Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Propédeutique à l'anthropologie sociale et culturelle
Edjenguèlè Mbonji ; Edongo Ntede Pierre François
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782343123455
Propédeutique à l'anthropologie sociale et culturelle est un condensé de cours et de données essentielles, s'inspirant des enseignements des auteurs. Ce n'est pas un abécédaire aux répétitions incantatoires, mais un guide facilitateur du savoir anthropologique, rédigé dans une langue claire et concrète, accessible aux jeunes esprits. L'ouvrage n'a pas la prétention de remplacer l'assistance et la participation au cours, il les prépare. Sa seule prétention est celle d'introduire progressivement les jeunes aux lisières de l'univers anthropologique. Cet ouvrage réaffirme que la notion de culture constitue, sans aucun doute, le concept fondamental de l'anthropologie. Chaque culture est singulière et apprend à ses membres un ensemble de modèles et de pratiques originales propres à faciliter leur intégration dans la vie. Ils acquièrent ainsi, grâce à l'enculturation, la faculté de résoudre les problèmes quotidiens, car, à chaque société, son univers mental.
Voici une étude ethno-anthropologique de la dimension éducative de la punition : l'argument central est que l'éducation étant une activité culturelle, la sanction doit être comprise comme un aspect de la culture. L'acte de punir est un " fait social ", révélateur du système des valeurs des membres d'une société donnée. Autrement dit, les significations culturelles orientent la sanction, en accord avec les valeurs culturelles dominantes. A partir d'une méthode essentiellement ethnographique et d'un paradigme d'intelligibilité fonctionnaliste, l'auteur aboutit aux résultats qui dévoilent en filigrane que tout système éducatif renvoie souvent à la vision et à la conception de l'homme et des valeurs de sa communauté. Ainsi, les sanctions doivent refléter l'éthos culturel. Celles de l'école moderne apparaissent à l'auteur comme favorisant la remise en question de l'autorité des enseignants et en décalage avec le profil d'homme exigé par les socioculturel du pays. L'étude comparative des moyens d'éducation montre à quel point les systèmes sont tributaires des modalités de construction de la personnalité humaine, des structures sociales ou culturelles et des valeurs profondes qui l'animent. L'étude des sanctions apparaît comme un analyseur pertinent du système éducatif. Les recherches sont ainsi fondées sur la proposition que si la culture crée la pédagogie, les sanctions éducatives devraient refléter la dynamique culturelle, en prenant en compte les changements sociaux actuels, sans pour autant définitivement tourner le dos aux particularismes culturels qui sont notre spécificité.
Peuple longtemps resté à la marge des recherches scientifiques au Cameroun, les Tikar dans le haut et moyen Mbam, font l'objet d'une sollicitude particulière de la part des spécialistes des sciences sociales depuis bientôt une décennie. Après les premières explorations de terrain, bien que menées de manière sporadique, il est apparu opportun de faire le point sur les premiers résultats obtenus et commencer à dissiper le nuage qui enveloppait, jusque-là, la vie sociale globale du peuple Tikar. Des jalons ont donc été plantés dans chacun des champs explorés qui suscitent de nouvelles questions scientifiques et ouvrent des perspectives de recherche intéressantes sur les dynamiques historiques, sociales et culturelles chez les Tikar depuis la formation des premières chefferies jusqu'à nos jours.
Le phénomène de la violence scolaire est devenu récurrent dans les établissements scolaires camerounais. Il est perçu socialement comme une menace à l'ordre scolaire et à l'ordre public. C'est une réaction significative des inégalités. L'ambition de cet ouvrage est d'élucider la violence scolaire. Le champ éducatif à lui seul ne permettant pas d'apporter les réponses souhaitées face à cette forme de violence, une approche anthropologique est apparue nécessaire.
Abouna Paul ; Fame Ndongo Jacques ; Edjenguèlè Mbo
Pris "à fleur de langage", le terme culture induit de nombreuses connotations. Qui pénètre son sens découvre qu'il évoque la ville et son évolution, les grandes agglomérations, et le progrès. La culture allègue les savoirs, les technologies, l'industrie, le numérique, aussi bien que leurs menaces ; elle désigne tout ce qui provient de la tradition extérieure. Elle est fille de l'éducation. Une telle définition suscite d'abondantes interrogations : qu'est-ce qui préexiste à la culture ? Qu'est-ce qui lui est postérieur ? La culture de l'homme ou encore la satisfaction de ses besoins est-elle envisageable au-delà de Dieu, cette force qui régit et régule l'ensemble des manifestations de l'Univers et dont la culture est elle-même une portion ? La culture est-elle possible au-delà d'elle-même ? Qui peut l'imaginer ? Quelle érudition peut en formuler le concept ? Une telle idée est-elle indispensable ? Enfin, y a-t-il une limite de la culture ou appartient-elle à l'ordre de l'infini ? Plus scientifiquement, la culture relève-t-elle de l'atemporalité, ce que Platon, dans le magnifique passage qui conclut le Timée, nomme l'immortalité, et qui renvoie à ce qu'il appelle le toujours du temps, dont le nom classique est l'éternité ? Cet ouvrage éclaire toutes ces contradictions et bien d'autres encore.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.