherches de théorie de l'art concernant la sculpture sont très peu nombreuses pour ne pas dire presque inexistantes. C'est dire que le projet de Luc Richir est novateur et audacieux si pas intrépide. L'auteur a l'ambition de proposer une approche de ce qu'il appelle "le réel de la sculpture", "l'impasse faite sur l'unité du voir". L'approche de la sculpture nous confronte à une perception décousue, à une vision éclatée, tout à l'inverse de l'approche de la peinture tant de fois analysée. Nous rencontrerons donc dans ce livre l'analyse des Åuvres de Cellini et Giambologna qui contorsionnent la figure en variant les profils, du Bernin suggérant la présence d'un point de vue divin, de Rude et Rodin conformant la figure à une série de gestes qui suivent une logique narrative, un développement temporel. L'analyse nous conduit également au seuil des réflexions théologiques et C'est au rejet du corps par la philosophie que nous sommes renvoyés par la confrontation à la sculpture.
Annik Leroy photographie et filme le Danube de la source à l'embouchure. Depuis l'Allemagne, la Forêt-Noire, en traversant l'Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie, jusqu'à la Roumanie, le Delta et la Mer Noire, c'est une traversée de l'Europe, d'Ouest en Est, une expérience du temps et des saisons. Le rythme du film, sa scansion poétique nous offrent l'opportunité de tenter une approche d'un poète, à juste titre, réputé difficile. L'écriture d'Hölderlin nous aide à son tour dans notre tentative de compréhension des attitudes contemporaines de l'art. Le texte n'illustre pas, ne redouble, n'explique pas l'image. L'ouvrage comporte en outre deux études sur Hölderlin. Celle de Holger Schmid (chercheur pendant de nombreuses années à la Hölderlin-Gesellschaft à Tübingen) et celle de L'étude de Luc Richir consacrée à "La démarche de l'Esprit poétique" se propose d'élucider dans ce texte de Hölderlin le rapport entre la notion de rythme, sa calculabilité et la psychose.