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Quoi de nouveau sur l'origine ?
Egaña Miguel
LETTRE VOLEE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782873173593
Quoi de nouveau sur L'Origine ? L'Origine du monde est en passe de devenir, au même titre que jadis la Joconde de Léonard, une véritable icône pour l'art contemporain. La pornographie, devenue productrice inflationniste des images du sexe, constitue l'autre versant, non artistique, du stock d'images actuellement disponible. On verra donc bien souvent dans la confrontation, polémique ou non, implicite ou délibérée, de ces deux imaginaires, le lieu incertain dans lequel il conviendra de situer leur pratique. Si l'histoire du tableau de Courbet se confond avec une certaine histoire du regard masculin, histoire dans laquelle, s'il ne la clôt pas, se situe encore Marcel Duchamp, la nouveauté en ce domaine se situerait sans doute dans le renversement opéré par un certain nombre d'artistes femmes dont la démarche vise à l'appropriation, souvent charnelle, d'une représentation issue d'une mise en forme sémiotique de leur propre corps. A travers des oeuvres aussi diverses que celles de Niki de Saint-Phalle, Valie Export, Orlan, Marlene Dumas, Sarah Lucas et tant d'autres, ce qui semble visé dans cet engagement spécifique, c'est soit une mise en question polémique de tout l'agencement classique, pensé comme un dispositif de domination, soit son dépassement dans une autre mise en relation entre le masculin, le féminin, le sexe et l'art.
Présenté sous la forme d'un abécédaire, cet essai offre un parcours traversé de héros et d'héroïnes littéraires (Hermaphrodite, Alice...), de personnages conceptuels (La Forme, la Matière...), d'archétypes légendaires (la Belle au bois dormant, La Princesse au petit pois...), de figures iconographiques appartenant au registre classique (Ariane, Vénus, Endymion...), moderne (Marthe l'indolente, Kiki de Montparnasse, Marie-Thérèse Walter...) et contemporain (Sophie Calle, Tracey Emin, Michael Jackson...).
Un thème court à travers ce livre et alimente son déroulement, ses méandres : l'opposition entre la bêtise et l'esprit. Une figure lui sert de support, celle de Marcel Duchamp. L'origine de cette aventure conceptuelle se trouve dans l'opposition entre deux formules : le premier énoncé est la désormais fameuse proposition duchampienne, ce verdict asséné à toute l'histoire de la peinture et à toutes les cohortes de peintres qui l'ont précédé : "bête comme un peintre". La seconde, moins célèbre, est un éloge prononcé par une autre grande figure, André Breton, gratifiant l'inventeur du ready-made du titre "d'homme le plus intelligent de la première moitié du siècle". Ce raccourci saisissant pourrait se lire comme une sorte d'allégorie du destin occidental de l'art lui-même et de son éternelle oscillation entre les deux pôles antagonistes. Ce qui est proposé dans cet ouvrage, se présentant sous la forme de courtes dissertations relativement autonomes, c'est une traversée de cette problématique, à travers des figures exemplaires comme celles de l'artiste-philosophe (qui prétend mettre l'art au service de l'esprit), du philosophe-artiste (qui vise à artialiser le discours philosophique), de l'ironiste (qui se sert stratégiquement des pouvoirs de l'intelligence), de l'homme d'esprit (qui fait osciller le langage entre les deux camps), etc. Aux côtés de Marcel Duchamp, une multitude d'autres acteurs, philosophes (Platon, Schopenhauer, Hegel, Kant, Foucault), écrivains (Gautier, Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Breton, Desnos, Brisset), et bien entendu artistes (Praxitèle, Raphaël, Clesinger, Manet, Whistler, De Chirico) sont invités à entrer en scène pour interroger cette séculaire association, aussi tenace qu'arbitraire, entre l'art et la bêtise.
Résumé : De l'eau a coulé sous les ponts depuis leur amitié d'adolescents, vingt ans auparavant : Howie, le garçon renferme?, a fait fortune, alors que son cousin Danny, à qui tout semblait sourire, accumule désormais les échecs. Pourquoi Howie associe-t-il subitement son cousin a? son projet de rénovation d'un château médiéval isole? au milieu de l'Europe de l'Est ? Howie ourdirait-il une vengeance pour lui faire payer une farce imbécile qui a failli lui faire perdre la raison ? Au même moment, depuis une cellule américaine, Ray, condamné pour un crime sans nom, raconte une histoire qui relie étrangement les délits du passé et du présent. Attention : la révélation finale vous fera froid dans le dos?
Divisé en cinquante-deux courts chapitres, mimant les divisions hebdomadaires d'une révolution annuelle, ce texte, ni démonstratif ni polémique, mais résolument thématique, se propose comme un libre parcours autour du couple conceptuel centre/périphérie. Il y sera question aussi bien de Copernic que de circulation routière, de Jacques Lacan que d'Edith Piaf, sans oublier Emmanuel Levinas, Vincent Van Gogh, ou l'inévitable Marcel Duchamp. De nombreux intervenants issus de champs divers, sculpture et photographie contemporaine, danse classique, pensée phénoménologique, histoire de l'art, poésie romantique, etc., seront ainsi autoritairement convoqués, et forcés à se confronter et à dialoguer au-delà de leurs territoires respectifs. Toutes ses rencontres, aussi inévitables que fortuites, et qu'on espère productives de sens, se donnent pour but l'élaboration d'un nouveau concept, censé traduire l'irréversible dérive de la pensée et des pratiques contemporaines, leur inéluctable déterritorialisation. Cette notion nouvelle, construite grâce à l'intervention de ces multiples personnages conceptuels, nous l'appellerons le périphérisme.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.