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L'invention de la psychanalyse / Freud, Rank, Ferenczi
Eduardo Prado de Oliveira Luiz
CAMPAGNE PREM
27,00 €
Épuisé
EAN :9782372060011
Freud a-t-il eu des précurseurs ? Sans doute. Mais lesquels ? Les auteurs de confessions, tel saint Augustin, de mémoires tel Montaigne, et ceux qui, tout au long du XIXe siècle, ont étudié les rêves ? Mais qui penserait à Kant ou au B'nai B'rith ? Dans le champ analytique proprement dit, ce sont surtout ses contemporains que l'on retient, car la psychanalyse est, et a été, une entreprise collective. La clinique et la pensée théorique de Freud ne sont donc pas isolées, mais liées à ceux qui ont accompagné cette aventure, de Vienne à Budapest, de Paris à Londres, de New York à Boston. Luiz Eduardo Prado de Oliveira retrace cette généalogie en s'appuyant sur deux axes qui ont fédéré les uns, fâché les autres : l'auto-analyse et l'analyse mutuelle. Comment Freud a-t-il apprécié, critiqué, voire intégré les expériences, les pratiques et les théories développées par ses proches, notamment par Otto Rank et Sándor Ferenczi, ces deux figures majeures de la psychanalyse naissante ?
Résumé : A l'occasion de son exposition "Dans le respect des traditions", à la Fondation Maeght, ce livre-catalogue présente un grand nombre de peintures, dessins, sculptures ainsi que des photographies d'archives et un choix de ses écrits introuvables ou inédits. Il est accompagné d'une présentation d'Adrien Maeght et de trois essais de Fabienne Di Rocco, Olivier Kaeppelin et Daniel Rondeau. Dans cet ouvrage, Eduardo Arroyo se révèle, plus que jamais, un artiste et un écrivain. Héritier de Francis Picabia, il joue avec la pensée, les formes, les images, les fictions qu'il compose. Il interroge la grande Histoire comme l'histoire de l'art, la politique comme l'esthétique. Son oeuvre nous emporte dans des narrations paradoxales et aventureuses. Auteur de scénographies et de décors, notamment pour son ami le dramaturge Klaus Michael Griiber, il crée également sur la toile de véritables scènes picturales où nous côtoyons James Joyce, Ferdinand Hodler, Winston Churchill, Van Gogh aussi bien que des espions, des essaims de mouches, des boxeurs ainsi qu'un vieux picador traversant les paysages d'Espagne. Observateur ironique des sociétés et des hommes, il démontre dans cette exposition et ce catalogue, suivant les mots de Walter Benjamin que "l'oeuvre d'art est, par essence, antihistorique. L'artiste dépend de lui seul. Il ne promet rien d'autre aux siècles à venir que ses propres oeuvres".
Prado de Oliveira Luiz Eduardo ; Vila Marie-Christ
Même s'ils ont en commun un certain nombre de sources écrites, Freud et Schreber n'en font pas moins une lecture différente. L'intérêt de Freud envers le texte du "merveilleux Schreber", que "l'on aurait dû faire professeur de psychiatrie ou directeur d'asile" comme l'écrit Freud à Jung, fonde le nôtre. Pour Freud, le délire possède un noyau de vérité, ce que confirme l'expérience clinique. Et nous pourrions ajouter que la vérité comporte un noyau délirant. Dans cet ouvrage, l'auteur ne propose pas une relecture des Mémoires d'un névropathe et de leurs sources écrites. Il nous invite à une lecture nouvelle des rapports de la psychose et de la psychanalyse à travers des textes littéraires sur lesquels Schreber appuie son délire et Freud son interprétation. En effet, comprendre les mécanismes de désorganisation de la pensée éclaire ses modes d'organisation eux-mêmes. Cette compréhension permet de saisir, alors, les dérives, possiblement délirantes, de toute théorie comme de toute interprétation.
La question posée au départ de cette réflexion porte sur la contradiction et l'écart entre l'effort pour partager une pensée commune à un groupe et celui pour rester sensible aux singularités de chaque patient ; elle porte aussi sur l'écart entre l'homogénéisation que l'institution et la formation analytiques imposent comme idéal et le développement d'une pensée ouverte en permanence à l'imprévisible et à la surprise. L'expérience permet d'apporter une réponse. Tant qu'un analyste est incrusté dans une institution ou dans une théorie, sa tendance est d'en imposer à ses patients son idéologie propre, de manière à parfaire sa propre identité en tant qu'analyste. Dans ce sens, l'institution censée protéger et transmettre l'analyse est aussi sa pire ennemie. Et son pire ennemi, dans la mesure où il a souhaité l'institutionnalisation de sa pensée, a été Sigmund Freud.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.
L'éducation est un instrument indispensable pour former l'enfant et le préparer à la vie d'adulte ; elle est aussi une arme puissante pour réduire les inégalités et changer le monde. C'est ainsi que l'ont comprise les pionniers arrivés en Palestine au début du XXe siècle, lorsqu'ils ont fondé les kibboutz, collectivités agricoles, socialistes et juives, créées dès 1910. Etrange croisement en effet que cette rencontre des idées marxistes issues de l'Europe de l'Est et du mouvement sioniste ! Elle donna lieu à des expériences d'éducation collective d'une grande inventivité, notamment avec les enfants nés au kibboutz du Hashomer Hatza'ir, et dans lesquelles la psychanalyse joua un rôle central, bien que controversé. Abondamment commentée, cette histoire-là est néanmoins peu connue. Guido Liebermann qui a vécu, adolescent, dans un kibboutz, nous en livre un récit vivant, et analyse les apports de la psychanalyse freudienne à la pédagogie moderne et à l'éducation, sujet plus que jamais d'actualité. Au cours de ses recherches, l'auteur a pu consulter un grand nombre d'archives, et rencontrer les derniers témoins de cette aventure inouïe et passionnante.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.
Le transfert est l'un des concepts-clés et le ressort le plus important de la psychanalyse. C'est par lui que l'inconscient s'implique dans la cure. Sa mise au jour et son élaboration théorique reviennent incontestablement à Freud. Sans transfert, allié irréductible et rebelle, l'analyse est impossible. Freud ne cesse de le rappeler et de le redécouvrir, mais, précise-t-il, "il bouleverse tous les calculs" et "doit être deviné". Dans cet ouvrage, Catherine Muller analyse la confrontation de Freud à l'inconscient dans le surgissement du transfert au fil de sa clinique. Ce concept s'y révèle avec clarté, et dévoile les paradoxes avec lesquels s'est construite la rationalité freudienne. Cette étude, originale et inédite, met en lumière la nécessité d'une présence d'énigme qui tient à l'inconscient lui-même.